HABITATIONS
Il n'y a pas de peuple dont les habitations aient été plus simples que celles des (Vîtes, et il n'y en a eqiendant pas dont les habitations aient laissé plus de traces. Ces traces s'observent, avec une parfaite uniformité, en Angleterre, en Ecosse, en France, en Suisse, en Allemagne, ou les nomme vulgairement en France Jforddtti. Dés In lin du xviu" siècle, elles avaient attiré l'attention des arclii'olngues en Allemagne et eu Angleterre , et l'on n'avait pas eu de difficulté a en reconnaître la véritable nature Elles consistent en cavités circulaires, de forme conique, creusées dans le sol ; leurs dimensions sont 1res- varia h les. On en trouve qui n'ont que 'i n i mètres de diamètre sur 1 mètre de profondeur, et d'autres qui ont plus de 100 mètres sur line profondeur de 10 à 12. Tantôt ce» cavités sont isolées, tantôt elles forment des groupes enTisiiIrrïblrs, quelquefois de près d'un millier, Suil irrejdlliers, soit en lignes. On a remarqué qu'elles sont fréquemment situées dans les environs de monuments druidiques. Souvent, elles sont uccolées deux A deux, comme si l'une avait servi il'liabilalion, l'autre île magasin. Leur destination se conclut des fouilles pratiquées dans leur intérieur, qui amènent nu jour toutes sortes d'objets ayant servi à l'économie domestique , des tessons, des ossements d'animaux, des chaudrons, des monnaies, des illicites et couteaux de sijex. .Nulle part les fouilles n'ont été plus instructives à «cl
E ri PRIT DE LA GAULE.
égard qu'aux environs de Dieppe. Ou a même trouvé dons un de eus interiuurs lus résidus d'une fabriealioii de haobes de pierre, offrant des échantillons, à loua les degrés, de l'avancement du travail.
Comme on sait, par le témoignage des anciens, que les liabiliitiuns des IVlirsctnii'iii circulaires et faites en charpente, il n'y a pas iledonlu que <v n'en s> lient l;i les sulislriietiuns. I,u [il 'lier
était posé sur ces cuves, et les poteaux supportant la toiture étaient plantes dans le sol sur le pourtour. En gênerai , elles occu' peul îles |m. items liii'ii rtiuisii'S ul Sun) disposées du manière a ce que les eaux plmiales soient fiiei lumen I .ilisnrliees. (lu a même retrouvé îles phiques d'argile provenant de l'enduit i|iii couvrait les parois, et lus empreintes qu'elles avaient conservées prouvaient que ces parois avaient du ëlre formées par des claies de branchages. On ne trouve pas de débris de tuiles, et l'on sait en effet, par les historiens, que les toitures étaient couvertes en chaume.