MONUMENTS CELTIQUES
trouve de nombreux ossements dans ces chambres sépulcrales à la place lira débris humains qui onl disparu. Vanité îles eflbrls de l'homme pour conserver, après sa mort, la propriété des matériaux qu'il a empruntes, durant son passage, à la nature et qu'elle revendique dés qu'il n'a plus rien à en faire t
L'élévation des tuniulus est proportionnée à l'importance de la sépulture qu'ils renferment : elle est Irés-variable- On en connaît depuis deux mètres jusqu'à soixante et quatre-vingt mètres de hauteur. Ces derniers sont de véritables collines: la masse est ordinairement formée de terre végétale. Ires-raremenl de matériau* souterrains tels que sable nu argile. Dans beaucoup de cas, la valeur du tumulus est encore n'haussée par des pierres disposées
Il faut strictement distinguer d'avec ces sépultures, caractérisées par leurs chambres sépulcrales, celles qui ne renferment que des urnes simplement déposées dans la terre: ta i ici is que les premières se rapportent communément au rite de l'enterrement, celles-ci se rapportent à celui de In crémation , Généralement, elles sont de moindres dimensions que les attires, et l'on a propose, de les designer sous le nom de Inuiulules. Les urnes y seul déposées, les unes à coté des autres, sur un sol préparé, qui est forme suit d'argile battue, soit d'une grande pierre plate, soit d'un pavage, et entouré quelquefois d'un cercle de petites pierres. Il n'est pas rare de rencontrer, dans l'intérieur du monticule, plusieurs assises d'urnes superposées : les objets qui les acrouipa^iioul soûl places a quelque distance, et sauvent nu-dessus; mais il arrive souvent que l'on n'en rencontre pas du tout. Il est à remarquer aussi que les lumulides, nu lieu d'être isoles comme les lumulus, sont assez communément réunis suit eu ligues, soit en groupes irre^u tiers. On peut croire qu'ils étaient destines, comme nos cimetières, à l'ensemble de la populnlinn, tondisque les tuniulus étaient réservés aux héros, ou tout nu inoins aux dignitaires les plus illustres de l'ordre civil et sacerdotal.
Il y a, entln, un troisième ordre île sépultures que l'on peut désigner sous le nom de tombes plates. Les corps, au lieu d'être
déposés au-dessus du sol naturel et recouverts ensuite par un monticule, sont placés dans une cnvili'- creusée dans 1 l> s il et poslorieureineiil remblayée. C'est le rite de l'enterrement, tel qu'il a fini par prévaloir =0115 l'influence des idées chrétiennes. On observe également ici les deux modes truileuvitt du résidu cadavérique : la deeo ni position lente et lu deeo m position pur le feu. Tantôt on
bûcher avait ete placé dans le fond même de la fusse, Ces sépultures ne sont pas toujours isolées. Un en ronnait qui, par leur
nombre et leur continuité, constituent de véritables cimetières. Les squelettes sont ranges à plut, les uns à côte des autres, et quelquefois recouverts pur des pierres plaies; quelquefois aussi, mais rarement, le terrain qui les contient est limite par un cultji irrite de
pierres. Ou trouve assez sauvent, à cote des ossements, des urnes vides, et divers objets semblables à ceux qui caractérisent les tumulus; et c'est ainsi que l'un est autorise ù considérer ces champs des morts comme d'origine celtique On en u observe sur divers pointa eu Allemagne, en Suisse, eu France, ci) Angleterre, en Scandinavie, et il est probable qu'il eu existe des multitudes; mais Je hasard seul peut amener à leur découverte, puisque rien ne signale
Il en est a peu près des urnes comme des squelettes: on en trouve dans des conditions ;iii;ilnyiics d'ensevelissement; niais les réunions ne suut jamais aussi considérables, et la cavité offre les apiwieiices d une tombe plus limitée cl plus régulière. Sauf le monticule, qui fait défaut, ces sépultures présentent le plus grand rapport avec celles que nous avons désignées sous le nom de lumulides.
En résumé, les monuments se divisent doue en deux classes tout ù fait distinctes, si ou les considère sous le rapport du rite funéraire auquel ils c.orrcspondciU. Il est dillieile d'admettre, que, dans le même temps et le même pajs, les morts aient pu être, les uns brûles et les autres enterres. On est doue conduit u penser, que ces deux fiasses de monuments appartiennent n deux périodes historiques différentes; et, comme on sait, par le témoignage des Grecs et des Latins, i|ue, de leur Lunps, la crémation était eu usage dans la Gaule, il s'ensuit que le rite de l'enterrement u dû régner dans la période antérieure.
Celte conclus io:-. est remarquable; enr c'est sous l'empire de ce