‹ L'esprit des bêtes (volume 4)Chapitre 10 sur 63 · RS OR CE RE CS OP PU 9 IS I PE · texte numérisé non relu

RS OR CE RE CS OP PU 9 IS I PE

fera cadeau à la rose double, parce que la rose double avait donné la solution du problème de Malthus, bien avant que celui-ci eût reçu un nom parmi les hommes ; parce que la rose double avait dit, dès le lendemain de son invention par les Rhodiens : qu’une fleur qui devient double est une fleur qui transforme ses étamines en pétales, qui, par conséquent, devient stérile par exubérance de sève et de richesse. C'est-à-dire, Monsieur le vicomte, qu'aussi longtemps que la misère ira croissant, la fécondité du sexe suivra une marche analogue, et qu’il n’existe qu'un seul moyen de mettre un frein à cette fécondité toujours croissante, à savoir : d'entourer toutes les femmes des délices du luxe. Hors du luxe, hors de la richesse générale, point de salut !

Que si vous refusiez d'en croire la rose double sur parole, Monsieur le vicomte, je vous renverrais à l’opinion de la vache grasse et de la jument grasse, qui vous diraient les mêmes choses, absolument les mêmes choses que la rose double. Enfin, que si cetie imposante unanimité de témoignages ne suffisait pasencore à vous bâtir une conviction inébranlable, je vous appellerais en dernier recours devant l'autorité des carpes de la Sologne. Vous n'êtes pas sans avoir été en relations avec les propriétaires des étangs de la Sologne, vous, Monsieur le vicomte, qui êtes un riche propriétaire du Loiret. Or, demandez à iceux comment ils se conduisent à l'endroit de la multiplication de la carpe; ils vous répondront que les étangs de la Sologne sont si favorables à la croissance des carpes, que la rapidité du développement de leur taille (luxe) les rend tout à fait infécondes! et qu'ils sont obligés, eux propriétaires , pour conserver de la graine de leur poisson, d’avoir des carpières de misère où ils tiennent les carpes exclusivement destinées à la reproduction. Ces carpières spéciales à la reproduction sont d’étroites pièces d'eau où les carpes femelles sont entassées par myriades, sont .les unes sur les autres, meurent de faim, en un mot. Ne pouvant profiter, ces carpes pondent, et ces pondeuses fécondes ont été baptisées en Sologne du nom significatif de peinard. Comprenez-vous , Monsieur le vicomte , comprenez-vous l’analogie qui existe entre la carpe ci-dessus et la femme du peuple dont la fécondité vous alarme justement ! Ces ménages entassés les uns sur les autres dans les étroites carpières des cités industrielles ,

ces marmots qui pullulent dans les bas-fonds defnos sociétés, c’est le peinard humain. Je vous avais demandé le prix de 4200 franes pour la rose double, je me reprends ; je demande que le prix soit distribué à la rose double et au peinard de la Sologne, ex œæquo. Que les peuples seraient heureux, mon Dieu! si les gouvernements étaient analogistes !

Politique transcendante ou astronomie transcendante , c’est tout un pour l’analogie, le firmament ne Jui pèse pas plus que la société dans la main. La rose double et le peinard ont dit la solution du problème de Malthus; voici venir le caractère passionnel du nombre 4 et du nombre 7, qui va nous donner le mot d’une énigme indéchiffrable et qui intriguait tous les astronomes depuis des siècles. Pourquoi, se demandaient tous les jours avec angoisse ces savants désorientés, pourquoi le créateur n’a-t-il accordé que 4 satellites à Jupiter qui est la plus grosse des planètes du tourbillon, tandis qu'il en a confié 7 à Saturne, 8 à Herschell, 5 à la Terre ? Évidemment il s’est glissé quelque erreur dans ces comptes , le bon Dieu s’est trompé. — Dieu ne s’est pas trompé le moins du monde, répond l’Analogie : la passion de familisme module par 4; la planète Jupiter est cardinale de familisme, ainsi qu'il a été prouvé plus haut par la nature des dons qu’elle a faits à la Terre (vache et pomme de calville), — donc, Jupiter est forcé de se contenter de 4 satellites... Il faut bien, en effet, que les planètes qui représentent des passions plus relevées que le familisme, soient accompagnées dans leurs voyages d’une suite plus nombreuse , en témoignage de la supériorité de leur grade. La Terre a 5 satellites, ou du moins elle pourrait les avoir, parce qu'elle est cardinale d'Amitié, et que l'amitié module par 5, nombre confus; Saturne a 7 satellites parce que l'ambition module par 7. Maintenant pourquoi le cortége d'Herschell qui est aussi une planète pas plus grosse que rien relativement à Jupiter, se compose-t-il de 8 lunes , du nombre précisément double de celui des satellites de Jupiter ? El est clair qu'il y a une intention secrète de Dieu dans cette proportion de satellites. — L'intention se devine sans peine. Herschell est cardinale d'amour, Jupiter de familisme; Herschell est touche hypermineure du clavier, Jupiter touche hypomineure; 2 est le nombre du couple, eh bien, 8 est la troisième puissance de 2 , tandis que

INTRODUCTION. D3 4 n’en est que la seconde... Cela signifie que l'amour porte le bonheur sensuel au cube, tandis que le familisme ne l'élève qu’au carré. C’est la même raison, mon Dieu, qui fait que l’éllipse a deux foyers et que la parabole n’en a qu’un. Quand je disais qu'il était impossible de toucher à une branche de l'arbre de la science sans les faire remuer toutes. Je m'étais parfaitement promis de ne pas dire un seul mot de la géométrie passionnelle, de passer tout contre sans y entrer; mais le moyen d'éviter un malheur quand la logique et la passion vous entraînent! Voyons, puisque je suis tombé dans le guépier sans le vouloir, que j'essaie de m'en tirer par la théorie des quatre sections coniques. Dix lignes, ce sera toujours bien une dizaine de solutions de problèmes complètement inédites.

D. — Pourquoi dans le cercle, première section du cône, première courbe fermée, tous les points de la circonférence sontils également éloignés du centre ? Pourquoi tous les rayons sontils égaux?

R. — Parce que le cercle est la figure de l'amitié, passion cardinale de l’enfance, qui n’admet ni ordre , ni rang, ni hiérarchie et où le ton de l'égalité et de la familiarité domine. Ici tous les individus sont égaux comme les rayons du cercle, et la forme du groupe vise fatalement au rond. Les petites danseuses viennoises qui eurent tant de succès sur la scène du grand Opéra de Paris et qui étaient au nombre de 32, je crois, n'étaient jamais plus applaudies que lorsqu'elles exécutaient des évolutions circulaires. Les figures chéries de l’enfance affectent invariablement la forme sphérique, la balle, le cerceau, la bille; les fruits qu’elle aime de préférence aussi : la cerise, la groseille, la pomme d’api, la tourte aux confitures. Je suis encore obligé de m'’arrêter dès les premiers mots, parce que je sens que je suis prêt à m'’engager dans les plus hautes considérations de Gastrosophie et de Gymnastique passionnelles, encore deux sciences nouvelles , deux notes d’une gamme scientifique qui a pour pivot l'hygiène passionnelle, une science cardinale qui s'occupe de purger le globe et l'humanité de toutes leurs maladies morales et physiques.

Mais sans parler de Gymnastique ou plutôt de Gymnosophie passionnelle, mettons sur le tapis une chose que tout le monde a sous les yeux tous les jours, ces jeux des groupes enfantins aux

Tuileries. L'analogiste qui a observé les jeux avec une attention suivie, n’a pas été sans remarquer une différence caractéristique dans le choix des amusettes et des exercices favoris des enfants des deux sexes. C'est tout naturel. Le sexe majeur a sa force à développer, l’autre sa grâce ; chacun travaille de son mieux à exercer ses muscles dans la direction de ses destinées; le garçon apprend à courir et à lutter, parce qu'il est destiné à la course et à la lutte. La nécessité n'étant pas la même pour la jeune fille qui n’est pas destinée à disputer ni à courir, mais à être disputée et courue , la jeune fille s’abstient généralement de ces ‘exercices violents. Elle sait bien que ses petits pieds n’ont pas été taillés pour la marche, mais pour la danse, car la femme a cela de commun avec les types les plus charmants de l’espèce féline qu’elle bondit et qu’elle saute avec plus de grâce et de facilité qu'elle ne court, et elle ne cherche point à forcer la vocation de ses petits pieds. Qu’a donc remarqué notre observateur dans le caractère des jeux de l’enfance féminine ? Il a remarqué dans la physionomie de ces jeux une propension décidée vers l’ellipse.

Je compte, en effet, parmi les exercices favoris de l’enfance féminine le volant et la corde ; le volant, un pauvre cœur aïlé qu’on se renvoie de l’une à l’autre avec tous les artifices de la coquetterie ; la corde, la haute école de la souplesse, de la grâce et de l’élasticité. La corde et le volant décrivent des courbes elliptiques ou paraboliques. Pourquoi cela? pourquoi si jeune encore, cette préférence du sexe mineur pour la courbe elliptique, ce mépris manifeste pour la bille, la balle et la toupie ?

Parce que l’ellipse est la courbe d'amour, comme le cercle est celle d'amitié. L’ellipse est la figure dont Dieu, de sa maïn d'artiste, a profilé la forme de ses créatures favorites, la femme, le cygne, le coursier d'Arabie, les oiseaux de Vénus ; l’ellipse est la forme attrayante par essence ; l’ellipse a deux foyers!!.…. deux foyers comme l’amour, deux foyers dans chacun desquels s’absorbent fatalement tous les rayons partis de l’autre, — comme dans le véritable amour, où pas une pensée ne part du cœur de l’un des deux amants qui n’aboutisse exclusivement à l’autre. N'est-ce pas que cette courbe fermée dont les foyers absorbent mutuellement leurs rayons, est bien la vraie image de ce monde des amoureux qui n’est peuplé que de deux êtres , elle et lui!

N'est-ce pas que la définition de l’ellipse répond bien à celle-ci : L'amour, c’est de l’égoisme à deux !

Les astronomes ignoraient généralement avant cette explication pour quelle cause les planètes décrivaient des ellipses et non pas des circonférences autour de leur pivot d'attraction ; ils en savent maintenant sur ce mystère autant que moi. Mais poursuivons le cours de la section conique.

L’ellipse se déchire et s'ouvre ; un des foyers a brisé sa prison, et les rayons du foyer fidèle vont chercher à l'infini le foyer fugitif qu'ils ne rencontrent pas. Alors les mauvaises langues rapportent que c’est la monotonie du régime conjugal qui a provoqué la séparation, et elles partent du particulier pour conclure au général, disant que l’hyménce est le tombeau de l’amour. Mais les analogistes consciencieux ne voient rien de scandaleux dans cette métamorphose de l’ellipse en parabole. Ils trouvent naturel, au contraire, que l’ellipse, courbe d'amour, engendre la parabole, courbe du familisme, comme l'amour engendre la famille. Les enfants venus, il fallait bien que la flamme égoïste des parents s’épuisât, que l’égoïsme à deux devint de l’égoïsme à trois, à quatre, à cinq. Un des foyers a disparu, c’est très-vrai, mais la tendresse du père et de la mère rayonne à présent vers l'infini, vers les générations futures auxquelles la génération actuelle se lie par les enfants. Cette faculté de rayonnement de la courbe parabolique vous explique pourquoi le miroir parabolique (véverbère) est le plus réfléchissant de tous les miroirs, pourquoi le rayon jaune, couleur du familisme, est le plus lumineux de tous les rayons du prisme. Decamps, Eugène Delacroix, Diaz, Baron, qui sont de si grands coloristes, ignoreraient peut-être encore sans moi cette particularité intéressante de la parenté du rayon jaune avec le réverbère et l'amour maternel. Le physicien a désormais l'œil ouvert sur un horizon nouveau, l’optique passionnelle.

Mais voici que la parabole s’exagère à son tour et vire à l'hyperbole. Après l'amitié l'amour; après l'amour la paternité; après la patermité l'ambition ; après le cercle l’ellipse; après l’ellipse la parabole ; après la, parabole l’hyperbole. L'hyperbole est la courbe de l'ambition ; la quatrième section conique symbolise la quatrième affective. Admirez la persistance opiniätre de l’ardente

asymptote, poursuivant l'hyperbole d’une course échevelée ; elle approche, elle approche toujours du but qu’elle ambitionne d’atteindre, mais elle ne l’atteint pas. Qui ne reconnait dans cette image saisissante l'aspiration de l'âme humaine emportée vers l'infini par une force toute puissante, et s’en rapprochant toujours et ne l’atteignant jamais ; heureusement jamais. Cette aspiration perpétuelle, c'est évidemment la poésie, c’est l’art révant toujours un type du parfait idéal, qui s'éloigne sans cesse, mais qui va aussi s’embellissant toujours, et toujours vous appelle plus pas sionnément à lui. Le beau, mobile d'attraction ; l'idéal, utopie d'aujourd'hui, mais vérité de demain; Vart ou la poésie, puissances d’incarner l’idéal, de prédire et de devancer les temps. Dieu m'est témoin que c’est le manque d'espace et non le man— que de bonne volonté qui m'empêche de loger ici une théorie complète d'esthétique passionnelle qui ‘aurait distancé celles de Gæthe et de l'abbé Batteux, comme la locomotive distance le coucou.

Je ne sais pas si je me trompe, mais j'ai idée qu'une jeune personne un peu intelligente qui aurait assisté à une lecon trèsbien faite sur l’ellipse et ses analogies, reviendrait facilement de ses préventions contre la géométrie ; j'estime également que la qualification de géomètre ne tarderait pas à perdre ce qu'elle a aujourd’hui d'injurieux.

Si l’analogie passionnelle est parvenue à orner de fleurs la table de Pythagore et le carré de l’hypothénuse, où n’en sèmera-t-elle pas ! C'est-à-dire que je ne pense pas qu'aucun établissement public de Paris possède une salle assez vaste pour contenir la foule des deux sexes qu’attirerait la simple annonce d'un cours de chimie, de physique, ou d'astronomie passionnelle. Je ne suis pas ambitieux, j'ai fait des députés et n'ai pas voulu l'être , sous prétexte que je ne payais pas le cens; je ne demande que le talent de parole de Lamartine avec le droit d'ouvrir un cours de botanique passionnelle. Elles viendraient, pour m'entendre, de Naples et de Stockolm, peut-être de plus loin. et pourtant chacun devine que l’enseignement de la botanique passionnelle n'est pas däns les dons de l’homme, et que l'interprétation du langage des fleurs exige une imagination plus subtile et plus délicate que la nôtre. En Herschell et en Jupiter, les cours de

botanique sont professés par de jeunes vestales de dix-huit à vingt ans, désignées à cet emploi par un charme d’élocution et de beauté sans égales. Quand je dis dix-huit à vingt ans, c’est pour me conformer au langage de la Terre, puisque les années de Jupiter sont plus de quatre fois aussi longues que les nôtres, et que l’âge du vestalat n’y commence qu'aux environs de la centaine. On se tromperait aussi très-fort si l’on supposait que la science des fleurs n’est qu'une science d'agrément ; toutes les sciences passionnelles sont sciences composées, réunissant toujours l’agréable à l’utile. Par exemple, une des branches les plus intéressantes de la botanique passionnelle est celle qui a nom l’algèbre médicinale. L’algèbre médicinale est l’art de découvrir le spécifique infaillible de toutes les maladies, à la simple inspection du caractère ou de la dominante passionnelle d’une fleur. Je n'ai pas déshonoré ma jeunesse à disséquer des cadavres, je l'ai noblement dépensée à aimer, et pourtant je ne voudrais pas m'adonner plus d’un mois à l'étude de l'algèbre médicinale sans arriver à découvrir des secrets de pharmacie merveilleux. Ma volonté bien formelle est de ne pas mourir cette fois-ci avant d’avoir légué à la race canine un témoignage de mon estime et de mon affection, un spécifique certain contre l'hydrophobie. L’algèbre médicinale explique à priori comme quoi le suc du grenadier doit être mortel au ténia; car le ténia, le reptile immonde et parasite qui vit du plus pur du sang de l’homme, est l'emblème du négoce parasite qui vit de la plus pure substance du travail social, et le grenadier symbolise l’a pôtre du principe de solidarité et d'association fraternelle qui doit tuer le négoce.

Ainsi, l’analogiste explique toutes choses, Et trouve sous ses pas des fleurs toujours écloses.

On n’est ni musicien ni peintre, et pourtant on se fait fort de dire les raisons de l'accord des deux notes /a et m1, des deux couleurs orangé et azur. L'azur est la couleur d'amour, l’orangé, celle de l’enthousiasme et de la composite. L'amour est la passion génératrice d'enthousiasme ; done accord parfait entre les deux rayons. Mais le #2 aussi est la note d'amour, la note bleue; le /& est la note de composite, la note orangé... donc accord parfait du

la avec le mi. Pourquoi maintenant des deux sensibles fa et si, l'une, la première, aspire-t-elle toujours à descendre, Vautre toujours à monter? Le si aspire à monter, aspire à l’uf supérieur, parce que la note si est la sensible majeure, et que dans le mode majeur le supérieur entraîne l’inférieur. La note fa aspire à descendre vers le #1, parce que dans le mode mineur c’est l’inférieur qui entraîne le supérieur. Je ne sais pas si le lecteur s’est aperçu qu'on venait de lui révéler par mégarde la théorie natu— relle de l’écriture musicale. Puisque chaque note de la gamme musicale a sa couleur, il s'ensuit qu’on ne doit l’exprimer sur le papier ni avec des chiffres comme le veut Rousseau, ni avec des croches comme le veut l’Aretin, mais qu'on doit l'écrire avec des couleurs. Avec cette écriture-là Vapténtieogé de la lecture musicale, qui demande aujourd’hui dix ans, pourrait bien coûter cinq à six lecons d’une heure chaque.

On n’est pas astronome non plus et l’on sait le nom des planètes à découvrir, et le nom qu'elles portent, et la place qu’elles occupent dans le ciel, et les plantes et les bêtes auxquelles elles ont donné le jour. Et quels autres, s’il vous plait, que des analogistes eussent eu le courage de revendiquer pour notre globe son légitime droit à l’escorte de cinq satellites, et de prouver que c'était un malheur temporaire qui le privait aujourd'hui de l'exercice des quatre cinquièmes de ses droits. Car enfin Ja brièveté de notre existence et le chiffre effrayant des maladies qui en désolent le cours, et les épidémies, et les volcans, et les tremblements de terre qui déchirent les entrailles de notre infortunée cardinale, et lui font vomir le feu, tous ces douloureux phénomènes, dis-je, attestent trop cruellement que sa santé n'est pas parfaite. Je ne voudrais pas retirer à M. Leverrier, qui est un grand calculateur et un grand astronome, un iota de sa renommée ; mais M. Leverrier me permettra cependant de lni dire que les analogistes avaient parcouru sa planète en tous sens plus d’un siècle avant lui, et qu’ils s'étaient même permis de la nommer et d’en rapporter diverses productions. Oui, les analogistes savent depuis quarante ans et plus l’arome typique de la planète de M. Leverrier, et si je ne demande pas à l'illustre savant d’où provient le tabac, c'est que je crains de l’embarrasser par une question insidieuse; c’est que j'ai peur que l'illustre savant ne

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