CH.-M. COUYBA
Sénateur, Rapporteur du budget de l'instruction publique.
Cette lettre était accompag-née de ce commentaire du
rédacteur universitaire du Temps. — Encore une fois, il y
soutient notre point de vue et joint au nôtre son effort.
Nous ne saurions mieux faire que de reproduire cette
critique excellente :
La lettre de M. Goujba, concernant la réforme de l'enseig-nement secondaire en 1902, est un document un peu contradictoire,àlafoisune apolog-ieetunaveu.
L'honorable sénateur prétend ne se prononcer que sur des faits, et il invoque des opinions particu-
lières. Lestémoig-nag-es qui contrarient son sentiment lui paraissent suspects et entachés de vieille rhétorique ; mais il trouve de tout autres garanties d'indépendance et d'impartialité dans les enquêtes administratives. Il se réclame des leçons de l'expérience ; mais il n'entend pas les avertissements de l'expérience faite dans tous les milieux et qui grondent de tous côtés. Il traite de haut le Comité des Forges de France ; mais il oublie que la réponse du ministre de l'instruction publique n'est rien moins que triomphante, et qu'elle méconnaît une partie de la pensée de M. Guillain et de ses collègues, qui réclament le rétablissement des humanités classiques toujours davantage mutilées. Il marque d'abord une grande confiance dans cette « œuvre féconde » — surtout en mécomptes qu'il reconnaît dans la dernière partie de sa lettre. Il nie la crise du français, non sans distinguer plusieurs d'entre les raisons qui l'aggravent. Enfin, il tient cette crise pour une fable, tandis qu'il s'appuie sur un rapport optimiste, qui se termine ainsi : (.<... Mais les élèves de second rang euxmêmes écrivaient, en général, sans incorrection et sans faute d'orthographe. // nen est plus ainsi aujourd'hui. Le souci de la correction et de l'orlhograplie semble s'être affaibli chez un trop grand nombre de nos enfants et de nos jeunes gens. »
QUELQUKS LETTRES