‹ L'esprit des bêtesChapitre 36 sur 50 · LE HÉRISSON · texte numérisé non relu

LE HÉRISSON

le Commerce est armé de la puissance de répercussion défensive, et qu’on ne sait par quel bout le prendre.

On dit que le Hérisson est le seul des quadrupèdes de France sur lequel e venin de la Vipère n’ait pas prise. J’aurais deviné l’exception par l’analogie seule Ce qui m’étonne, c’est qu’un homme de sens ait pu faire à la ete ignoble un mérite de son invulnérabilité. Et comment voulez-vous, s il vous plaît, que la calomnie (vipère) morde sur le goujat littéraire et sur le biographe diffamateur qui sont au-dessous d’elle et qui en vivent! Les

îuissiers de Molière ne meurent pas non plus sous les coups de bâton dont on les gratifie, au contraire.

Comme il n’y aurait pas de voleurs, s’il n’y avait pas de recéleurs, il n’y aurait pas de biographes, s’il n’y avait pas de lecteurs et d’acheteurs pour les biographies. Les lecteurs et les acheteurs des biographies, les complices de la diffamation et de l’imposture sont tous les gens de peu, pourris au cœur, gras rentiers, gras bourgeois, enrichis dans les suifs et ennemis nés

de 1 écrivain, de l’artiste et du poète, auxquels ils ne pardonnent pas les sympathies de leurs femmes.

Les industriels de cette catégorie n’ont jamais de jeunesse; ils attendent généralement l’âge des rhumatismes pour prendre femme, et épousent leurs blanchisseuses ou leurs garde-malades pour être dispensés de les payer. Par allusion à ces mœurs, la femelle du Hérisson attend, pour mettre bas, la saison des brouillards et la chute des feuilles.

Helasl cent fois hélas! quand les gouvernements qui ont sous les yeux l’exemple de Napoléon culbuté par une coalition d’accapareurs ; quand les législateurs qui ont sous les yeux, dans leur tribunal, l’image du Christ crucifié par les pharisiens; quand les gouvernements et les législateurs mieux avisés, en arriveront-ils à comprendre que toutes les souffrances et toutes les misères des populations, ne viennent à celles-ci que de la voracité insatiable du vautour commercial qui ronge incessamment le foie du travailleur, et que toutes les émeutes et toutes les révolutions qui s’adressent aux trônes ont leur unique cause dans l’exploitation du producteur par l'intermédiaire parasite!

Helas! cent fois hélas! Au lieu d’exécuter les plans de campagne de Napoléon contre le Commerce et la Banque, les gouvernements français, héritiers de l’Empire, accordent des subventions de cent mille écus et plus aux organes officiels de la banque, pour qu’ils défendent les opérations des accapareurs et qu’ils répondent par des railleries agréables aux prières désespérées du travailleur demandant à vivre de son travail. Et les penseurs les plus haut placés dans l’estime publique semblent 'rappés du même vertige que les gouvernants. Et j’ai vu les adeptes de toutes les écoles so-

cialistes prendre contre moi la défense du juif brocanteur et parasite qui, nulle part, ne laboure la terre et n'a fait de sa vie œuvre utile de ses mains, du juif qui prélève aujourd’hui sur le travail de toutes les nations du monde une dîme colossale.... Et M. Louis Blanc, l’ami du peuple, l’historien populaire de la grande révolution française, M. Louis Blanc place le juif à côté du nègre, dans la catégorie des races exploitées !

Le Hérisson aussi a ses souteneurs parmi les forestiers de France et d’Allemagne. Beaucoup le supposent innocent, parce qu’il ne détruit les faisans et les perdreaux que dans l’œuf, et parce qu’il ne fait la guerre qu’aux levrauts nouveau-nés. Pour moi, en quelque forêt que je chasse, je mets sa tête à prix; en quelque lieu que je le rencontre, je l’écrase comme infâme.

LES BÊTES PUANTES

Le Sanglier n’est pas un animal inodore, ni le Daim non plus, ni le Cerf dans la saison des amours. Cependant nul n’a songé à désigner ces animaux sous le nom de bêtes puantes. Cette dénomination caractéristique a été réservée pour les races infimes vivant de rapines et d’assassinats sans péril, se recélant communément dans quelque souterrain manoir et empoisonnant l’atmosphère d’odieuses senteurs. Qui dit bête puante, dit Fouine ou Renard, bien que ces deux bêtes appartiennent à deux familles différentes. L’homme, qui les confond dans sa haine, éprouve le besoin de les confondre dans la même appellation de mépris. Le Blaireau n’a pas moins de droits que le Renard à figurer sur cette liste d’ignobles larrons et d’ignobles assassins, et je l’ai rangé dans la catégorie.

La Fouine, le type le plus connu de ce groupe que j’ai nommé à bon droit des égorgeurs ou des buveurs de sang , la Fouine, le Putois et tous les mustéliens ont été dotés par le Créateur d’une poche membraneuse, située dans le voisinage de la queue et qui sécrète une liqueur odorante. Chez les bêtes puantes de nos climats, cette odeur, qui offre une analogie remarquable avec celle des pastilles du sérail de la rue Yivienne, n’est que repoussante. Elle est plus que fétide, elle asphyxie et empoisonne chez les espèces de l’Amérique centrale, connues sous le nom significatif de mouffettes , le Chinche, la Zorille, etc. On a dans ce pays-là des exemples de personnes asphyxiées et suffoquées dans leur lit par l’odeur d’une mouffette, et il suffit du passage de l’une de ces bêtes par un grenier, un fruitier, une cave, pour en gâter toutes les provisions, pour rendre tous les comestibles touchés par Rôdeur immangeables, toutes les boissons impotables.

On dit bien que la Mouffette d’Amérique ne cherche à tirer parti de sa pro-

LES BÊTES PUANTES

priété asphyxiante que lorsqu’elle y est contrainte par la force ; mais je ne crois pas à cette excuse de légitime défense. Les bêtes de cette catégorie-là doivent faire le mal pour l’unique plaisir de le faire.

Quoi qu’il en soit, c’est dans cette famille des buveurs de sang que se rencontrent les animaux porteurs des fourrures les plus fines et les plus recherchées, ce qui a donné ailleurs, en Amérique et en Sibérie, par exemple, un immense intérêt à la chasse des bêtes puantes. La Martre Zibeline appartient à cette race ; elle habite la Sibérie, où l’impôt se paye en fourrures ; une peau de zibeline russe se vend encore aujourd’hui cent francs. La Zibeline du Canada ne vaut pas le cinquième de cette somme ; la Martre de nos forêts encore moins. Une peau de martre ou de fouine se trouve très-bien payée en France au prix de dix à douze francs.

L analogie donne la raison de la soif de sang dont cette espèce est perpétuellement altérée, comme de l’odeur insupportable qu’elle exhale, comme de la soyeuseté et de la solidité de ses vêtements.

Les buveurs de sang (mustéliens de l’Institut) sont les animaux les plus sanguinaires de la création, parce qu’ils symbolisent les petits voleurs, les petits assassins, les empoisonneurs de comestibles (mouffettes), les falsificateurs de boissons , et parce que les manigances de tous ces infimes industriels, qui pullulent dans les limbes de la civilisation, font périr infiniment plus de monde que le canon et la baïonnette. Le comptable des vivres de la marine ou de la guerre, qui rogne à son profit la ration du soldat, et les falsificateurs de sulfate de quinine, nous ont tué cent fois plus de soldats que les Arabes depuis 1830.

La Fouine et le Putois doivent à l’élasticité de leurs cartilages intercostaux une souplesse d’échine qui leur permet de s’insinuer par les fissures les plus étroites dans le colombier et le poulailler, où les méchantes bêtes se noient dans le sang, s’enivrent de meurtre, tuent pour le plaisir de tuer. Cette souplesse d’échine et cette soif inextinguible de sang nous représentent l’avidité insatiable, la rouerie et l’astuce de l’usurier, de l’homme de loi, du plaideur et du légiste, qui glissent à travers les plus étroites fissures du Code, et frisent quelquefois les galères, pour pénétrer dans les ménages des industrieux, entortiller les pauvres travailleurs et les saigner à blanc.

La Fouine est sans pitié ; elle égorge tout dans le poulailler, si elle peut. Ainsi le juif qui a soutiré la dernière goutte d’or des veines de sa victime, la jettera sur la paille, l’enfermera à Clichy, fera vendre ses meubles, sans pitié pour une malheureuse famille que la détention de son chef va laisser en proie à la misère et aux terribles suggestions de la faim.

C’est principalement sur les espèces innocentes, le Pigeon, la Poule, le Faisan, le Lapin, que la Fouine et le Putois assouvissent leur rage sangui-

naire. C’ett toujours aussi sur le faible, sur le pauvre industrieux des cités, sur Thumble travailleur des champs que se rejettent avec amour le filou, le parasite, l’usurier. La Martre habite les forêts et la Fouine les maisons des champs, pour dire que l’industie agricole est celle qui a le plus à souffrir « des fourberies de la chicane et de l’usure.

L’adhérence remarquable du poil à la peau, qui fait la valeur des fourrures, symbolise l’avarice de tous les industriels, hommes de loi, trafiquants de paroles mensongères, hommes de négoce, débitants de denrées falsifiées. Rien d’égal à la ténacité du lien qui attache ces misérables à leurs pièces, à leur or mal gagné.

L’odeur infecte qui s’exhale du corps de ces bêtes puantes, c’est la concussion, l’agiotage, le viol, l’assassinat, qui transsudent d’un corps social gangrené et pourri, d’un corps social en puissance de juif, comme la France d’aujourd’hui.

Voulons-nous guérir le corps social de ses infamies et purger les campagnes de la bête puante? Le moyen est le même; il a, de plus, l’avantage d’être extrêmement facile.

lie moyen de fermer les plaies de la société et de détruire la Fouine consiste à substituer la fraternité à l’égoïsme, la solidarité à la divergence, l’association au morcellement....

Supprimons la propriété morcelée, qui est la poule aux œufs d’or de la chicane, de l’hypothèque et de l’usure, voici le plaideur subtil, l’interprète juré du Code, le débitant de papier timbré qui ferment soudain boutique.

Changeons les cinq cents misérables masures qui font l’orgueil des villages civilisés en un splendide palais communal ; remplaçons les cinq cents granges couvertes en chaume, et trouées et effondrées de toutes parts, en un vaste et unique grenier à fourrage communal, à l’inviolabilité duquel veillent de nombreux agents.... Aussitôt toutes les bêtes immondes qui s’engraissent de la ruine du laboureur, fouines, putois, rats, charançons, etc., disparaissent pour jamais....

Il est évident que la question de la Fouine et celle de tous les vampires sont la même; que ces divers fléaux ont envahi en même temps le corps social ; qu’ils sont issus d’une même origine, l’antagonisme, et que cette cause cessant, son effet cessera avec elle. J’attends la mort du dernier des putois pour prononcer l’oraison funèbre du dernier des larrons.

C’est-à-dire que j’attends que l’association des propriétaires ait renversé ces vieilles murailles et ces haies épaisses qui séparent les héritages et qui servent de repaires aux mauvaises bêtes, aux gens de lois, aux vampires msatiabb s de l’honnête homme et du pigeon, aux parasites du blé.

Je me suis donné bien des fois, dans les longs loisirs de ma vie de culti-

LES BÊTES PUANTES

vateur, les agrémenis d’un laisser-courre à la Fouine, à travers les échelles, les solives, les gouttières. Les personnes qui n’ont pas assisté à ce spectacle, dont il existe une relation charmante dans un admirable écrit de George Sand (. Mauprat ), ne sauraient se faire une idée complète du degré de dextérité et d’intelligence auquel un chien bien poussé peut atteindre. J ai vu des chiens d’arrêt, qui s’ennuyaient l’hiver, utiliser leurs chômages a traquer la Fouine par les granges et s’en tirer assez bien au bout d’une dizaine d’épreuves. Mais le chien d’arrêt n’a ni la taille, ni la charpente, ni les mœurs requises pour garder brillamment la corde dans cette course au clocher, ou, pour mieux dire, dans cet assaut d’acrobates. Le chien fouinier par excellence est un petit roquet brun ou noir, à la mine éveillée, à l’oreille droite, né de parents inconnus, issu par conséquent de noble race. Le chat maigre n’arpente pas les gouttières d’une patte plus assurée et plus calme que le Chien de fouine les solives, les échelles et les avant-toits qui surplombent. On l’a vu casser avec le front le carreau d’une lucarne dont la traversée devait lui donner un peu d’avance, grimper dans les cheminées comme un jeune Savoyard, s’élancer d’une poutre à l’autre à travers le vide avec la prestesse et la précision de calcul de l’Écureuil. Un philosophe de l’autre côté du Rhin à qui j’avais procuré le délassement d’un laissercourre à la Fouine me disait, après la chasse faite : « le Chien n’a pas dit son dernier mot à l’Homme. »

Entre toutes ces bêtes de rapine, la Martre est la plus grande par la taille, comme la plus précieuse pour sa fourrure ; elle vit presque constamment sur les arbres, où on la rencontre dans les cavités des vieux chênes et quelquefois dans les nids d’Écureuil. J’en ai vu dans le temps un couple ou une couple dans le jardin des Tuileries, où elles ont dû faire une consommation effroyable de jeunes corbeaux et de jeunes ramiers. J’en revis une fois par la neige en janvier 1845. J’ai connu dans le même quartier et vers la même époque un renard évadé de la montre d’un fourreur de la rue Saint-Honoré, qui avait trouvé un asile dans ees tumulus de blocs de marbres et de pierres de taille qui encombraient alors la cour du Louvre, derrière le Manège, et d’où l’on eut toutes les peines du monde à le faire déguerpir pour le tuer.

On distingue la Martre de la Fouine à la couleur de sa cravate ; la Martre

affectionne pour cet ornement la couleur jaune verdâtre ; la Fouine préfère le blanc.

Le Vison, dont le nom est devenu, en certains pays, comme celui du Bouc et du Rat mort, un terme de comparaison vulgaire pour la puanteur, est une espèce tout à fait voisine de la Fouine pour la couleur et pour la taille. Le Putois, plus petit que les trois espèces précédentes, semble être le

La fouine est sans pitié,

type primitif du Furet. Il s’apprivoise, en effet, presque aussi facilement que celui-ci et porte sous le menton une plaque de satin blanc. Il habite les tas de bois et les ponceaux des routes, et c’est l’espèce dont le nom revient le plus fréquemment dans les malédictions des ménagères.

La Belette, l’Hermine, l’Herminette, sont des diminutifs de la Fouine, de petits moules mignons d’où a dispara en partie l’odeur fétide, mais où l’humeur sanguinaire est restée. On rencontre tous les jours dans les champs et dans les garennes des cadavres de lapins et de lièvres, dont l’autopsie fait découvrir qu’ils ont été saignés à la jugulaire par d’habiles praticiens. Ces praticiens sont des belettes un peu plus grosses que des souris, moins fortes que des rats.

La Genette esf, comme j’ai déjà dit, un charmant animal, plus facile à trouver en Algérie qu’en France, et constituant l’ambigu, l’anneau de transition entre les Mustéliens et les Félins.

De toutes ces bêtes-là, je le répète, la meilleure ne vaut rien; seulement

faut-il faire exception à l’anathème universel en faveur du Furet, qui s’est

i allié à 1 homme et lui a apporté l’utile concours de son antipathie pour le Lapin.

Comment le Lièvre et le Lapin, qui sont doués d’une mâchoire presque aussi puissante que celle du Castor, et dont les incis'ves formidables trancheraientune belette en deux d’un seul coup, comment le Lièvre et le Lapin

Dom Basile....

se résignent-ils à tendre la gorge à un ennemi aussi méprisable? Je répondrai à cette question quand on m’aura répondu à cette autre :

Comment se fait-il que les travailleurs, qui sont les seuls êtres utiles, qui sont les plus nombreux et les plus dévoués, qui ont pour eux le droit et la force musculaire, comment ces travailleurs ont-ils pu se résigner à se laisser exploiter et assassiner, depuis que le monde est monde, par une imperceptible minorité de paresseux et de vampires?

Ah! voilà; c’est que ceux-ci régnent par la terreur sur les âmes timides et ignorantes, comme la Belette sur le Lapin.

A côté de la stupidité de ces lapins et de ces lièvres, qui se croiraient damnés de se révolter une bonne fois contre la tyrannie sanguinaire des belettes et des putois, admirez chez les mêmes cette disposition à tourner contre leur propre sang, contre leurs frères en souffrance, les incisives formidables dont ils n’osent faire usage pour reconquérir leurs droits! Image frappante de la folie et du chauvinisme risible de ces braves peuples français, anglais et russes, qui, au lieu de s’entendre et de se prêter la main pour se débarrasser des aristocraties oppressives qui les grugent et les saignent, s’amusent à s’insulter et à s’entr’égorger pour le plus grand bénéfice d’icelles!

L'Hermine et l’Herminette, qui ne s’attaquent quà l’enfance et qui portent la robe blanche , symbolisent les hypocrites professeurs de fausse morale qui s’appellent M. Rodin, M. Tartufe, dom Basile, et qui revêtent la robe de chasteté et d’innocence pour s’introduire dans les familles et pervertir la jeunesse. La noirceur des projets de l’hermine se trahit par la couleur du pinceau de poils qu’elle porte à l’extrémité de la queue. On remarque, en outre, que les professeurs de droit et les docteurs de la plupart des sciences civilisées, qui ne sont bonnes qu’à corrompre la jeunesse, se montrent très-friands de la parure d’hermine.

L’Hermine blanche est très -rare en France. Je ne me rappelle pas en avoir vu plus d’une dizaine et en avoir tué plus de cinq ou six dans une carrière de quarante années de chasse, où j’ai dû arpenter beaucoup de mètres carrés. L’Hermine porte une robe rousse pendant la belle saison ; elle

n’endosse sa pelisse blanche qu’à l’époque des grands froids. L’Hermine, qui se tire du Nord comme la Zibeline, était, au temps jadis, une fourrure précieuse et réservée à l’aristocratie. On en faisait des manteaux à l’usage des Pairs de France, des femmes de qualité et des grands dignitaires de l’État. Mais depuis que la Haute Noblesse a vendu ses blasons aux juifs pour en faire des enseignes de boutique, depuis que les grands dignitaires se font condamner pour crime de vol ou de concussion, depuis que les Ducs et Dairs assassinent leurs femmes légitimes comme de simples manants, l’Her-

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LES BETES PUANTES

mine est tombée à rien. A un franc cinquante centimes la pièce, qui en veut en aura.

La Bible, que je n’aime pas, parce que c’est le livre où tous les peuples de proie, le Juif, l’Anglais, le Hollandais et les autres ont appris à lire, la Bible qui contient tant de calomnies contre le Créateur, la Bible a eu par hasard une idée ingénieuse à propos de la Fouine : elle a prohibé la chair de cet animal, qui se prohibait bien toute seule, sous prétexte que cet animal avait la mauvaise habitude de faire ses petits par la bouche. Le législateur hébreu avait vu dans ce fait de parturition anormale une allusion aux habitudes de ces enfanteurs de ragots, qui amplifient tout ce qu’on leur conte, et qui en mettent gros comme un bœuf, là où il y en avait tout

au plus comme un œuf. Ils n’ont jamais été excessivement forts, en Judée sur l’analogie passionnelle.

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