‹ L'ésprit de la GauleChapitre 36 sur 58 · El encore l'archaïsme <;i place dans les tombeaux même · texte numérisé non relu

El encore l'archaïsme <;i place dans les tombeaux même

où l'on ne peu! douter que la hachclle ou petit rcii de pierre n'ait un enmeiére symbolique, el, à plus forte raison, In hache druidique ea jade, importée d'Asie.

MONUMENTS CELTIQUES. Ï!i3

Itinéraire. Ils se rallar.bcul évidemment nu culte, cl l'un n ingénieusement |iro[>usi- de les rtmsiderer l'.oiimie des symboles de ta liberté murale, que le moindre effort, de !n pnri de l'homme, délerinine a se mouvoir dans un sens ou dans nu nuire.

La forme la plus simple des monument» de pierres superposées consiste en deux pierres debout, plus ou inoins écartées, qui en supportent une Iroisieme [Misée ;'i plat Dmiis sa eondilion kl plus régulière, c'est le système de Ji'iis pilastres surmontés d'une

compte prés de i:enl-cinipianle ; quelquefois, plusieurs piliers sont rupproebosde telle surle. que les airliilra\es se joignent Ijout ù bout el forment ainsi une limite continue. Nulle part, ce mode d'architecture n'a été. mené aussi loin que dans le célèbre monument de iMoiicliuiwe, prés Salisbury. où les piliers, ranges avec ordre sur une doulde circonférence, com posaient deux véritables colonnades, l'une circulaire, l'autre ovoïde.

On distingue d'avec ces niouuniéuls, dans lesquels la pierre supérieure a les proportions droites et nll'Olnées d'une arclulravé, ceux dans lesquels la pierre supérieure est loi ;.'!' el aplatie en forme de table: c'est à ces derniers, bien plus répandus que les précédents, qu'appartient proprement le nom de dolmen*. La table esl

un des eùlés. [.'ouverture e>l <,vnei\ileme!il à l'est ou au sud ; quelquefois, la liiblecsl ronde, rt alors 1rs [eliers la soul initient se conforment à sa ligure. La table n'est pas toujours horizontale; on en voit qui sont très-sensiblement inclinées; il en est même qui le sont à te! point, qu'une de leurs extrémités repose sur le sol. Il n'est pas rare que la rare supérieure de la table soit diargéo d'entailles circulaires ou annulaires, disposées dans un certain ordre.

Parfois, la table esl assez élevée pour qu'eu puisse se tenir debout dans la ebainbre ainsi l'ornur ; d'autres fuis, elle est très-

naturelle, soit arliliciellé, el tres-sotivetit au sommet d'un véritable tumulus. ils sent tantôt isoles, lanlùl groupes, et. quelquefiiis.

ïSi ESPRIT DE LA GAULE,

disposés en triangle. On en trouve quelquefois au centre des cromlechs. Les a rch colonnes les ont considérés longtemps comme des eutels, opinion discréditer aujourd'hui, prot-olre d'une façon trop absolue; de nombreuses fouilles ont constaté que leur destination

ÉtD Lo même système de construction produit des monuments d'as-

Ou en connaît qui uni jusqu'il soixante pus de longueur, [tien, dons

Aussi, est-il probable que l'intérieur était utilisé pour tes cérémonies religieuses. Ou s'est assuré que ceux de ces monuments qui sont établis à ciel ouvert n'ont rien de funéraire, car on n'y trouve que des bâches, des pierres cl des il. 'bris du vases.

Il n'en est pus de même des monuments esni-lcineiils semblables qui se renconlreul enfouis dans [■intérieur des luuiulus. Les restes des morts y étalent déposés avec le pins grand soin, accompagnés d'armes et d'autres objets usuels, el. pour les assurer eonlre truite violence, d'immenses amas de terre nu de pierres étaient amoncelés par-dessus, lin en voit, cependant, qui, au lieu d'être complètement ensevelis, sont munis d'une entrée; mais peut-être cette entrée elle-même etail-elle autrefois défendue par îles mm eus qui nous échappent aujourd'hui.

xrjn AILLES

On trouve, dans les pays celtiques, des murailles analogues a celles qui sont si célèbres en Grèce et eu Italie sous le nom de murs cyolopreris. Ce sont des murs sans ciment, garnis de pierres p.jly^jiiiil-'s. ajustées l'une eonlre l'autre. Os pierres sont ordinairement de grande dimension, quelquefois tout à fait colossales, et sont a.jiistérs avec plus un moins de perfection. ICn générât, ces constructions se rencontrent dans les pays de montagnes. Elles

MONUMENTS CELTIQUES. SSII son! situées sur un sommet, connue jhiiii' l'oiilmli'CI'. cl souvent il s'y ajoute d'autre» murailles r i ■ : nmiiidi-i: impédance, di^pusO>.-s à une l'i^lniiu- distance sur les penlos. Le pou d'étendue rte l'enceinte ne permet guère de supposer que ç/aieul été là rte véritables forteresses, et l'on est bien plutôt pfjrLO à y voir des enceintes sacrées. Ou y est mémo d'nulant plus autorise, que l'on observe assez .souvent, dans

| h rnli,ihli'ii]..'ul de personnages saeros. Ces monuments sont très-rares dans In lins.se Allemagne, trcs-frequonls, nu contraire, dans la Haute Allemagne, dans les Vosges, le Jura, la Bourgogne. Ou a remarqué qu'il eu reste beaucoup moins eu Angleterre qu'on France. Do leur analogie aveu les murs eyelopeens proprement dits résulte comme un trait d'union entre les Celles et les l'elasges.

Outre ces murailles si imposâmes par le caractère gigantesque de leur appareil, ou en observe qui sont tout simplement eu qui s'appelle, dans l'usage courant, des murs de pierres sécbes. Leurs matériau* sonl îles pierres invgulicros cl de petites dimensions. Il y a quelquefois îles uuirailles de ee ^enre entre des luululus et des cromlechs, et. dans ces circonstances, leur destination se comment, en ligue droite ou en subissant de écriai nés indexions, sur de Irés-groiules étendues, ri peut-être, dans ce cas, luul-il les regarder cumrne ayant servi à séparer des ienïtoires. En Suéde et dans le nord de l'Allemagne, on trouve aussi des murs analogues, employés à former îles enceintes soit polygonales, soit circulaires, dont l'entrée es! partagée eu une multitude de petites ruelles U'csélroites, formées par des murailles tresdmsses et construites de la même façon. On les nomme: Maiici--Ilunjfr, C elaient peut-être des forteresses, bien que la destination des compartiments soit, dansée cas, difficile à expliquer.

feu violent qui a lie ces assises les Unes avec les autres, et déterminé la fusion a se propager jusque dans l'intérieur de 1(1 masse; tout est vitrilïé, même les fondations.

Ces singuliers monuments sonl quelquefois sur des éminenecs. C'est dans la llaule Ecosse qu'ils se rencontrent le plus fréquemment, mais on en- connaît ijuclques exemples en Fronce et dans

le nord de rAMcrnnync. On les considère communément comme ayant constitue des espèces do cliùicnuv- Torts. Cependant un ne

il, s mnriiilli.^. L'idée d'uni! destination religieuse semble [il as aaiurelie, l'action du feu ayant pu jouer, dans ce cas, un rôle symbolique. Quoi qu'il en soit, il y a lu mi principe île oonslrueliun essciitielknn-iit original, et qui ne si; retrouve dans l'architecture d'aucune autre race.

On peut rupproelier de lu classe des murailles celle des pavages. Ce sont des monuments également 1res- singuliers. Ils sont formés ordinairement de pierres roulées, disposées sur le sol de manière ii y dessiner des ligures variées, carrées, triangulaires, puhgonales, circulaires ou de courbures plus complexes. Tunliïl ces ligures sont siii!|jli'ini'ul iniliijiiees par une ligne île pierres posées sur les COO-

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aux inonumi'iils celtiques ordinaires, car, au\ angles ou dans l'intérieur, s'elevont nu dos ulenliirs ou des eroinleelis. Il n'est pas

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autres, on groupés diversement. \\n Suéde un en voit quelquefois des e.enloines composant nu même groupe. Connue ils s'y rencontrent sur des poiuls uu l'on sait, par la tradition, qu'ont eu lieu de grands l'iimbuls contre li s Scandinaves, il y a lieu de croire que celaient des monumenls coin mé m or a lits des champs de bataille. Ils ne sont point particuliers à In Suède, cor on en a trouvé de semblables, mais moins grands et moins nombreux, en Fronce, en Allemagne et en Angleterre. On peut dire que ce son! de grossières, mais gig.iule.sqnes mosaïques, et, malgré leur simplicité, il n'y a pas decouslniclinas qui soient inieu.v faites pour délier les injures du temps.

On trouve quelquefois aussi îles pavages aux abords oli dans

Enfin, il existe des chaussées pavées, que l'un r.omprend piil'ini 1rs ■ voies romaines, et qui. ainsi qu'en IWnt loi les bornes uiilliaires ut Lesdiirerenci-s de construction, sont réellement des voies celtiques '.

I. On commence a retrouver en France, depuis quelques années, tout un système de voies celtiques non pavées.

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