CHAPITRE YII
garde la faiblesse indirecte, que Brown faisait résulter à tort de l’excès des stimulants. Ici , selon l’expression deTommasini, la découverte faite parRasori de l’action contre-stimulante des nombreuses substances crues faussement stimulantes par Brown , détruit complètement sa première maxime ; quant à la seconde , celle de croire la faiblesse indirecte provenir de l’excès de stimulants, et de la déclarer comme cause d’un grand nombre d’autres maladies asthéniques , fut également ruinée par la démonstration de Rasori, que le nombre des maladies sthéniques, ou d’excès de stimulus , est plus grand que celui des maladies asthéniques. « La supériorité du nombre des unes à celui des autres , ajoute Tommasini , est confirmée par l’observation pratique. Elle prouve aussi que l’inflammation , distinguée par Brown en sthénique et en asthénique , est une maladie toujours d’excès de stimulus , et par conséquent produisant seulement des maladies sthéniques de la même espèce. »
Selon les partisans de la nouvelle doctrine médicale italienne , la majeure partie des maladies et des fièvres provient d’une inflammation aiguë ou chronique , apparente ou cachée. « De quelle part qu’on examine cette inflammation , disent-ils encore, elle est toujours une maladie sthénique, toujours semblable à elle-même , ou du moins offrant pendant toute sa durée toujours le même caractère. » Admet-on , avec Brown , que la prétendue
phlogose asthénique, ainsi qu’un très grand nombre d’inflammations chroniques proviennent de faiblesse indirecte , on est certain que l’on commet , ainsi que Brown , une grave erreur.
Les mêmes partisans de la doctrine italienne font remarquer que , dans plusieurs cas de maladies , il se développe , sans qu’on puisse en assigner la cause, une diathèse de stimulus au milieu même des symptômes qui dénoncent l’abattement vital le plus visible. Cependant, toujours selon eux , la diathèse sthénique ou de stimulus , ou , comme d’autres disent, le mal phlogistique ne peut être combattu que par l’usage des contre-stimulants. Or, ajoutent-ils, cette observation nous confirme de plus en plus que le nombre des maladies shténiques surpasse de beaucoup celui des maladies asthéniques , contrairement à l’assertion de Brown , qui voulait que les asthéniques dépassassent considérablement les sthéniques.
Enfin , les médecins contre-stimulistes , à l’instar du docteur écossais , réduisent toutes les maladies en deux classes : la première renferme les maladies provenant d'excès de stimulus , la seconde celles qu’ils disent naître du défaut de stimulus ou de faiblesse. De plus, toujours à l’exemple de Brown, ils distinguent les unes et les autres de ces affections diverses résultant du simple désordre d’une partie donnée du corps , ou bien d’un état d’irritation locale. Cette séparation des maladies par excès , par défaut de stimulus et par suite