CHAPITRE XX
de sa famille : l’on eut recours à nous , Ton nous fit connaître tout ce qui avait été tenté jusque là pour combattre la fâcheuse maladie. Alors nous ordonnâmes : 1° l’usage, durant deux mois, de la sixllionième partie d’un grain d’or feuillé; 2° la teinture arsénicale , à la dose d’une déciUionième partie d’une goutte, alternée quatre fois, avec une quatre llionième partie de teinture de jusquiame. Cette méthode, suivie huit mois de suite, ramena la première fraîcheur du teint et détruisit toute trace de l’affection dartreuse qui défigura si longtemps miss Maria J**\
M. le baron C. de B***, personnage de haute considération sous tous les rapports, était affligé d’une dartre pustuleuse humide occupant la plus grande portion de la tête; les pustules étaient grosses et suintaient une humeur jaunâtre. Cette affection cutanée avait différentes fois résisté aux divers traitements généraux ou locaux, recommandés par d’illustres praticiens de divers pays. Les tentatives que nous fîmes en 1824 furent également inutiles en employant les correctifs et les palliatifs en usage d’après la règle des contraires. Il n’obtenait, de tous ces traitements, que des avantages factices et sans durée. Dès que l’expérience nous eut démontré l’erreur dans laquelle nous étions, nous secouâmes franchement le joug de la vieille école et nous embrassâmes avec joie et bonheur la méthode homœopathique, qui est celle de la nature et de la vérité. Nous sou-
mîmes M. le baron de JET** à la nouvelle méthode, nous lui fîmes prendre alternativement, et à dose infinitésimale , la teinture arsénicale , celle du daphne mezereum, de la clemaüs recta, du rkus radicans, etc., et après dix mois et quelques semaines il fut complètement guéri sans rechûtes d’aucune sorte, tant sont puissants et certains les remèdes et les principes de la science homœopathique !
VI. Une demoiselle anglaise, miss S. P**, âgée de vingt-cinq ans, d’une constitution délicate, avait entièrement perdu l’usage de tout mouvement par suite d’une chûte de cheval qui lui avait lésé l’épine dorsale. Durant trois années, elle fut confiée à d’habiles médecins et chirurgiens, sans obtenir d’améliorations sensibles à sa triste position. Nous fûmes appelés de Londres à Cheltenham, dans le comté de Glocester , où résidait sa famille : là nous fûmes consultés par un chirurgien sur les moyens à prendre pour arriver à la guérison ; mais ne voyant pas la possibilité de prescrire un traitement homœopathique, à cause de la répugnance des uns et de l’autre, nous proposâmes l’usage de l’extrait alcoholique de noix vomique, à la dose d’une douzième partie de grain, ce qui fut agréé. Ce remède, après un certain laps de temps, produisit une amélioration sensible, qui demeura stationnaire arrivée à un certain point, malgré le recours que nous eûmes au moyen d’augmenter successivement la dose du remède, ou de lui substituer la strichnine. Les parents se