CHAPITRE XXV
anciennes , et certes celles qui intéressent le plus intimement la santé et la conservation de l’homme, mériteraient bien une préférence positive à tant d’autres perfectionnements industriels. D’ailleurs, si les avantages que présente l’homœopathie sur les autres méthodes suivies jusqu’ici pour arriver à la guérison des maladies, ne sont point illusoires ou imaginaires, s’ils résultent réellement de l’expérience , quelle raison pourrait-on donner pour ne pas faire jouir tous les pays de ces mêmes avantages par le moyen de l’enseignement ostensible de l’homœopathie, qui les procure avec autant de certitude que de succès ? En un mot, si, comme nous l’avons démontré dans tout le cours de cet ouvrage, l’homœopathie répond effectivement au but de la nature en guérissant les maladies par des remèdes simples, innocents et sûrs, si elle met ses partisans en garde contre les erreurs que commet le plus souvent l’ancienne médecine, pourquoi vouloir priver de ses bienfaits les peuples civilisés, ce qui arriverait indubitablement si l’on persistait à leur refuser l’enseignement public de l’homœopathie , qui, ainsi qu’on en a acquis la preuve, a toute supériorité sur la médecine ordinaire ?
Il est enfin du devoir de tout praticien sensé de marcher d’accord avec le progrès de son art , et non pas de s’en tenir aveuglément aux idées communes qjii ne sont point à la hauteur du siècle; ce devoir est d’autant plus pressant qu’il s’agit de
s’approprier les nouvelles découvertes médicales pour les appliquer à la conservation de la famille humaine. Telle a été l’expression de la nature en révélant la loi des semblables , origine des nouveaux faits ; elle a voulu en faire le don précieux à tous les peuples de la terre, qui ont un droit égal à leur conservation. Ce serait donc manquer en même temps à la nature , à la science , à l’humanité que de négliger plus longtemps d’adjoindre aux autres chaires des Universités la chaire d’homœopathie ; autrement, il n’y aura qu’un petit nombre d’individus qui jouiront , en attendant , des salutaires effets de la nouvelle médecine, car, il faut le dire, c’est faute de son enseignement public qu’on la voit encore aujourd’hui adoptée par trop peu de médecins.
C’est par les lumières de la science homœopathique que l’on s’assure , non-seulement de l’incompatibilité des remèdes de diversion ou de dérivation avec le véritable but de la nature et de l’art, mais encore de l’insuffisance ou de l’incertitude d’action faussement expérimentée des autres moyens de la médecine ordinaire. En effet, tous les remèdes de diversion ou de dérivation , tels que la saignée, les sangsues, les ventouses, les vésicatoires, les sétons, les cautères, les purgatifs, etc., etc., sont tous des moyens indirects, mécaniques, transitoires, puisqu’ils n’exercent aucune action thérapeutique directe ou permanente; ils suspendent momentanément les mala-