‹ L'esprit de la médecine ancienne et nouvelle comparéesChapitre 81 sur 240 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

fumant du tabac. Chomel et d’autres doctes écrivains ont vu surgir des convulsions par suite d’abus du tabac , et Zacuto, Portugais d’origine , guérissait les différentes espècés d’épilépsie au au moyen d’un sirop obtenu du suc des feuilles de cette même plante.

IV. » Murray rapporte encore que l’huile d’anis appaise les douleurs de ventre et les flatuosités provenant de l’usage des purgatifs. De leur côté , Fores! et d’autres font mention de douleurs de ventre et de coliques causées par l’usage de l’huile d’anis.

V. » L’asthme que l’on appelle hypocondriaque, a été guéri par Goëritz en recourant à l’usage du colchique. Stoerk en employant le même végétal, fit disparaître une dyspnée qui se montrait sous les apparences d’une hydropisie de la poitrine. Qui pourrait dire que l’on n’a pas suivi dans le traitement de ces maladies la loi des semblables, quand on saura qu’à l’aide du bulbe du colchique on peut faire naître un espèce d’asthme et de dyspnée? Cette observation appartient à Berge.

VI. » D’après l’assertion de Muralto, le jalap détermine des douleurs de ventre accompagnées d’agitation et d’inquiétudes; d’une autre part, Wedel nous apprend que le jalap est susceptible de guérir les enfants tourmentés des mêmes douleurs. Il en est de même des feuilles de séné : Murray dit qu’elles causent des douleurs de ven-

tre et des veilles , et Detharing parvint à les guérir en employant des feuilles de séné.

VII. » Murray guérissait les yeux chassieux et une sorte d’ophthalmie au moyen de Ueufraise ; de son coté, Lobelio nous dit que cette plante est capable de déterminer une inflammation des yeux.

VIII. » Lange assurait avoir bien trouvé U usage de la noix muscade dans les affections hystériques; selon Cullen,ce fruit, donné à grande quantité, produit l’abattement des sens et amène une totale insensibilité chez les femmes à l’état normal.

IX. » Linné et d’autres savants écrivains attestent que l’usage intérieur de l’aubépine guérit une espèce d’hydropisie. Schwenckfeld détermina cette maladie par l’application de l’écorce de cet arbrisseau sur le bas-ventre.

X. » Hoffmann, Vogel et plusieurs autres médecins aussi célèbres , d’une part , ont guéri par l’usage de l’étain une espèce de phthisie pulmonaire , des fièvres éthiques , quelques espèces de catharres chroniques et même une dyspnée,. humide; de l’autre part, ils nous apprennent que l’étain est susceptible de causer une espèce de phthisie à qui se trouve dans l’état de santé.

XI. » D’après le témoignage de Thunberg, de Luzuriaga et autres, le plomb a la propriété de causer des obstructions opiniâtres et des douleurs iliaques; Angelo Sala l’a employé avec succès

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