‹ L'esprit de saint François de SalesChapitre 7 sur 34 · PS. LXII · texte numérisé non relu

PS. LXII

(2} Thren. m, 25.

(ô) Gant. 1, 2.

t-il soupirer un peu sous la croix, puisque, pour régner avec lui, il faut avec lui souffrir et mourir!

« Oh! continuait -il, que c'est une bonne chose de » ne vivre qu'en Dieu, de ne travailler qu'en Dieu, de » ne se réjouir qu'en Dieu ! Désormais , moyennant la >> grâce de Dieu , je ne veux plus être à personne , » ni que personne me soit rien, sinon en Dieu et pour » Dieu seul. J'espère accomplir cela après que je me » serai bravement humilié devant lui. Vive Dieu! il » me semble que tout ne m'est plus rien qu'en Dieu , » dans lequel maintenant et pour lequel j'aime plus » tendrement les âmes.

« Eh! quand sera-ce que cet amour naturel du sang, » des bienséances , des correspondances , des sympa- » thies et des grâces sera purifié, et réduit à la parfaite » obéissance de l'amour tout pur du bon plaisir de » Dieu! -Quand sera-ce que cet amour-propre ne dési- » rera plus les présences , les témoignages, les signi- » fications extérieures , mais demeurera pleinement » rassasié de l'invariable assurance que Dieu lui donne » de sa perpétuité ! Que peut ajouter la présence à un » amour que Dieu a fait , qu'il soutient et maintient ? » Quelles marques de persévérance peut-on exiger dans » une unité que Dieu a créée ? La présence et la dis- *> tance n'apporteront jamais rien à la solidité d'un » amour que Dieu a lui-même formé. »

En entendant ces paroles de la bouche du Bienheureux, mon cœur était embrasé d'un feu divin. Oh!

quand sera-ce que nous aimerons dans le ciel, invariablement et sans interruption , Celui qui nous a aimés d'une charité éternelle , et dont la miséricorde nous a attirés à son amour !

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