BÉLIER. — BREBIS
La prudence m’interdit la franchise sur la question de la Brebis, du Mouton et de l’Agneau. Disons que le Bélier nous est venu du Mouflon, et qu’il a gagné à la perte de sa liberté. L’homme mange plus que le Loup.
La fable du Loup et de l’Agneau, les moutons de Béranger, toutes les littératures du monde, ont raconté le sort du Mouton et de la brebis. Le Rédempteur du monde, le bon pasteur qui donna sa vie pour ses Brebis, a choisi pour luimême le symbole de l’Agneau ; ce qui ne l’empêcha pas de dire qu’il était venu pour la guerre. J’estime peu les peuples moutons qui se laissent tondre. Innocence , candeur et résignation dans la souffrance, sont vertus d’Irlandais dont je ne veux pas pour la France. Et je dis qu’il est grand temps que l’agneau cesse de servir de victime, et je fais des vœux pour que le prolétaire sorte de son purgatoire après six mille ans de misère et d’attente. Mon Dieu! mon
Dieu ! quand donc ferez-vous enfin passer à votre gauche tous ces bouchers et tous ces mauvais pasteurs !
LE COCHON D'iNDE.
Le Cochon d’Inde, ainsi nommé de ce qu’il est originaire d’Amérique, ne me paraît pas valoir l’honneur d’une dissertation approfondie. C’est encore un emblème du pauvre monde.... prolifique, affamé, abruti, sans ressort contre l’oppression étrangère, Irlandais. Le Cochon d’Inde est Je compagnon de captivité du Lapin blanc et l’un de nos premiers amis d’enfance.