NUSIA ET LES GAULOIS
qu'il n'es! pas possible d'atteindre anc-.inr-iueiit il la cn;,'n<>issaiic.e de la divinité, sinon pur le moyen de l'eulclidonieul. ■ iPlulurqiie. vie de A'mmb.'i Dion Cassius, au sujet (te ces inslitiilious si opposées il eiOles i|iii prirent cours plus Uini, fait une réflexion qui entre très- juste ment dans leur esprit. . La plupart des hommes, dit-il, nii'prin'iil 1rs rlinsi'S qui se rapprochent i J ■ ■ leur nature nu qui snnl sans cesse auprès d'ein, paire <|u ils ne les l'niieiil aii-dej.sus île [i- 1 1 1- propre mérite. Ail ciiiil nii re . ils montrent une crainte n!i-
dc leur ikiIiuv. paraisseiil ainsi avnir u ne [îramlc supériorité. ■ Ce sont là 4es principes <|in conviennent luu! aillant a u u il isuple des druides, qu'à un disciple de Pytlmgore .
résumaient, pour eux.' sous le nom du Nuuui, u'ctaicul pas nu l.iii isole. Ils comprenaient r|if elles devaient provenir d'une tradition, el il était asseï naturel que, dans l'incertitude de leur savoir, ils eussent donné la préférence a celle de lu (irece. et plus particulièrement ù «'Ile de Pythagore , dont le spiritualisme était reste si retentissant. Mais une opinion plus conforme à la vraisemblance historique avait cours chez eux cKalement. Nuina, selon les partisans de cette opinion, aurait ete tout simplement un disciple des Ijarbares. ■Encore que l'opinion commune, dit Pluturque, soit que Nuuiu ail este disciple et luiiiilicr amy du philosophe l'ythagoras. il y en a néanmoins qui veulent dire qu'il n eust oucques cu-uoissunec des lettres et disciplines grecques, sousleiuint qu'il est bien possible qu'il ail este si bien ne et si parfaitement composé lï tonte vertu qu'il n'ait eu aucun besoiugde inaistre; et, encore qu'il en eust eu hesoilig, il'- aiiuent micuk attribuer l'hunneur de l'iiislilution de ce roy ù quelque barbare qui fust plus excellent que Pythagoras. . (ftid.)
C'est le barbare dont il est ici question, qui aurait ete ee Pythagorc, plus ancien que celui des tirées, dont il nous est reste trace dans Deuys d'Halycaniassc. l'eul-etrc . sans attacher toutelois ù cille ehuioiogie plus de valeur qu'il ne convient, csl-ce le eos de remarquer que le nom de Pythagoras a des racines tout à fail significatives dans les langues eeUii|iics, Pyth-ugorw , ainsi qu'on I n fait observer des li s premiers temps des éludes celtiques, signifie moiulr-oMcrt, el c'est bien là. en elfet, le caracléii! de la philosophie de Pythagore. Ce grand nom ne serait-il doue qu'un surnom, ou même , ceiil'ormément à ee qu'indique Ucnys d Ilaly-
ESPRIT DE LA pAULH.
cnrnosso, qu'un nom d'adoption, emprunte par le philosophe grec à la tradition avec laquelle il contractait alliance?
Au lieu de faire venir de l'école de Pjthagore le monarque donne a Home par les Sabins, ce qui non-seulement est contraire ù la chronologie comme à la vraisemblance, mais ne suffit même pas pour rendre pleine raison de son caractère , il est hien plus naturel de chercher son origine parmi ces peuplades ombriennes <[ue la Gaule cisalpine avait jelees jusque dans les montagnes des Sahins. Ces peuples devaient bien rentrer, nus yeux des Grecs, dnns leur catégorie générale des barbares, et ils n'avalent pu manquer de faire sentir dans leurs alentours, et notamment chez les Sahins. l'ascendant des idées dont ils riaient dépositaires. Nuina n'aurait donc été qu'un de leurs iininhivux disciples, dont le nom, par l'effet des cil-constances, se sérail paclicnliercineill gravé dans
Que les Ombres appartinssent à la famille gauloise, leur nom même, à défaut d'autres témoignages, serait une preuve suffisante de cette généalogie. Mais l'Italie n'nvail pas oublié celte origine, t LesOinhres. dit Isidore de Seville. d'après Sulin et Servius, peuple d'Italie, mais descendant des anciens Gaulois, i Le seboliaste de l.veoplirnii les nomme de même: t race de Gaulois. » Établis dans les hautes vallées de l'Ombrcne. limitrophes de celles de la Sabine, mêlés même, par des engagements intimes, avec les populations indigènes, comme il arrivait assez généralement dans les in vasiniis celtiques, les Ombres, jusi|u a leur absorption par les races qui s'étaient développées avant eux en Italie, dilrent infailliblement exercer sur celles-ci, au moins dans leurs alentours, une fiction originale ; et, s'il a fallu un espnl étranger à la nalion des Sahins. comme l'indiquent tous les historiens, pour former Numa
avènement, il est certain qu'il n'y a pas besoin de chercher cet insUlineuc ii 11 1 ro part que parmi les philosophes gaulois de son voisinage.