‹ L'ésprit de la GauleChapitre 37 sur 58 · SÉPULTURES · texte numérisé non relu

SÉPULTURES

1! existe un trèsgrnnd nombre de ces monuments, depuis les tyjn'K les p hiri modestes jusqu'oui plus grandioses. Leur plus grande singularité est d'offrir des débris humains taiilût brûlés et tantôt simplement enterres, ottc différence dan3 les rites funéraires doit sans doute avoir eu pour base une différence dans les idées relatives ù l'alliance de l'âme el du eorps. Le type des sépultures de premier ordre consiste essentiellement dans un amas, plus ou moins élevé, dé terre ou de pier.es, déposé par-dessus la chambre mortuaire pour la protéger et lu signaler.

Les lumulus de pierres ne sont pas rares eu France, en Angleterre, en Irlande, en Scandinavie, mais le sont nu contraire en Allemagne, ils sont formés de pierres irregulières, do petites ou moyen nés dimensions, entassées pèle- mêle. Les squelettes sont, d'ordinaire, ensevelis tout uniment sous ces pierres, sous lu protection d'une chambre sépulcrale, ci. en général, avec une trés-petile quantité d'armes et il nrneiiiculs; souvent même, sausèlre accompagnes d'aucun objet. Pur mi ces lumulus, ou en connaît d'énormes.; celui de Xcwd range, en Irlande, est évalue il quatre milliers-le quintaux ; celui de Dovvtli, dans le v.iisiimge. est bien plus grand encore. Les lumulus de terre sont incomparablement plus communs. Il y en a dans l'intérieur desquels on ne trouve absolument rien, et dont la destination demeure problématique; telle est l'immense colline artificielle de Silimry. près Abury, en Anglelerre. Mais, ordi-

si naturelle, n'appartiennent pas evelnsi vement aux races celtiques; les Etrusques, les l'ehtsgi.s. les Slaves, les tïollis, les Mungols et bien d'autres peuples encore, en ont également eleve. Les contrées oii ils sont situés, et surtout la nature des objets qu'ils renferment, permettent seules de statuer positivement sur leur origine.

On peut comparer très-e\nclemcnl les grands lumulus aux

pyramides d'Egypte. Il n'y a, enlre les uns et los autres, de différente que relativement au revêtement : cIji us les climats septentrionaux, un i se contenter île protéger leur surface contre l'action du temps, pur un simple revêtement de ga/,on, tandis que, sar les bords il u Nil, il a fallu avoir retours à un revêtement de [tii'iTL's. et. |iiir suite. îles ligues plus l'.vul leres se sont produites, liaus les pays celtiques, comme eu K^ypte. la chambre Si ■ jj il 1 1- i;s 1>tonne l'élément essentiel. Kl le se compose pareillement de pierres plates de grandes dimensions, les nues debout et continues, les mitres posées à plat par-dessus celles-ci. Le plan de l'ensemble est ordinairement quiidnmgukiire. ipieli]iii't'uis cirrnlaire, n[iu-li[ii. l'nis en forme de croix, comme ù Ncw-tl range. Les dimensions les pins ordinaires sont d'environ deux mètres de hauteur et autant de largeur; quelquefois, elles sont bien supérieures. L'entrée est fermée, et les interstices entre les piliers sont fermes aussi, aveu soin, an moyen de petites pierres. Le sol est on pave on sablé;

compartiments. Il n'es! pus rarede l eueimtrer une sorte de pcrislylc,

mil eU- hnilrs, ce qui esl fort rare, les ossements sont renfermés

dans des urnes: dans le eos contraire, on trouve les squelette* soit assis, soit couches, quelquefois accroupis et repliés sur euxmêmes. A. côte, se rencontrent parfois des ossements de chevaux. Dans ces chambres ont Ole ensevelis, avec les morts, une multitude d'objets qui leur appartenaient et qui sont du plus haut pris pour l'élude de celle antique civilisation : ue sont des armes, des vases, des objels de diverse nature, d'or, d'argent, d'eluill, de hron/.c, Ires-ru muent de 1er. el II est liés douteux que ces rares objets en fer soient contemporains des monuments.

Malgré tant de soins consacres a la préservation des restes des morts, il esl fréquemment arrive de constater, par les fouilles, que ces restes avaient couiplelemeut disparu, bitiilisqne les objels précieux qui les accompagnaient étaient, au eantraire, demeurés parfaitement intacts. Il ne parait pas douteux que cette singulière violation des tombeaux ne soit due aux lemmings, espèce de rats qui ne se rencontre plus aujourd'hui que dans le nord, et dont on

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