CHAPITRE XV
sans de la saignée d’affaiblir sans nécessité les forces de l’organisme, quand ils peuvent les guérir par des moyens directs, doux, innocents? Il y aurait véritablement folie ou condamnable opiniâtreté de ne pas se rendre à l’évidence des faits, et de 11e pas sacrifier ses opinions à la raison, à Futilité générale.
Nous prévoyons une autre difficulté que ne manqueront pas de nous opposer les partisans aveugles des saignées générales et locales : c’est de dire qu’il ne leur paraît point possible qu’un médicament, administré comme le font les médecins homœopathes, à une aussi petite dose, soit susceptible de faire face à des maladies aussi graves que le sont les apoplexies foudroyantes ou toute autre d’une semblable intensité. Certes, un pareil phénomène doit les étonner beaucoup , eux qui sont accoutumés à prescrire les remèdes à scrupules , à dragmes , à onces et même quelquefois par livres. Aussi, après avoir exposé devant eux les faits nouveaux qui combattent et détruisent de fond en comble la fausse pratique des émissions sanguines , que la science homœopathique bannit justement du domaine de Fart de guérir, nous allons nous faire un devoir de les détromper également de l’opinion erronée qu’ils ont conçue et qu’ils entretiennent encore relativement à la prétendue inefficacité des doses infinitésimales employées par l’homœopathie : c’est donc autant pour justifier pleinement nos assertions que pour
satisfaire la curiosité et prévenir toute méprise que nous voulons traiter ce sujet dans le chapitre qui va suivre.