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ulïïueiils supérieurs ilu Tijîrt', qu'ils eurent affaire à lui pour lu première fuis. ■ Il > avai! la. dit Xcnuphim, des Arméniens, dos Mvfidiniii'ns <'t des Ctinldéens à la suide d'nronlns et d'Arlaque. On iinuB dit ijiii' ces f.tialdceiis riaient un peuple libre et belliqueux. Ils avaient pour urines île grands boucliers d'osier et des piques. ■ Outre lesQialilrcns propremenls dits, 1rs Grecs renronlrrrent aussi
d'autres peuplades dr même uriiiior. sons le n do Cbalybrs. ipii.
selon Strabon, avait été commun dans le principe ù loua les Chalderns, et i|ni est sans <li)ule II' nièuie que celui d'Alybrs. Tiioiilioime par Homère parmi les eaatiiiwiils de l'Asie .Miueuiv, Gomme les
défilé qui donnait ouverture sur la mer Nuire. ■ Mu lit. dil l'historien, cinquante pu rusantes eu sept jours, à travers le pays des Chahbcs, eU'oneu vint aux mains avec le peuple le plus belliqueux que l'année ail vu sur sou passade. Avec un petit sabre ,i la l.aeédeiuouieune qu'ils portaient à la ceinture, ils éxotgL- aient les prisonniers qu'ils pouvaient luire, leur coupaient la téle et l'emportaient on triomphe. ■ Au delà de Cernsunle, de nouvelles tribus de Gbnkijes se monlrorrul encore ; mais celles-ci ii'elaieni plus indépendantes : elles étaient séparées des premières par les Sb'svriques.
il nous les dépeint comme un peuple à demi-barbare, parlinulierement lié avec, celai de la l'élite Arménie et onlinairemenl soumis au même nouvriiement. Ils avaient fait partie des étals de Mithridatc, à qui ils avaient été cédés par leur roi Anlipater; cl, à l'époque de Strabon. ils formaient, de concert avec, les autres pnpulalions du littoral, depuis lu Cololiide jusqu'à la Papbla^onie . tin état indépeudanl, gouverné par nue reine nommée i'ylbodoris. béritièreile son époux nomme l'olémon. et mère du roi de la Grande Arménie. Ces noms, taut à (aitdiffcreiits des types babyloniens, et empruntés aux I lires, Pirmoul un détail qu'il n'est pas inutile de remarquer.
Ce n'est pas seulement par leur position dans le sein de ces montagnes, que 1rs tribus clialileeimes se trouvaient eiif;afîées avec
CHALDÉENS. 181 1rs | m pillai Mi:is ji i>h-ii[^-^ li ii Pout l't (Ir l'Ami en ie ; cl 1rs leur et a ici il liëes par leurs habitudes. Xénoplion. rians la r.yroiicdie, sniisiles événements liclifs, a consigne, ;'i cet i''«ai'rl, ries témoignages intéressants. Cyrus. arrive en Arménie, conçoit le projet rie réduire les niinlrli'i'iis, itnnt les perpétuelles incursions désolent tu plaine : il
iin'ini' do leurs 11 Indues; sur i]uui, 1rs tribus effrayées lui
sujets ï — Oui. mais avec la certitude qu'on ne nous ferait point d'injustice. — Et loi, roi d'Arménie, voudrais-tu qu'ils cultivassent chez toi les lerres incultes en le payant les impôts ordinaires? — Je donnerais lieaucoup, répond le roi, pour favoriser ce projet, car mes revenus eu recevraient un grand accroissement. ■ Cyrus décide alors que, pour ne donner avantage à aucun des deux peuples sur l'autre, ce seraient les lieues, comme amis de tous deux, qui seraient chargés de garder la forteresse, i Ou convint que celait, en etTet. le seul moyen de rendre la pais durable: puis, les deuv peuples se jnrei'i'iit loi î mit m 'Ile. ;" ( la r lilii m qu'ils seraient indépendants l'un de l'autre, qu'ils s'ailicroicnt entre eux par ries mariages, qu'ils jouiraient en commun ries pâturages et ries terres lahniiraliles. riiliu que, si l'un venait à être allaqui', l'autre Un l , o , .n , nii , ;iil des Irnuprs. Ainsi lui conclu, entre les Giuhlrcns el le roi d'Arménie, ce traité qui subsiste encore. >
L'inlimilë d'une telle alliance, fondée sur le partage du sol, sur la réciprocité ries mariages, sur ta l onimunaulé île la défense,
montre assez qu'il ne s'agissait point, dans l'esprit rie l'auteur, de races riilferenles, mais bien de tribus rie même sang et de même langue, qui n'avaient été qu'accirienlellenienl excitées l'une contre
l'aulre. On sent la même famille, en même temps qu'on aperçoit
l'ouvres, enclins aux batailles, vraisemblablement trop nombreux relativement aux produits de leurs montagnes, obliges par conséquent d'aller eliorcber des ressources bois rie chez eux, ces l'.lialrieeiis luisaient à peu prés le même métier qu'oui fait longtemps les cantons suisses. Ils formaient des lunules mercenaires qui allaient se mettre au service ries monarchies qui les entou-
raient, cl ilaas lesrj ni ri Li-^ la rirliossc st.: renconli'ail plus communi'nii'iil ijiii' l'esprit militaire. Du trimviiit des rm-ps d'année de celte naliun f,'«""fi'ii'i'i: ji]si[in.' iluns l'Inde. ■ Ces Chaldoens, dit Nouuplion, passent pour 1rs hommes les plus belliqueux de ces coulrccs. Propres à la \ ie militaire t'1 peu fortunes, car leurs monlumios simt généra Icmonl slérilos. ils se mollenl volontiers à la solde do qaicuiiqiio a besoin de leurs services. • Dans In rrpas donné à l'occasion du trailé avec 1rs Mèdes cl les Arméniens. <■<■ delail «V imeurs, si i i] l [si~.r( ;i ut par ses ciinsi iiin-in'rs. esl mis itr nouveau en avant par l'historien. • Pendant le repas, un des OialiliviiS si. 1 prit à dire qu'à lu venir. l'alliance clail nuri'alili- à la iiirijurili' dr la nalion ; mais qu'il y avait ili'S Clialdeens que I habiUulo do pillage et du mrlier (1rs armes rendaient inhabiles aux travaux de l'agriculture. Ils n'ont d'autre occupation que de piller leurs vnisins el de se mettre tantôt à la solde du roi des Indes, car il possède de ^rainls trésors. I an tôt a la solde du roi des Hëdes. — Eti hien, reprit Cyrus. que no viennent-ils avec nous? ils ii'aurotil nulle port une meilleure solde. ■ — Les Cliahleens y eousenlent, el le jeune prince lève immédiatement parmi eux un corps de quatre mille hum mus, qui prend la Iclc de l'année.
On ne sait rien des circonstances qui ont amené le régne des Chaldcens à Babylonc. Dès la haiilc antiquité, celle ville se présente comme le io\er principal des vieillie eivilisalions du Slidi iliins li 1 bas du Tigre et de l'Euphrale. Duand le royaume d'Assyrie si' coiisliluo, Hnhylono ; vraisemblable ut conquise, se subordonna à .Ninive. Aussi csl-cc avec les rois d'Assyrie que la Judée se trouve d'abord aux prises. Ce sont eux qui opèrent le transport dans l'intérieur do l'Asie des tribus qui avaient formé le royaume d'Israël. Ils viennent menacer du même sort Jérusalem, mais ils échouent, et c'osl a ce moment même que l'on voit reparaître, dans les annales de In Juileo. la grande cilo de Halij lanc dégagée lie l'Assyrie el agissant dans sou indépendance. Iltlle capitale a de nouveau des rois, el ces rois, selon ions les témoignages de l'antiquité, portent le nom île Chaldéens.
Comment les ChaluVens se Imnvenl-ils ainsi à Babylonc? Les
C11ALDÉENS.
suppositions ne manquent pas. On peut imaginer qu'ils y sont par suilc de quelqu'une de ces rlôpnrEnt L<ms on niasse qui étaient dans les habitudes dos souverains de N'inive. Un on se rappelle le discours des envoyés de Scnnnchérib aux habitanls de Jérusalem :
■ Voici ce que vous dit le roi des Assyriens : agissez avec moi selon votre intérêt et rendez-vous à moi ; et chacun pourra manger de sa vigne et de son figuier, et boire de sa citerne, jusqu'à ce que je vienne et que je vous emmène dans un pays qui est sonililaldc vu votre, un pays ri clic et fertile en vin, une terre de vignobles et île froment, d'oliviers, d'huile, de miel; vous aurez la vie sauve et
disant : — Le Seigneur nous délivrera. — Est-ce que les dieux des antres nations ont délivre leur pays de ia main du roi des Assyriens ? m Peut-être les ChaMeeim étaient-ils une de ces nations qui n'avaient pu se préserver: engagés île pluii près que [es Hébreux dans le cercle de Ninive, il était naturel que les Assyriens eussent cherché à triompher également de leurs instincts d'indépendance en les enlevant en masse à leur territoire licrcdi taire, l'ent-élre aussi le déplacement dont il s'agit avait-il pour origine quelque colonie militaire issue de ces corps stipendies que tes grandes monarchies asiatiques avaient coutume de lever chez les Chaldéens. Peut-être enlln, des essaims do Chaldèens avaient-ils émigré d'eux-mêmes vers le Bns-Euphrale comme ceux d'Abraham vers le Jourdain, et s'y l'taieal-ils constitues sous l'autorité de l'Assyrie. Sans avoir besoin de s'arrêter à aucune de ces hypothèses, il suffit d'entrevoir l'essentiel, à savoir que la puissance chaldoenne n'avait pas à Babjlone le caractère d'une puissance auluehluiie et qu'elle y avait pris pied, au milieu des anciennes populations, par l'intermédiaire des Assyriens. C'est ce dont il existe, indépendamment de ce qui se laisse pressenti-, un témoignage fbnuel dans lsaie : • Voici, dit le prophète, la terre des Chaliieeus. Ce peuple n'existait pas. Assur l'a l'onde avec des peuplades nomades. » Et ce témoignage, touchant la nouveauté de la puissance ehaldéennc, se concilie sans peine avec ce que'Joromhi nous dit au contraire de leur ancienneté:
■ J'amènerai contre vous une nation qui vient de loin, une nation robuste, une nation ancienne, une nation dent vous ignorerez la langue; • l'un des deux prophètes prend cette nation au midi, et l'autre, au nord. C'est n peu près uiusi qn au vi» siècle, en parlant des francs, un aurait pu dire également : un peuple nouveau que Home a tonde, ou une nation ancienne venue de loin, l'histoire de
!Kl ESPRIT DE LA GAULE,
celle race belliqueuse si: [nui v;ml line aussi à deux territoires différents : l'un septentrional, d'où elleélait issue; l'autre luéridiunal, où elle s'était implantée.
Voilà pour l'établissement duos le cercle du Bas-Euphrate : i[uanl ii 1'iiulepemlance. il. semble assez naturel <lt- l'attribaer à une révolte militaire.
Mais a quelle h'[K)i|(n; au jusle reuionlerail-ellc ? (l'est ce qu'on ne sait pas. Quelques savants, à l'exemple île Gcscnius, vculciil ijue. tous les mis de llabyloue, portes sur la liste de Plulcuiéc, aient été des rois chaldëcns. Le règne des Chaldéens commencerait donc vers le milieu du vur siècle el se continuerait, sauf les péripéties de la lutle avec l'Assyrie, pondant environ deux cents nus, jusqu'à lit prise île llabyloue par les Perses. Mais il n'y a de eerlilude complète, à cet ogurd. que pour Nalmptdassar. dont l'nvene-
.Naliiielii'iluuiisiii'. plus l'xtu'teiiiciit Nebnchadmissar. est nommé, dans Esdras, Nnbudiadnussar le Oialdeen , roi de Babylone comme on dirait, dans l'histoire moderne, Guillaume le .Normand, roi d'Angleterre.
Qu'antérieurement à Nabopulassar, il y ail eu toul au moins des tentatives d'indépendance de la part des Chaldéens, c'est à quoi l'on peut trouver quelque vraisemblance. Ainsi , un fragment de Bérose parait nous indiquer, au temps mémo de Senti h clie rit), un mouvement de celle nature. Le vice-roi assyrien est tué par un certain Merodach, qui s'empare de la royauté de Babylone; celui-ci est tue, il son tour, par un compétiteur qui Huit par être vaincu par Sennochérih, et Dabylone relnmlie sous la joug de l'Assyrie. Ce Mérodnch est-il un chef clialdéen? On ne saurai! l'assurer, [nais il est peul-etre permis de le nmjirliu'er en voyant qu'il parle le même nom que le (Ils même de Néliudiailimssar. Evil-Mérodach.
Quoi qu'il en soit, il esl remarquable de voir ce souverain se témoigner iinnied ialemenl dans l'ii isluiiT des Helireuv, el suo^ une l'orme iuaccoulumée. Le roi Ézochins avait été atleinl de la pesle. ii laquelle l'armée de Seimnclierib avait succombe, el Jlerodaeb lui envoie îles ambassadeurs p,.iur s'informer de sa santé el nouer avec lui des relations amicales. Ce n'est pas là un fait isolé. Malgré la grande mesure, si fameuse dans l'histoire sous le nom de Captivité de Babyloue, on relrouve quelque chose île ce même espril
CHALDÉENS
dans la suite des relations des Chnhlérns et des Juifs. Ainsi, quand
l'Kgvple. e 1 1 - 1 i-J t • •"■ i - lin ilcvrluppeiiienl tli.' I:i puissance des Châtieras,
si' porte ronlrc eux sur ITàiplirutr, qui se jette immédiatement en avant, contre le Pharaon, pour ies rouvrir 1 Le pieuv roi Jo&ias, combat héroïquement pour eux et meurt pour eux. Son llls expie, plus durement encore, son attachement à leur alliance, et va périr eu Egypte dans In captivité. Toujours 1rs rois lldèles à Jéhovah inclinent vers 1rs Chaldéens, et toujours Ira roi* idiilalrrs vers l-Égyple.
Ce serait tomber sans doute dans l'exagération que de faire des pmplu-les les jiinis des Gialderiis; mais, du moins, les Cliuldeeus sont-ils loin de leur inspirer l'horreur et le mépris dont ils su tiiniltrc.nl runsla aiment remplis ronl re 1rs religions rte l'Kgyptrrl de
du nord, etc. i El cependant, il est évident que la Judée est entraînée dans la délai te du Pharaon, qui était alors son allie; mais la Judée, souillée parce contact, ne mérite plus que la colère divine, et Jébovah, qui charge les Chnlilrrns dé sa vengeance, va jusqu'à nommer leur roi, par la hnuchc de son prophète, son serviteur: ■ Puisque vous n'avez pas écouté nia parole, voici que j'enverrai et que je réunirai contre vous les races du Nord, dit le Scignrnr. r.l Nnhurhndnassar, roi de Haliylone, mon serviteur, et jr les amènerai sur cet le terré rt sur ses habitants et sur toutes, tes
nali..fi . gui I mi .urril • tii ■ ■■<■ I li< ni U in-t.n- K"tn il
fortifierai le liras du roi de Hal>} lune, rl je mellrai mon épée dans sa main. • Le roi drs Chaldéens est si bien, dans l'esprit du prophète, le serviteur de Dieu, que Jéhovah juge que ses ser vires rloivrul être payes par une ré rompe n se. i La parole du Seigneur, dit E/.rrhie.l, me l'ut adressée : Fils de l'homme. Nal>ueliailri;iss;ir. roi rte Babylone, a fait servir son armée à un grand service contre T;r, et ni lui, ni son armée, n'ont reçu Je récompense pour le service qu'ils m'ont rendu; et, ù cause de cela, voici ce i|tie dit le Seigneur Dieu : Je livrerai à Nahuchaduassar , roi de llahylotir, la terre d'Kgvpte... Ji lui ui donne la Iri'i'i: d'K^jpli- parer qu'il U travaille pour moi, dit le Seigneur Dieu. » (Ch. S'J.) Entre Tyr et l'Egypte d'un coté, et Babylone de l'autre, la préférence est assurément bien marquée.
l'Egypte est confondue ; elle a été livrée
liants. < La 11 Ile de les mains du peuple
Aussi, après lu première tiMiisjioi-LrUioii des habitants de Jérusalem :'i iialiyloue, Jcréinic. écrivant aux exilés, s'efforce- l-il, en iqqmsilinii m 11 x jinii'ioli's qui s appliquaient ii les ex ci ter, Je les disposer ii vivri' eu pais dans leur état nouveau cl mémo à prier pour In prospérité rie In ville nu sein île laquelle ils smit ve.ius vivre. ■ Cherchez In paix de la ville dans laquelle je vous ai rail émlgrer, el priez pour elle devant le Seigneur, parée que c'est dans sa paix qu'est votre paix. . La lettre, authentique ou non, adressée, dans le livre de Itnrucli, juir les déportes à leurs frères de Jérusalem, es! encore plus explicite. ■ Voici que nous vous avons envoyé île l'urgent avec It'iju.-I vous nctiëleroe.dcs holocaustes, de l'encens et îles offrandes, et vous les offrirez pour nos péchés devanl l'autel du Seigneur noire Dieu: el vous prierez pour In vie de Nabueliadnassnr, mi rie Habylnno, el pour la vie de Caltassnr, son (Ils, afin que leurs jours soient comme les jours du ciel sur la terre, et que le Soigneur nous donne la vertu, elqu'i! éclaire nos yen v, et que nous vivions sous l'ombre, de Nnbueliarinassar. roi de Duhvlone, et sous l'ombre rie Uallûssar, son Mis, et que nous les servions longtemps, el que niais soyons eu ^l'àcc devant eux. >
Dès ce premier enlévemcnl d'habitants, quoique peu considérable, la Judée n'existe plus politiquement. Ses deux derniers rois soûl rinus les prisons, l'un rie l'ËKypto, l'autre du linbylnnc, el, sous le nom de roi, que lui conserve l'histoire , son chef nc.tucl n'est en
réalité qu'un satrape ries llhald îs. C'est par eux que lui a èlé
iui[iosé. eiiiuiue marque rie sa vassalité, le nom de Sericdns. sons lequel il gouverne, et son rùle se réduit à maintenir l'ordre cl à prélever l'impôt nu prnlll de ses mailres. C'esl un pacle de sujétion el non d'alliance. Aussi la Judée esl-elle dés lors divisée eu rlrn\ parlis. d'iul l'un veut rompre re parle humiliant el l'niliro le garder. C'esl à la lele rie ce dernier que se trouvent les prophètes. Il esl doue évirien' que les prophètes redoutaient hien moins In subordination à l'.^arri des Cl i il hier -M s que la liaison river' I tCgyplo el les mitres mitions païennes rie leur voisinage: el. comme l'idolâtrie esl le sujet continuel de leurs alarmes, il fout conclure que. l'idolâtrie menaçait moins d un eôlù que de l'aulre.
Eïoehiel vn jusqu a taire rie lu rupture du parte avec les Clinldéeiis une ries émises de la eolëre de llieu contre son peuple, l.o discours qu'il Miel, ù ce sujet, dans lu bouche de Jellovah esl une sorle de résumé de !n politique de In cour de Habylotie. . Uis-lcur : Voici que le roi de lïabylnue vient à Jérusalem, el il prend le roi et
CHALDÉENS
les princes ri les emmène avec lui à linhjlone; cl il choisit un membre <li: h) race royale, et, l'astreignant par le serment, il Tait alliance avec lai', et il enlève les puissants du pays afin i|ue le royaume de.ncure soumis et ne s'emporte point , mais se conserve en Surdanl le poêle. Mais ce mi s'est mis en révolte el il a envoyé îles émissaires en Egypte nlin qu'on lui donnât des chevaux et des Iroupes. Est-ce qu'une telle eoiuluile lui réussira? est-ce qu'il demeurera sauf, celui qui a faileela et qui a violé le parti 1 '* est-ce qu'il échappera: 1 Que je ne vive point .dit le Seigneur Dieu , si, dans la ville de ce roi qui l'avait fait rai, el dont il a méprise le serment et violé l'alliance, si, chez lui, dans le milieu de Bnhvionc, il ne meurt pas !... et ceux qui se sont enfuis avec lui, et toute sa Iroupe, mourront par le glaive, el les autres seront dispersés à tous les vents; el vous saurez que c'est moi, le Seigneur, qui ai parlé. •
Dans le livre de Jérémie est gravé le souvenir de ce qu'a . soalTcrl ce prophète pour les Clialdéens. Il parle, il écrit, il agit pour eu*, cl l'on pourrait presque dire qu'il conspire pour eu*. Aussi, les patriotes le regardent-ils comme un ennemi. En vnin l'a-t-on mis en prison, pendant le siège, pour l'empêcher d'agir; du sein de sa prison, il pelure encore et parai; se la défense. « Mais Saphalins. fils de Malhan, (iiilelias, lils de l'hassur. Jacha/, lits de Selemia, l'hassur. Ills de Melcliia, entendirent les discours que Jcrémie tenait n tout le peuple, disant : « Voici ce que dit le Seigneur : IJuininque demeurera dans celle ville, mourra par le glaive, la lamine et la peste : quiconque passera aux f.tiahlecns vivra, et soi) urne sera sauve.... ■ Et les nolilcs dirent nu roi : ■ Nous te demandons que cet homme soit luis a mort, car, par ses urlillces, il brise les bras des soldats qui sont demeurés dans la ville et les bras de tout le peuple, en leur tenant de lels discours; il ne cherche pas la paix du peuple, mais son malheur. ■ Au roi qui le fait venir en secret pour le consulter, il lient le même langage, l'exhortant il s'évader el à passer aux ilialdéciis : aussi, les Clialdéens connaissaient bien le prophète pour leur ami, cl. quand la ville est prise, au milieu même de leurs transports de vengeance, les vainqueurs ne l'oublient pas. Le roi lui-même donne des ordres à son égard. ■ Mais Nnbuehadiinssar, roi de Babylone, avait recommande
sur lui, el ne lui fais uui'iiu mal. tuais fais au ronti-oii'e lent ce qu'il voudra. ■ Gm formé me ni a cet ordre, te général chnlriéen le met en
ESPRIT t)E LA GABLE.
liberté ri lui l ion t le iiisc"»ui*s qm- voici : ■ Jel'ai délivre îles clininos •I ii! liiiionl les mains; s'il le plail (le venir avec moi h Uahyhine.
resic ici : tout le poys esl devant loi; comme tu auras choisi, el oit il le conviendra d'aller, vas-y. ■ Il l'engage alors à se liver auprès du nouveau gouverneur choisi |>iir les Chalrteous. suus doute nlln rte le soulenir par sou nulonle momie, et, «prés lui avoir donné îles vivres ol îles présents, il le laisse à ses compatriotes.
Il s'en fallait en effet de beaucoup que la Judée eut élé traitée par les Chaldéens comme l ovait été par les Assyriens lo royaume d'Isruol. Au Mou d'enlever toute la population. ils sciaient bornés à frapper l'nrislnoralie cl la capitale, île manière à mettre le pays hors d'ctol île continuer ses ligues avec IT.gvple. Ils n'avaient dono fait ou f! finit ï vo que ee que souhaitaient les partisans do Je ho va h,
a lo trahir. Aussi, osl-il bien remarquable de los voir eux-mêmes se poser non point comme los contempteurs rte eo Dieu, mois connue si 'S wols. Lest ci 1 qu'evprinie tivn-liiiii le ;e' lierai eh y ideeii
dans son entrevue avec Jércmie : ■ Le Seigneur voire Dieu, dil-il. a prononce le malheur sur votre ville, et il l'a amené: cl le Seigneur a agi comme il l'avait dit, parte que vousavîez péclié envers lui; ot vous n'aviez pas écoule sa voix, ot sa parole s'est réalisée contre vous. ■ (Jér., ch. 40.)
l'il i (-.■ | ■ I ■■■■ m" 1" lin |" ■■ e | '■. i| ■!
pour but le maintien el le développement du principe de l'unité do Dieu, il est évident que ceux qui se proposaient, avant tout, do 1'ouipérher d'élrc eulrainee hors de colle voie, riaient, ou fond,
l'ail ijriind euraoleiv des prophètes. La vitnlilé religion si 1 elail, pour eux. bien au-ilessus île lu vitalité politique: el, si la ligne do conduite que ce sentiment leur avait l'ail adopter avait besoin d'être jusliliee, elle le serait sans peine pur la comparaison de l'histoire morale île l'émigration égyptienne el rte icmigrulion babylonien no.
Bien qui; les Chaldéens eusseiil pris toutes les mesures nécessaire.s pour pocilier el se concilier lu masse du peuple laissée paiera dans ses foyers, et qu'ils l'eussent mémo enrichie par In distribution des terres qui uvuient appartenu à l'arisloeralie. le parli
la population ;i [ijiss.T sur lu I.tiv des Plumions. Op. voici iv rgm:
laienl aux instaures de Jereuiie ces émigrés : • Lediscours que
tu nous as ail irise au nom du Seigneur, nous lie l'écnutcruiis pas. .Mais mais suivrons les paroles qui snili-iit de uns propres biiurlies. et nous sacrifierons à la reine du Ciel !■! nous lui offrirons nos libations, ainsi que nous avions coutume de In faim, et nous, et nos pères el nos rois el nos seigneurs, dans la ville de Juda et sur les places de Jérusalem; et, dans ce temps- là. nous riions rassasies «li pain, nous (■lions heureux, nous n'avions pas vu le ma!; mais, depuis que nous uviins cessé île sacrifier a la reine du Ciel et de lui offrir lies lilialinns. nous manquons (ir tout et nous sommes Consumés par la famine cl par le glaive. ■
Jérémio continuait de les menacer, au nom île Dieu, de J'épée de Nnhiichadiiassar, ■ sou serviteur. ■ qu'il présentait cnmmi: appelé a remplir eu Ëgyple re même rôle d'iennoelaste dont les Perses, successeurs des Chnldecns, devaient bientôt s'acquitter d'une manière plus éclatante encore. • La terre d'Egypte sera enveloppée par lui cunune un pasteur dans un manteau, et il en sortira cil paix et il brisera lesslataesdc la maison du Soleil qui sunt sur la terre d'Egypte, et il brillera les temples des dieux de l'Egypte... Il n'y aura qu'un pelit nombre d'entre vous r;ui ecbnppomnt à son jdnive el qui retourneront de la terre il"K^v|,te sur lu lèvre de Juda;
Hgyple pouvait devenir de veau profitable au génie hébraïque.
Il lai fallait pour cela, non plus le foyer désormais il en mi pose des Pharaons, innis celui de la liréee, Iransporté. par Alexandre sur cette lerre antique.
Quant à lViui[;ralii>n lialiylouienue, on sait combien sa destinée est diirereiile. (1 imposée eu majeure partie de gens riches, omis des jouissances, et plus [mites jusqu'alors aux adorations du paganisme qu'au culte sévère de Jehovah, elle se transforme peu à peu, les yeux tournés vers In patrie absente, el c'est par elle nue la Judée arrive a snn aehcveuiunl . Les Juifs, au jour un la pn-mission leur
tout autre qu'auparavant. Non-seulement ils sunt animés d'un patriotisme plus profond, d'une dévotion plus intense, mais ils ont,