‹ L'esprit de MontesquieuChapitre 4 sur 51 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

siècle dernier, leur autel coûtre l'autel de Dieu, et reçu les hommages, pour ne pas dire l'encens des hautes classes; c'est eux qui ont fait descendre le fils de saint Louis, du haut de son trône, jusqu'aux marches d'un échafaud ; ils auraient détrôné Dieu, s'ils avaient pu. On les nomme Voltaire et Rousseau. II avait fallu des siècles pour établir la monarchie chrétienne. Par un terrible et logique retour des choses, depuis cent ans, grâce à ces hommes néfastes, nous nous efforçons en vain d'établir la société dans le vide, d'affermir la liberté sur le doute, le bonheur sur la richesse et les sens, la royauté, séparée de Jésus-Christ, sur la glissante superficie d'un parlement ou sur le Ilot mobile de la volonté populaire.

Après Voltaire et Rousseau, viennent Montesquieu et Buffon. Ces quatre mauvais génies, variés dans la forme, sont les mêmes dans le fond. Il est nécessaire de les définir pour faire mieux comprendre Montesquieu et son rôle. C'est le but de cette préface.

Ils ont pu se détester entre eux; ils ont

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