‹ L'ésprit de la GauleChapitre 39 sur 58 · MONUMENTS CELTIQUE · texte numérisé non relu

MONUMENTS CELTIQUE

dernier rite que se sont 61c vos les monuments funéraires les plus ^rnnriioses ; et, comme ces monuments sont généralement en relation avec ceux île l'ordre religieux les plus imposants par la masse et ie nombre îles pierres i[ui les composent, on arrive, dans l'étude de In Houle, à peu prés nu même résultat ipie (Unis relie ili- l'Egypte, où les constructions les plus majestueuses appartiennent aussi a Jn période primitive.

FOHTinCATIONS

Un grand nombre de Iravauxdéfensifs se srml perpétués jusqu'à nous, et traverseront vrois 'iiilihiliicmeul les siècles; car il faudrait se donner beaucoup de peine pour les détruire. Ilseousislent essenliellement en levées de terre et en fossés de dimensions souvent trés-considérables. Il n'est pas rare d'observer des levées de sept a huit moires de bailleur sur une vingtaine de mètres ite largeur il la

tillecs. Ainsi on les trouve de préférence sur les points où des

Cepriidnnl . lorsque le prolcrtion ne paraît pas suffisanle, on y voit aussi une levée plus ou moins développée. IJuelqucfois même, dans l'intérieur de celle première enceinte, on en trouve une seconde du même genre, [nais beaucoup plus p-litr. jouant à peu prés le même rôle que le donjon dans les châteaux du moyen Age.

Ces retranchements se rencontrent dans tous les pays celtiques, surtout sur les lignes qui oui été le théâtre de luttes opiniâtres, comme en Franche-Comté, et surtout eu Suisse, le long du Rhin, où le territoire fut si longtemps disputé cnlre les Germains et les Helvètes. Ou les désigne, d'ordinaire, sous le nom de camps de César; mois, hien que les Homnins nient pu en profiler accidentellement, il est certain qu'ils n'en sont pas les auteurs. Les camps romains, tels que nous Icscoiiuaissuas par les descriptions de leurs écrivains, et par les restes qui subsistent encore, sont construits

d'après des principes tout différents; et, d'ailleurs, les fouilles pratiquées dans ces enceintes, nu lion de donner, comme dans les camps romains, îles armes t'I des monnaies romaines, amènent nu jour des fragments de poteries grossi ères, des haches de pierre ou de bronze et autres olijels celtiques.

On observe, parfois, dans l'intérieur, des tiares d'habitations, mais ces habitations y étaient en petit nombre, et la grande étendue de l'enceinte ne permet |ias de douter qu'il n'y ait eu là, dans !a plupart des cas. de simples lieux de reloue et non pas des villes proprement dites. Dans les temps de guerre , les pti|niliiliniis s'y rassemblaient prut-clre avec leurs troupeaux, et s'y incitaient à l'abri. Ces lieux paraissent être ce que César nommait n/>)ii,ln, et qu'il distingue des rici, qui étaient îles rentres de population non fortiuës.

HOCHEuS MODIFIÉS Sun PUCE

La main de l'homme se laisse sentir, suit dans certains groupes de rochers, soit dans des métiers isoles Imp gigantesques poar qu'on puisse croire qu'elle ait pu les déplacer et les redresser. Un s'est uurné à les modifier sur place, et l'impression nue. cause leur aspect n'en est pas moins considérable. Le rocher colossal, connu soua le nom de l'nhi.vhihor, qui domine une îles vallées les plus pittoresques de la Suisse saxonne, ainsi que le menhir qui s'clovc a côté, sont un des plus [maux exemples que l'on puisse citer. Il y a trop d'art pour que ce soit tout i\ fait l'ouvrage de la nature et trop île grandiose [unir que ce soit tout à fait celui de l'homme. A la même classe se rapportent les entailles pratiquées dans les rochers, de manière à y produire îles sièges plus ou moins travaillés vers lesquels conduisent quelquefois des degrés taillés de la même

Le peuple, par une expression qui n'est pas absolument fautive, désigne d'ordinaire ers singuliers monuments sous le nom de fualeuils des grands- pères. Enfin, on trouve aussi, particulièrement en Angleterre, des rochers dégrossis eu forme d'urnes et de vases

MONUMENTS CELTIQUES. 163 qui se lient nu sol par la hase , et qui devnient prendre beaucoup d'importance, alors que certaines idées mystiques si; réveillaient à leur aspect. On ne peut nier qu'il n'y ail. dans ce travail sur pince, le principe d'un grand arl que l'antiquité classique n'a pas isumv. et qui sera peut-être repris un jour. Knfln il existe aussi, parm li's reste* île 1'nnliquite celtique, des eavenics creusées nrtilieiellemeul, et i[ui, bien éloignées par leur style et peut-être par leur il esl in al ion des hypogées qui se reiicoiilreul en Egypte et en Orient, n'en font pas inoins partie de la même famille.

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