‹ L'esprit de la médecine ancienne et nouvelle comparéesChapitre 203 sur 240 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

inutilement réclamé les secours de l’ancienne médecine ; quand on se souvient que Fhomœopathie a surmonté les difficultés les plus notables de la vieille école en substituant aux règles incertaines de l’ancienne médecine les maximes fondamentales qu’elle est allé demander à la nature, il n’est plus possible, ce nous semble, de refuser à la nouvelle science un rang distingué dans le plan d’enseignement des études médicales, à moins qu’on ne veuille demeurer enclos dans le cercle étroit et vicieux des idées reçues, ou s’opposer bien à tort à l’accomplissement d’un acte de philanthropie digne, sous tous les rapports, des progrès de notre siècle. On conçoit aisément qu’il s’agit ici de l’établissement d’une chaire d’homoeopathie qui, ainsi que nous l’avons fait voir, est la véritable science médicale de la nature, et dont l’utilité répond avec succès, franchise et promptitude à l’expectative de l’humanité souffrante.

Le principe d’améliorer le sort de nos semblables est un besoin que la main de la nature a gravé dans le cœur humain et qui domine toutes les passions. C’est à ce noble sentiment qu’il faut rapporter l’idée première de la belle institution des hospices et des hôpitaux que la charité chrétienne a fondé et que soutiennent les âmes généreuses et les gouvernements sages. Or, si tel est le fait que nous signalons, pourquoi se refuserait-on d’écouter aujourd’hui la voix de l’humanité, qui réclame à bon droit sa conservation que l’homœo-

patliie peut lui garantir et que ses grandes ressources lui démontrent savoir prolonger, tandis que Fhumanité attendrait en vain les mêmes avantages de la médecine ordinaire, puisque ses moyens sont insuffisants et qu’ils ne répondent nullement au véritable but de la nature et de Fart ?

Personne n’ignore que les premiers hommes convinrent entre eux de vivre en famille, afin de se porter mutuellement les secours nécessaires dans toutes les occasions d’attaque de la part d’autres familles ou des bêtes fauves. Chacun d’eux promit , pour sa partie , de concourir au bien-être de la société par son œuvre physique, intellectuelle, politique ou morale. Ce contrat était noble et assurait l’existence de tous. Voyons maintenant si, depuis que l’homœopathie a offert et apporté un visible soulagement à Fhumanité souffrante, si, disons-nous, à la vue d’un pareil bienfait, on a songé à établir une chaire publique d’une science aussi utile dans toutes les écoles médicales de l’Europe savante : non, l’on n’y a même pas songé ; car, excepté les universités de Heidelberg, de Munich, de Vienne, de Fribourg, etc. , où l’on enseigne la nouvelle doctrine, il n’est point venu à notre connaissance que l’on puisse citer d’autres fondations de ce genre dans les autres écoles de médecine.

Cependant une voix unanime réclame partout les améliorations remarquables que des progrès bien entendus ont apportées dans les institutions

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