‹ L'esprit de la médecine ancienne et nouvelle comparéesChapitre 125 sur 240 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Difficultés queles médecins de la vieille école suscitent contre la science homœopathique.

Quelques-uns des médecins de l’ancienne école, contraires à la science homœopathique, estiment que les remèdes qu’elle prescrit et qu’elle administre à une dose infinitésimale sont incapables de produire le plus léger effet sur les malades , soit utile soit nuisible; d’autres s’opposent aussi à leur administration, parce qu’ils les considèrent comme autant de poisons dangereux, quoique les uns et les autres opposants appartiennent à la même école.

Il est un fait positif, incontestable, parfaitement reconnu par tous les médecins homœopathes , c’est que les maladies ou affections de l’homme , susceptibles de guérison, cèdent toutes, sans exception, aux remèdes administrés à une dose infinitésimale. Or, la répugnance que témoignent les adversaires de la science nouvelle pour admettre ce fait , n’est nullement fondée ; elle leur

vient d’une prévention défavorable, j’allais dire déraisonnable, puisque l’expérience de tous les jours ou l’observation pratique ne lui sert point de base et la condamne ouvertement. Sur quel fondement , sur quelle raison appuient-ils leur dire ? quelle démonstration fournissent-ils? Rien autre qu’une injuste prévention, qu’une gratuite assertion. S’ils voulaient, un instant seulement, consulter de bonne foi l’expérience, ils ne tarderaient pas à se convaincre de l’efficacité des remèdes homœopathiques, et à s’assurer que leur application à dose infinitésimale est rationnelle, une véritable conquête du génie sur la vieille routine pharmaceutique. Il suffit d’avoir les yeux ouverts, d’aimer le vrai, d’écouter les lumières de la raison, pour ne plus douter de leur puissance et des miraculeux résultats qu’ils procurent.

En effet, il faut suivre la marche de la nature, laquelle veut et commande que les remèdes agissent dans le sens des maladies, pour obtenir guérison, sans dépasser les limites indiquées par l’art de bien observer : en adoptant un système contraire, on s’oppose au succès de la cure. Pareil inconvénient ne manquerait point d’arriver à chaque instant : si l’on voulait administrer les remèdes homœopathiques à la dose ordinaire, on augmenterait alors les maladies plus qu’il ne faut, on élèverait trop la sphère d’intensité de leurs symptômes et on produirait des phénomènes plus ou moins fâcheux. Il existe une sorte de sympathie.

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