‹ L'esprit de la médecine ancienne et nouvelle comparéesChapitre 208 sur 240 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

des médecins dévoués à l’ancienne méthode et en quelque sorte oublieux des instructions contenues dans le rescrit royal (1).

Il est incontestable aujourd’hui que la ville de Londres possède une institution homœopathique, laquelle offre la garantie et en même temps la preuve irrévocable de l’utilité delà nouvelle médecine. Là il est permis aux médecins des diverses écoles d’y observer chaque jour, et, pour bien dire, à chaque instant le résultat de la méthode homœopathique que l’on suit pour le traitement des différentes maladies.

L’établissement est ouvert au public tous les samedis; ce moyen met chacun à même d’apprécier les attaques des ennemis de l’homœopathie et de se persuader de sa supériorité sur toutes les méthodes préconisées jusqu’ici. L’observation oculaire des heureuses guérisons qu’on lui doit est l’argument le plus puissant contre les sophismes débités par ses adversaires et la preuve la plus convaincante de la puissance des ressources de la science qui les dirige. Il y a, de plus, dans la capitale de l’Angleterre, plusieurs dispensaires qui ne tarderont pas à être convertis en hôpitaux, puisque de nombreuses souscriptions vont bientôt en fournir les moyens.

Depuis plusieurs années Paris compte, aunom-

(1) Voir le Rapport du docteur À. Gérard Hull. Londres,

bre de ses institutions médicales, la Société gallicane homœopathique > une maison de santé homœopathique, dirigée par un médecin homœopathe distingué, un journal homœopathique, plusieurs dispensaires et un grand nombre de praticiens homœopathes non moins zélés qu’expérimentés. La belle et savante Italie, où l’auteur a vu le jour, vante déjà un grand nombre de médecins de la nouvelle école, de médecins homœopathes de haut mérite. Ils se sont distingués par leur zèle et par leurs savantes productions. Chaque année, à une époque déterminée, la ville de Genève voit se tenir des séances homœopathiques sous la présidence du docteur C.-E. Peschier, l’un des savants rédacteurs de la Bibliothèque homœopathique qui se publie en cette cité. On vient d’inaugurer à Païenne une académie homœopathique sous la présidence du docteur André Bartoli ; on y donne des consultations, on y traite gratuitement les malades pauvres, etc., etc. Tous ces faits sont incontestables et justifient l’intérêt qu’inspire aux hommes impartiaux la nouvelle médecine, dont l’importance sera sentie par les médecins allopathes du moment qu’ils l’étudieront à fond avant de la pratiquer ; car, ainsi que nous l’avons déjà dit , la simple lecture des ouvrages publiés sur l’homœopathie ne suffit point pour en apprécier toutes les ressources, ni se faire une idée des particularités qu’enseigne successivement l’expérience. Le livre le mieux fait, le plus étendu sur une partie

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