CHAPITRE XIV
» comme habile praticien, comme savant, comme y> philosophe et surtout comme homme de bien : » eh bien! il possède à fond la nouvelle doctrine; » il a traduit plusieurs ouvrages de Hahnemann : » Yoyez-le, consultez-le ; il vous dira ce que vous » avez à faire , et vous noterez que mon avis n’est » pas à dédaigner pour sauver madame votre » épouse de l’état dans lequel elle se trouve main- » tenant. »
« Après ces paroles de mon ami , continue le docteur des Guidi, je n’hésitai pas un instant à voir et à consulter de suite le docteur Romani. Il vint aussitôt visiter la malade , lui administra sans perte de temps la décillionième partie d’un grain d ’atropa belladonna , qu’il m’assura devoir produire le plus heureux effet. Au bout d’un court
intervalle de temps, mon épouse éprouva en effet
un certain soulagement du remède homœopathique, aussi ce mieux sensible, si prompt, si favorable m’inspira-t-il la plus haute confiance en la nouvelle médecine , tout en me donnant l’espoir de sauver enfin mon épouse. Peu à peu elle retrouva le sommeil, l’appétit revint, et avec eux les forces se rétablirent; le bien marchait de progrès en progrès , et quoique long et difficile , au gré de mes désirs , l’homœopathie répondit entièrement à la promesse donnée. Je touchai donc de l’œil et de la main l’effet obtenu, je fus donc assuré de ce moment du pouvoir de la nouvelle médecine pratique ; je lui suis redevable de la vie de mon
épouse, c’est elle qui me l’a rendue après une si longue période de souffrances.
« A la vue d’un fait d’une aussi grande portée , il était tout simple , tout naturel de me voir embrasser la médecine homœopathique et me livrer entièrement à son étude : c’est dans la ville de Naples, la patrie de Cirillo, de Cotugno et de tant d’autres illustres maîtres, que j’entrepris cette étude sous la direction du docteur Romani, devenu depuis, comme on doit bien le penser, mon intime ami, auquel, j’aime à le répéter dans l’effusion de mon cœur, je suis redevable, non-seulement de l’existence de mon épouse , mais encore des lumières que j’ai puisées et que je puise journellement dans la médecine homœopathique (1). »
Citons maintenant le détail que donne M. de Villalba d’une longue et grave maladie qui a été de même guérie par la méthode homœopathique après avoir épuisé toutes les ressources connues et employées par la médecine pratique ordinaire. « Je dois aux longues et pénibles souffrances d’un ami, dit-il, l’avantage de bien connaître la science homœopathique. Uni de cœur à un grand nombre de mes compatriotes exilés , comme moi , de leur patrie par suite des vicissitudes politiques de nos derniers temps , j’ai été témoin oculaire de l’inutilité de toute espèce de médication conseillée ou prescrite à mon ami par le célèbre Albernethy
(1) V. des Guidi , Lettre aux Médecins français , pag. 56 el 37.