FAMILIARITÉ AVEC LA MORT
tends-tu pas les sons perçants des gais ménélrier3 de nos noces ?
■ Il n'avait pas fini île parler que smi cheval s'arrêla tuut à coup; cl il frémit et il hennit fortement ;
i Et ils se trouvèrent dans une île oii une foule de geus dan-
i Où des garçons et de belles jeu nos lillcs. se tenant par In main, s'ébattaient.
■ Tout autour, des arbres verts, charges de pommes, cl, derrière, le soleil levant sur 1, s montagnes.
• Une petite fontaine claire y coulait ; des àmes y buvant revenaient à la vie.
« La mcredeGweiioln était avec elles et ses deux saurs aussi : ce n'étaient là que plaisirs, chansons et eris de joie.
i Lo lendemain malin, ou lever du soleil, des jeunes filles portaient le corps sans tache de la pelite (Immola de l'église blanche à la tombe. >
Voilà assurément un paradis tout druidique: c'est la vie, le
lV;;li.-e, les prêtres, en habit de deail, récitent sur le cadavre leurs chants lugunres, l'âme, bien clignée de celle ultlicliun, s'agite lit s'évertue dans un monde nouveau.
Voici maintenant l'autre trait. Dans un voyage en Bretagne, arrive à Saint-Pol-de-Lcon, j'entre à l'église; de petites boites ouvertes par devant, et posées ta et là, sur les chaises, sur les corniches, frappent mes yeux. Je m'approche: dans chacune était une téle de mort. Lu première que je vis élail celle d'une jeune personne de la ville, morte depuis di\ huit mois seulement. L'absente se rappelait nu souvenir de ccu* qui l'avaient connue, qui avaient vécu avec elle, qui, la veille, poar ainsi dire, l'avaient vue au bal, et lear daman lail des prières. Suai les formes devenues plus âpre,, celait toujours l'urne antique avec les blancs ossements. IJuello énergie dans une telle coutume! et que le sentiment qui I entretient ressemble peu à la pusilhininule qui s'est développée touchant les morts dans tout le reste de In chrétienté I
SIR LES ÉCLATS I1R J.A DOCTrirNE DES Ml G BATIONS
Atiretl, ce înnl gallois si fondumi'iitnl dans l;i throlotfie druidique, qui, avec la prcjium fiii I U>n kynirique du d ivilimlili'-. fi-rnil «Aiv.f, raiiirm' iialnrHIeincul à l'esprit le nom d'Abaris. consiKué dans Hérodote, iln us Pindare. dans ilceatce. comme celui d'un prêtre gaulois qui serait venu un Grorc.daiis les temps reculés, renouveler In loiil- Inine alliance des deux races, dont il se eniis-crvait dans les cérémonies de Ilelusdo ni frappants leamiyna^cs. il est assez. spécieux de voir dans ce mun d'Abaris, comme l'a pruposc Ha vies, non point t.lill un pcrsn un n ge détermine qu'un représentant de In grande doctrlne de VAbred ou Aberes, i|ui, par Pythngorc, devait faire tant du eliemin chez les Grées. Mais il est assurément plus naturel de rapporter lu nom d'Abaris nu radienl d'Abrrd nu Aberes dans Sun sens direct, c'osl-à-dire d'y voir tout simplement un surnom de voyageur ou do nomade; peut-être même un surnom général de nation. On voit, en clfut, le nom général d'Abi-w employé elle/, les Grecs comme synonyme de celui de Cimmérien. AÊpoi, Kîu&oi, h; tivsç ^Sn, Xl«i«fi9i (Slcph. Bys). Si les Grues avaient voulu sur-
Qu'oi qu'il en soit, la doctrine de l'Aheres était vraisomblablemeut un des principaux fruits dont In possession était attachée à la plante sucrée. Si cette plante, comme il parait permis de le penser, formait un symbole quelconque, du principe de l'individuation, elle ne pouvait manquer par là même d'nuvrir les secrets de la naissance et de la mort. Aussi est-il liien remaïqnalilc de voir Virgile, dans In partie de son poëme qu'il n consacrée à l'histoire des aines availl cl après la vie. faire précisément appel
au symbole druidique, au gui de chenc, A la vérité, il use de ménagements; il semble craindre de faire une profession trop explicite; il su contente de dire que le rameau désigné par la sybillo comme devant donner entrée dans le monde invisible, était semblable, au gui :