DU FRONT STRATÉGIQUE ET D'OPÉRATIONS
Définitions. — Des précautions à prendre dans la formation des lignes de défense et des positions.
Le front stratégique d'une armée est la largeur de sa tête qui fait face à l'ennemi.
Le front coopérations est la partie de l'échiquier d'où l'ennemi peut, en un ou deux jours, atteindre ce front. Ainsi le front stratégique est la position occupée par l'année, tandis que le front d'opérations est l'espace qui la sépare de l'ennemi.
Quand la ligne d'opérations est trop profonde, on est forcé d'avoir un double ou triple front stratégique, afin de garantir les flancs; ce qui nécessite de grands détachements, chose souvent périlleuse, comme on le verra plus loin.
Dès qu'on prévoit un choc prochain , on prend une position, c'est-à-dire qu'on choisit une ligne de défense, , telle qu'une frontière fortifiée, ou une rivière, ou un défilé. Cette ligne doit être aussi peu étendue que possible, afin que l'armée soit bien couverte dans le cas où elle serait rejetée sur la défensive. Il im-
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porte aussi que le front stratégique ait une étendue assez bornée, pour qu'on puisse réunir promptement sur le point opportun les masses dont il est composé. Il faut surtout qu'il ait, ainsi que la ligne de défense, une communication assurée avec la ligne d'opérations. Pour y parvenir, on leur donne des points d'appui qui sont des obstacles naturels, tels qu'une forteresse ; ou artificiels, tels qu'un corps d'armée. On nomme les premiers pivots d'opérations, et les autres pivots de manœuvres.