‹ L'ésprit de la GauleChapitre 35 sur 58 · CULTE DE L'INVISIBLE · texte numérisé non relu

CULTE DE L'INVISIBLE

si admirable que l'eût rendu l'art hellénique sous celle expression matérielle. Ils ne se |nTin r-tt :i ii-ni que leurs viens chênes, qui, tout en (luTiiiiiiit ajdc A leurs pensées dans l'iiilaiii 1 ton et la prière, ne leur faisaient euuiïr aucun risque de donnèrent' ligure à l'élre qui n'en a point, et que l'un perd, prir conséquent, des qu'un prétend le voir.

Il me scmhli.' que celle forée de fui mérile d'aillant mieux d'élre admirée, que la liaiue di s images se nmeiliail. eliev, les l'iaulnis. avec

tcnnole dans le ceeur pour les adorer eu idée, sans céder au besoin de s'assurer de la réalité de leur existence par des leumi^na^e sensibles. C'est pourquoi, en prenant la question de l'idolalrie, mm point avec le tour exogètti que le christianisme lui a donné, mais simplement comme servaul a inarquer le plus ou moins de spiritualité des diverses religions, il tant dire que jamais la

lalonque : < lu ne feras ni sculpl uiv. ni inia.^e îles choses qui suai dans le eiel ou sur la terre, ou dans les eaux, on sous tn terre, i mais, vu sa mythologie, elle a eu plus de uiëriic à la suivre. Si Moïse avait permis aux anses de la période primitive de continuer a faire cortoye à Jchovall d'une manière aussi déterminée que sous

le chêne d' Abraham, qui pourrait dire si, au lieu de se tourner vers Apis et Moioch, les Juifs, en revenant au territoire de leurs pères, ne seraient pas allés, sous ces mêmes chênes, déterrer les antiques idoles que Jacob, dit-on, y avait enfouies? Dès lors, le dieu sans figure n'aurait-il pas fini pur se Ha ter peu ù peu, comme

L'Aisoa îles firecs, devant des puissances moins superbes que lui, mais plus abordables et plus commndcs à la dévotionî C'est un danger qui ne menaçai! pas moins les (iaulois, el ils l'évitèrent en brisant les statues de Jupiter et d'Apollon, dont ils reconnaissaient

En effet, peur être dans la ^raiido voie do la îyli-iuti, les druides, pas plus que les Juifs, n'claient en plein dans la religion. Ce n'esl puinl assez de donner aux hommes une notion régulière de la divinité, si l'on n'offre en même Uîinps à la dévotion un moyen d'entrer eu relation familière avec elle, sans nuire ni i la vérité ni au respect. C'est là recueil ; cl, tant que l'idée de la soeielo intime avec Dieu, par l'idée du Médiateur et de lu grâce, n'est point née, on risque toujuurs ou de manquer la familiarité en cherchait! le respect, ou l'inverse. Les Crées et les itouiniiis pouvaient donc

leur Jupiter, car ils le coin laissai en! aussi clairement, par ses imayes répandues en tuas lieux, que par 1rs liisles de sa vie. Mais, en même temps que la vérité, le vrai respect se trouvait perdu pour eux; tandis que les Gaulois, qui gardaient le respect, ne

MONUMENTS CELTIQUES. Ïl5 trouvaient que la terreur nu liw de la conflance, et éliraient du sang humain à leur rerinu table maitro, quand ils voulaient lu rendre propice.

HOND1IRNT8 CELTIQUES

La tradition cellii|iic a clé si négligée jusqu'au commencement de notre siècle, qu'il n'y a pas à s'étonner que l'élude et In conservation des monuments qui s'y rapportent, se soient ressenties de cette indifférence. Aujourd'hui mémo, que l'archéologie est sn fïi i tb nit -ni en éveil il li'iir suj>'t. aucune prol-elion publique ne

couvre ces monuments fi précieux, dont nous sommes responsables, [inii-seuleineiit envers nos pères, mais envers les générations qui doivent nous suivre, et auxquelles ils ont clé destinés par leurs auteurs aussi hien qu'à non s- mêmes : m piirt quelques exrepliims. lro[i faciles ;i en iimrivr. ils sool i-tï t i . ■ i r-t; n> lj L lu domaine de la propriété privée, cl l'on ne se fait pus faute de les détruire dés qu'on j* trouve- intérêt. Tandis que les moindres pierres relatives à la civilisation des Grecs et des Romains sont entourées des plus minutieux égards, celles qui appartiennent a noire propre, histoire sont abandonnées à In même fortune que les blocs ries champs. Sans tenir le moindre compte do leur valeur morale, on ne les juge que sur leur valeur physique, et l'on ne voit pas que celte archaïque rudesse que l'or) méprise, leur donne plus de urourienr que ne l'aurait pu faire le vulgaire ciseau de l'appareillcur. Ilans les premiers siècles du christianisme, elles ont été vouées aussi à la destruction, niais par fanatisme, el ec fanatisme était moins coupahle que notre négligence.

Il est temps que de meilleures dispositions prennent naissance. Il faul que, partout où elles sont encore riehuul, ces pierres vénérables maintiennent, aux yeux des familles qui les entourent, t'anlorilé en même temps que le souvenir de nos ancêtres. Ce sont ries témoins qui ne sont restés que trop longtemps silencieux, mais qui doivent désormais reprendre la parole, et entretenir, Jusque

[[mis le sein de nos campagnes, le sentimenl du génie cl de l'nutoninnic de nul iv race. Noa-si'Ulemcnl ils smil le vivant syuiliiilc de nuire solidarité- avec la Gaule, mais ils représentent tout aassi

excellemment les rapports de nmsnnguiuite par lesquels, malgré tant lit' diversités, nuus nous liens a la eusse principale des pupulaliuns européennes, i|ui. sorties îles mêmes SMurccs. possèdent aussi les mémos monuments. Au rond île l'Angleterre, de l'Aile— magne, de la Suissi*, Je la Scandinavie, de l"]\spague. le vieux sang celtique se perpeluu toujours, el l'architecture druidique, en y mari|liant la fraternité des lumps passés, fail appel à celle Ait

Voilà ce i il 'enseignent ees lainlioauv épars du testament de nos pères, el l'en ne saurait trop s'appliquer ei leur élude, car le nieil-

possible, l'obscurité qui les eouv're.

mmmuieuls. car ils ne portent d'ordinaire aucun signe distiuclil" <juî permette do les classer chronologiquement J ; mais on peut

cependant s'en l'aire une idée (,'eneralc, eu les cuus'eleïanl connue tonnant, a peu près, uni 1 série parallèle a ceii\ de l'Kgyple. lleaucnup d'entre eus précèdent vraisemblablement d'un millier d'années l'époque oii les Grecs el les Latins ont commenté a parailre. Dans le mémo temps où la migratb.n chaldecune dressait dus pierres, en l'honneur de Dieu, sur les coltines du Chanaan, la

opposée, en peul penser .pie des essaims de, la même race, ou d'une

danec Ael monuments qui se rencontrent dans ces contrées peut, ù la rigueur. s'expliquer par le nombre de siècles durant lesquels leursauteurs y ont vécu; cependant, à considérer non-seulement

1. L'Italien possédé CTliihienieiil mis.-.! ses ninniimenls draidiqnes ; niiiis ils ont été détruits, plus que partout idlleurs, dans ce centre île lu puiss;mce romaine.

ï. Un petit nombre portent des figures sj mboliques mi des cjiriictèros

oghamiques.

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locale a consacre, sous le nom de Tsehudt, le souvenir de ces peuples inconnus, et la philologie est peut-rtre autorisée à entrevoir quelque rapport entre ce nom ci celui des Scylhes, sous lequel les Grecs romrirriiaiout l'oriliiscmeiit lotîtes 1rs nations qui s'eleiidairut du Pont-Euxin jiisi|iie dans les profondeurs de la Sibérie 1 . Il est même ù remarquer que ie nom des Massantes, une des plus célèbres d'entre ces nations, se lie, par une correspondance trés-remorquable, à celui des Gèles du Diinube et des Jutes du Danemark; et, au total, le rapporl de ces peuples eieiuls cl Je s races celtiques se marque, non -seulement par ces lointaines ressemblances entre les druomiualioiis ainsi que par relies de l'architecture, mais encore, ce qui ne mérite pus moins d'rlrr. ivgimlé i:o[iime raracteristique, par l'identile Ju savoir nu-tallurgique.

En résume, en jetant les jeux sur l'ensemble du groupe que dessinent ;i la suriner du jilutir les monuments de pierre brute, on arrive à concevoir une époque où, la distinction que les événements, plus que lu nature, ont instituée entre l'Europe et l'Asie, n'existant pas encore, une certaine uniformité de civilisation régnait dans toute la zone moyenne qui s'étend de l'Atlantique à la mer de Chine. De lu un intérêt spécial, et qui n'est même pas dépourvu d'une r.rriaine grandeur poétique, en faveur de ces monuments: tout dépourvus qu'ils soirnl de lu branlé rsllirliqutî Je. ceux de la Grèce et de l'Egypte, où les pierres, au lieu d'être tout simplement dressées dans leur virginité naturelle, ont élé savumment taillées et cimentées, ils n'eut ruinent pas moins l'espril vers une des

1. TichOH'h est le nom jiir doiiiiriil le.- Slaves aux peuples que nous appelons finnois. I.ii mas*; îles Sryllms nomades parait avoir élé identique aux Tirtoiiifi de nom et de roec, mais elle était dominée par des îrilm.-i aryennes, 1rs Sares. le; .M assagi 'les. elr., parents des Celtes. Quant aux monuments de la Sibérie cl des régions ournlicnnes, il y aurait a distinguer ceux qui seraient analogues aux ronslructions Celliijiies, d'avec une nombreuse série de monuments consistant en une sorte do menhirs grossièrement façonnés en ligures humaines, et qui appartiennent aux peuples finnois.

(flfole commuaiqnit par M. HENRI MAOTts).

lis ESPRIT DR LA GAULE,

périodes les plus imposantes du passe. Leur simplicité même a son charme, puisqu'elle est un fidèle reflet de celte de ces premiers âges; et, autour rie ecs œuvres rie leurs mains. 1 iinn ^îiint'ioti voit renaître et s'aller les populations antiques, dont les travaux, les luîtes, les idées, Aujourd'hui presque effacés, oui tant contribué à nous faire ce que nous sommes.

Les monuments les plus répandus sont ceux que l'on nomme en breton menhir, de mm, pierre, et Air, long, et peulvan, de pml. pilier, et va», ligure. Ce son I des eulonnes prismatiques irreguliéresse terminant le plus souvent en pointe, quelquefois renflées vers le milieu, quelquefois aussi, mais plus rarement, présentant une, entaille, destinée peut-être a servir de siège; les purois sont brilles et leur aspect est exactement celui de blocs que l'on vient d'abattre dans une earriére ; leur hauteur est très variable, le plus habituellement de trois à quatre mètres; mais, dans certains cas

de vingt mètres : e.e sont alors île v -niables obélisques.

Les pierres déposées de la sorte sur le sol, dans un but déterminé, mais dont l'appréciation formelle nous échappe, n'offrent

l. Dans tes Iles britanniques ils ont, beaucoup plus frcmicmmenl qu'en France, le caractère funéraire.

[ION05IENTS CELTIQUES. «8 pas toujours ainsi dus prupurlions . lîmci'i-s : elles sont quelquefois, ail conlrairo.toul ù fait plates. Celles-ci si; ron contre ni moins fréquemment .[lie les mitres, et il en est de colossales. Il n'est pas rare de trouver, a leur surface, certaines entailles, pratiquées évidemment à dessein. Ici les que lies (roua circulaires, en lignes, ou rapprochés trois a trois ; même une sorte d'empreinte livrant grossièrement un pied ou une main. Comme les menhirs, elles sont, dans certains cas, a s sociées aux tumulus, mais sans èlre non pins spéi'ialemenl sépulcrales : lorsque, par exception, elles recouvrent quelques objets, ce ne sont, le plus souvent, que des haches ou autres instruments de pierre.

Enfin, on voit de ces monuments qui ont tout simplement la forme de gros blocs plus ou moins arrondis, et l'on serait embarrassé pour les distinguer des blocs naturels, s'ils ne portaient, comme les précédents, certains creux ou empreintes qui attestent l'action de l'homme. On en connaît de dimensions tellement énormes, que l'on ne peut don 1er q'ils n'aient ete mis en place pur

en en modifiant la surface, soit en disposant, tout autour, dans un certain ordre, d'aulres pierres plus petites. C'est particulièrement dans la grande plaine de l'Allemagne, chargée de tant de blocs naturels, que se rencontre e genre de monument, le plus rudimeutaire de lous.

Ces monuments ne sent pas toujours isolés. Les menhirs sont souvent groupes, tantôt en petit nombre, tantôt en gronde multitude, et les groupes sont tantôt irrcguliers, et tantôt dans un ordre variable, mais parlai terne ni détermine.

On trouve, en divers pays, des groupes irréguliers, mais ils n'uni d'importance et ne se présentent sur une grande échelle que dans la péninsule Scandinave. Là, on en voit sur certains points des

ass blases de plusieurs centaines dans lesquels il est impossible

de découvrir aucune trace de svmélrie. Les archéologues suédois regardent ces singuliers rassemblements comme des monuments commemoralifs des anciens champs de bataille, peut-être de ceux

vicissitudes, a l'invasion île la migration Scandinave. Ce sont des forets de monolithes ou le tumulte de la mélee semble se perpétuer symboliquement.

Dans tous les pays celtiques se rencontrent des groupes régulière de menhirs disposes en lignée parallèles, dessinant ainsi des

iSO ESPRIT DE LA GAULE.

!« Il i'i-s, suit rectilie,ues. soit infléchies de ilivi'rst-s manières: parfois

il y en n plusieurs placées parallèlement, l'une à coté de l'outre,

On a observé, particulièrement en Angleterre, des allées qui vont en serpentant, «auxquelles les ari'lirolni'ues ont donné le

li'niil au aj [iilmlr niiliifiii' iln si'i'jH'iil. <Jm ■ 1 1 1 uh ■ 1' ii s les alf-es alimilisscnt à un cercle : d'autres fois cl>s sont précédées d'une espèce lie vosiibule de dimension moindre; parfois aussi, elles sont fermées à leurs deux extrémités.

Le monument le plus remarquable de ce genre est celui de Canine, en Bretagne. Il se eom pose, daiw sa partie principale, de onze allées juxta posées, nui, en se rejoignant à d'autres alignements du même genre, s'étendaient primitivement à environ trois lieues, et ont dû compter environ dix mille menhirs, dont queli|iies-utis d'une dimension eolossale. Aujourd'hui, înalyro les □ombreuses détériorations qu'il a subies, le groupe principal en contient encore un millier. Dans les environs se voient d'autres monuments, cromlechs, dolmens, tumuhis, avec lesquels il dnvai l se trouver en rapport.

Il est nécessaire de remarquer que nulle part on n'a rien observe en ce genre d'aussi grandiose. Les plus grandes allées qui soient connues, en Allemagne, ne vont pas au-delà de 130 ù 200 mètres.

La disposition des menhirs en forme il'eiieeiule est encore plus ordinaire. La l'orme de l'enceinte est variable. On en connaît de circulaires, d'elliptiques, de rectangulaires, carrées ou allongées. En Suède, il s'en rencontre dont les cotés sont convergents, et même dont les petits cèles dessinent nue combe. Les pierres ne sont point adossées l'une contre l'autre, mais conservent entre elles un inlerval! 1 régulier. Ordinairement, il n'y n qu'une rangée ; quelquefois il y en n deux et môme Irois. La longueur de l'enceinte varie de 3 mètres à 10f> mètres et davantage, et le nombre des pierres, tantôt médiocres et tantôt colossales, est quelquefois de plus de 200. Le sol de l'enceinte est parfois légèrement exhaussé au-dessus du lorrain environnant; ([uelquefois même il oITre les traces d'une sorte de pavage. Souvent, au milieu, se dressent soit un ou plusieurs menhirs isolés du reste, soit un dolmen.

Eu Allemagne, on nomme ces singuliers monuments hunntn-

HONUStENTS CELTIQUES. sr.l lieue, ce qui signifie lits do géants ^littéralement : [ils des lluiis; c'est un souvenir d'Alliln) ; en Franco, le nom rie cromlech, souillant, en celtique, corele rie pierres, n prévalu. Celle dilteience indique, ec qui esl conforme on elfel à l'observation, qu'en Allemagne h l'urine quailraic„'iilairo rit lii plus commune, tandis qu'un

élroilcs. <f lii marquent l'entrer. Ilans certaines locnlilos, on voit plusieurs onerinlrs rapproebces l'un,' rie- l'an Ire rie manière à former évidemment un même système.

On peut établir en rcsle générale que les cromlechs ne sont pas ries monuments l'uni' m ires. ;'i moins qu'ils n'entourent des dolmens OU ries tu nul OS. Les objets que les l'onilles mettent à découvert dans leur intérieur, sont des haches de pierre, répandues quelquefois à profusion dans toEile!'<mceinto. et ries fragments rie vases. Il fnu t donc les considérer comme des enceintes sacrées, des lemples proprement ilil. dans lesquels ou ne déposai! que ries objets lilnr-

dans'lcsol dos cromlechs, des urnes à osseiiKuts et méine di s squelettes; maison n remarque que ees ensevelissements, nu lieu d'être entourés des soins de préservation qui s'observent dans les sépultures d'apparat, elaient le plus souvent tout à l'ait superlleiels.

même riesorri vs. ei l'on n conclu qu'ils avaient du s'opérer après

coup, et par des motifs tout accidentels. Par contre, il n'est pas

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tanee dans le voisinage des eroinleebs, et l'on s'explique très-bien que les Celtes aient pu rechercher en rtfel le voisinage ries temples, pour y déposer les restes ries personnages considérables; mais, dans la stricte orthodoxie, ils n'enlerraieiil point li s corps dans les lieux consacrés et réservesn Dieu seul.

Cotte distinction entre les templesct les tombeaux est capitale; c'est faute de l'avoir convenablement appréciée, que certains archéologues en sont venus « la théorie arbitraire de la répartition des monuments celtiques en trois âges, l'âge rie pierre, l'âge rie brome

i. Le nom de lit! tle-jcautt s'applique en Irlande aux dolmens.

ESPRIT DE LA fiAlTLE.

elFâge de fer; voyant dus monuments où il no se rencontrait que des objets île pierre, ils en mit eoni'.lii qu'à l'époque île leur construction, li.'s mêlant étaient encore inconnus, tandis qu'il fallait seulement en conclure qu'en raison de là persistance des Celtes dans In liturgie archaïque, on attribuait, dans le culte, un rôle speeiu! ans inslrumeiits de terre et de pierre. Dans les tombeaux, on confiait nu sol, avec les restes humains, les objets qui étaient du dorunine de l'homme '; dans les temples, cou* qui élaicnl du domaine de Dieu ; et si, dans les temps de décadence, on s'est quelquefois permis d'enterrer dans le sol sacre, dn moins n'est-ce pas en vue de celle deslinalion que le sol sacré avait été préparé et décoré.

PIERRES SIIPERPOSKKS

Les plus simples, mais en même temps les plus extraordinaires peut-être desnmuumeiilsdecel ordre, se composent de deux pierres posées l'une sur l'autre dans de telles conditions, que la plus légère pression su lit pour deruiwr leur équilibre, et déterminer l'oscillation de la pierre supérieure.

Celle pierre est sauvent de proposions colossales, el c'est là ce qui lait la singularité du monument. Un eu connaît une dans le émule de Susses, qui pesé, nssuro-t-on, environ Kl.ODO quintaux. Lh France cl l'Allemagne en possèdent d'analogues. Il est tlillicile d adie 'tire qii" pareilles niasses aii'ul jamais ele Ira nsporlees

d ain d'Iiomme. a il esl probable qu'elles provienneiilde rochers

qui auronl elé dégrossis sur place; ou les nomme, en gallois et eu breton, logau, creus; ce qui indique peul-étre que le peuple s'accorde a les considérer comme creusées par-dessous. Ces monuments, comme on s'en esl assure par des touilles, n'ont rien de

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