LE MONDE DES OISEAUX
cas de l'orcc majeure. Les cas d'int'anlicide, si communs chez la truie, chez le lapin et chez l'homme, sont si rares chez l'oiseau, que les savants les plus dignes de foi en contestent l'existence. Ces cas d'infanticide, au surplus, ne sauraient, en aucun état de cause, être attribués aux mères. Ils seraient le fait exclusif de la brutalité amoureuse des mâles, qui détruiraient les petits, comme ils cassent les œufs, pour reprendre possession des femelles. Si quelques oiseaux de proie chassent leurs petits de l'aire de trop bonne heure, c'est qu'ils n'ont pas les moyens de subvenir aux frais de leur éducation.
Si l'infanticide est un crime ignoré des oiseaux, la charité, en revanche, s'exerce chez eux, à l'endroit des enfants trouvés, avec une ferveur qui fait honte à notre philanthropisme. Placez à la première fenêtre venue un pauvre petit moineau, orphelin de père et de mère et dépaysé ; aussitôt toutes les mères et tous les pères des alentours viendront, l'un après l'autre, lui apporter la becquée. Les tout jeunes moineaux, sortis du nid à peine, et qui n'ont pas encore de famille, profiteront de l'occasion pour s'essayer à la pratique de la maternité. Noble et touchante inspiration du sentiment de solidarité universelle que l'homme ne manquera pas d'exploiter avec une barbarie sans excuse !
Ainsi agissent la plupart des petits oiseaux amis de l'homme, le pinson, le linot, l'hirondelle. Le préjugé vulgaire qui tendrait à laisser croire que les parents de l'orphelin captif lui apportent du poison, pour le soustraire par la mort aux tourments de la captivité, est un préjugé tout aussi stupide que celui qui suppose que les enfants du bourreau sont condamnés par la loi à hériter de la profession de leur pève. Les gouvernants n'ont pas besoin d'employer la contrainte pour trouver un exécuteur des
hautes œuvres, un liomme tout disposé à en assassiner un autre pour un morceau de pain. [Homo homini lupus, a dit Hobbes, en latin : l'homme est un loup à l'homme, et llobbes a eu raison.) Quand meurt le titulaire d'un de ces offices infamants de guillotineur, l'autorité qui veut lui donner un successeur est toujours sûre d'avoir à choisir parmi des milliers d'aspirants.
Je le répète, les oiseaux ne tuent pas leurs enfants par tendresse; ces vertus de Romain, de Spartiate ou de Juif, répugnent à leurs mœurs; ils aiment mieux, comme les gens simples, garder l'enfant morveux que de lui arracher le nez.
Les parents n'empoisonnent donc pas leurs petits, comme tant d'ignorants l'affirment. Seulement, quand ces petits commencent ù essayer leurs ailes, et à soupçonner, dans leur geôle, les charmes de la liberté, leurs parents leur apportent des conseils d'évasion en place d'aliments, et les pauvres captifs, qui n'ont déjà que trop de penchant à la tristesse, ne se nourrissant bientôt plus que de désirs et de regrets ardents, finissent par succomber à la double fatigue de l'esprit et du corps.
La charité maternelle va si loin chez l'oiseau qu'elle dégénère en abus et qu'elle aboutit au suicide. Exemples : le rouge-gorge, le proyer, la fauvette, dans le nid desquels la femelle du coucou a déposé son œuf, et qui sacrifient l'intérêt et l'existence même de leur propre famille à la voracité du bâtard parasite introduit en fraude dans leur nid.
Le coucou est l'emblème trop fidèle des fainéants qui sont incapables de tout travail et de toute industrie par eux-mêmes, et que la loi de nature condamnerait à mourir de faim, si le travail n'était pas condamné à nourrir la paresse. Le rouge-gorge et le proyer, qui élèvent le jeune
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COUCOU au détriment de leur propre famille, symbolisent les pauvres jeunes filles des champs qui sont obligées de refuser au fruit de leurs entrailles le lait de leurs mamelles, pour le vendre aux enfants des riches étrangères. La femelle du coucou, c'est lafemme incomplète qui méprise les joies de la maternité et n'accepte l'amour que sous bénéfice d'inventaire.
Le génie de l'amour maternel, qui révèle à la femelle de l'oiseau ses éminentes facultés de travailleuse et d'artiste, illumine son intelligence des mômes lueurs. Il lui donne à la fois, et le courage pour défendre sa jeune famille et la prévoyance pour l'abriter contre les dangers qui la menacent.
On n'allie pas avec plus de fermeté que la femelle de l'oiseau la sagesse et l'amour. De ce qu'il y a promesse de mariage et cohabitation entre le tourtereau et la tourterelle, entre le pierrot et la pierrette, n'allez pas vous aviser de croire que l'amant soit investi de tous les droits du mari. Il ne suffit pas au mâle d'une parole en l'air ou d'une cavatine plus ou moins bien filée pour triompher de la résistance de la femelle. Celle-ci n'entend pas raillerie sur la matière, et elle ne cédera aux sollicitations amoureuses de son fiancé qu'après avoir donné les derniers coups de bec à son nid. Comme elle sait que l'amour amènera la famille, elle aura la force de maîtriser ses sens et de retarder sa défaite jusqu'au jour où la possession d'uil domicile confortable l'aura complètement rassurée sur les conséquences de sa faiblesse et sur l'avenir des siens.
Tout le monde comprend l'ironie de l'allusion et connaît la classe d'amoureux à laquelle l'oiseau sage fait ici la leçon. Je n'aurai pas la cruauté de retourner le fer dans la plaie et d'envoyer l'épigramme à son adresse. Il est bien facile, en etfet, de s'imposer la contrainte, quand
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on sait que le plaisir n'est ajourné que pour un instant, quand on a jîour garanties de son prochain bonheur l'aisance, le printemps, l'abondance des insectes, un domicile à soi... et les oiseaux, qui possèdent tout cela et le reste en parlent bien à leur aise. Mais je voudrais bien savoir comment ils écouteraient la voix de la sagesse et de la prévoyance, s'ils étaient à notre place, à nous autres, pauvres prolétaires, pour qui l'amour est la seule consolation de ce monde et la seule fantaisie de luxe qui ne dépasse pas nos moyens.
La pureté des mœurs de l'oiseau est déjà une raison des affections puissantes que toutes les âmes tendres ont pour lui, surtout les enfants et les femmes. Dieu a mis le cœur de la femme en communion intime avec toute la nature par la maternité, et comme nulle autre histoire n'offre de plus touchants détails de tendresse maternelle que celle des oiseaux, la femme chérit ces douces créatures d'une affection toute spéciale. Les oiseaux le lui rendent bien du reste. Le perroquet et la tourterelle aiment à se percher sur son col et à boire à ses lèvres, et il y a de ces oiseaux qui poussent l'attachement pour leur maîtresse jusqu'à la jalousie.
J'ai dit, et je ne saurais trop souvent le redire, que l'ambition secrète de tous les animaux était de se rallier à l'homme, de l'aimer et de le servir, et que la puissance de l'affection de chaque bête pour son souverain légitime pouvait même servir à mesurer son intelligence et à indiquer le degré que cette bête occupait dans l'échelle de l'animalité. Cette vérité est bien autrement saisissante quand elle s'applique à l'affection des bêtes pour la femme, souveraine légitime de l'homme.
Ainsi, parmi les quadrupèdes les plus intelligents, l'Eléphant, le Dromadaire, le Chien et le Cheval se sont
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laissés aller, dès les premiers jours du monde, à l'essor de leur dominante affective, et ils ont sollicité un emploi dans la maison de l'homme. Mais il n'est pas une de ces bêtes ralliées, à les interroger toutes, qui ne déclare franchement préférer de beaucoup le service du sexe le plus léger et le plus sensible à celui du sexe le plus lourd et le plus brutal. Il faut entendre avec quel mépris les chevaux d'une jolie femme parlent de ceux d'un banquier. Cet orgueil est très-légitime ; à leur place j'en dirais autant.
On a été jusqu'à prétendre que si beaucoup d'autres nobles bêtes à quatre pattes, comme le Lion, l'Ours, le Zèbre, avaient différé, jusqu'à ce jour, de conclure avec l'homme un traité d'alliance définitive, leur hésitation provenait exclusivement de leur horreur invincible pour le régime d'anarchie et d'anthropophagie sous lequel l'humanité se débattait, régime d'iniquité dont elles attribuaient la prolongation à l'asservissement de la femme. Je n'affirmerai pas que le Lion, le Zèbre et l'Ours soient dans le vrai, bien que je partage complètement leur opinion à cet égard; mais il est certain que le lion, le zèbre et Tours ont l'histoire et la tradition pour eux, et qu'ils ont le droit de s'appuyer sur cette double autorité. Les bêtes ont, en définitive, plus d'intérêt que les hommes à se souvenir que la femme était reine aux jours tant regrettés de l'ère paradisiaque, où la paix fut entre l'homme et les bêtes. Et s'il est vrai que le retour du règne de l'harmonie sur la terre se lie indissolublement, dans leur espoir, à l'idée de la restauration de la royauté féminine, il me semble qu'elles ont parfaitement raison de persévérer dans leur hostilité et dans leur refus de concours, jusqu'à ce que la restauration ci-dessus soit un fait accompli.
Ne blâmons pas trop sévèrement les pauvres bètes de leur obstination systématique et rationnelle. Les bètes sont comme l'enfant^ elles ne savent rien que de Dieu; et comme Dieu, qui régit les mondes par l'attrait, n'a déposé le cacliet de sa puissance que sur le front de la femme, elles vont à la femme comme l'enfant, séduites et subjuguées par le cbarme souverain de sa grâce et le timbre caressant de sa voix ; et elles se rient des vains discours des hommes qui composent tous les ans des milliers d'affreux volumes, pour établir la supériorité de la laideur de leur sexe sur la beauté de l'autre. Il est impossible, par exemple, que les zèbres, les quaggas, les daws, les liémiones et les chevaux nains, qui se savent destinés à être les porteurs de la future cavalerie enfantine, sympathisent à la politique de nos hommes d'Etat, qui traitent d'utopies les institutions équestres où elles doivent trouver une position honorable. Ces bêtes attendent, pour se rallier â l'homme, que l'homme se soit rallié à Dieu. Les poneys d'Ecosse, qui sont de capricieuses et mutines créatures, dont le plus vif bonheur est de s'échapper de leur box pour faire courir après eux leurs maîtres jusqu'à extinction de chaleur naturelle, reviennent, comme de véritables caniches, à la première voix de la jeune enfant qui les appelle. C'est que le poney est le porteur né de l'enfant, et que ces deux êtres sont faits pour s'estimer et se comprendre.
Le lion ne demande pas mieux non plus que de se laisser rogner les ongles, pourvu que ce soit une jolie fille qui tienne les ciseaux.
Si les archipels d'aujourd'hui étaient peuplés, comme ceux de jadis, de Néréides et de Sirènes, vous verriez les dau[)hins revenir à l'homme comme jadis, et répondre complaisamment â l'appel de leurs noms. Il ne manque à
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JDeaucoup de bêtes que de connaître la femme pour Iraterniser avecThomme.
Le Faucon, qui est la plus noble et la plus intelligente de toutes les créatures ailées, fait commerce d'amitié depuis soixante siècles avec l'homme ; mais toutes ses préférences de cœur sont pour la femme. L'histoire de la fauconnerie est pleine d'exemples remarquables de ces attachements passionnés. Ici, c'est un gerfaut qui ne veut pas voler loin des yeux de sa maîtresse, qui n'obéit qu'à sa voix, qui ne veut pas se poser sur un autre poing que le sien, à l'instar de Bucéphale, qui n'admettait d'autre familiarité que celle d'Alexandre. Une autre fois, c'est un sacre qui renonce à chasser en public et se retire dans un désert , parce qu'il a manqué sa proie devant celle dont il ambitionnait l'estime. On en cite un qui se laissa mourir pour avoir été remplacé dans les bonnes grâces de sa maîtresse par un rival heureux. Aussi le faucon fait-il admirablement dans les vieux tableaux, au poing des châtelaines. Les beaux jours de la fauconnerie sont contemporains par toute l'Europe des beaux jours de la chevalerie. Cet art atteint son apogée, en France, â l'époque où régnaient Diane de Poitiers, Marie Stuart, Marguerite de Navarre, Gabrielle d'Estrées, Marion de Lorme, Anne d'Autriche; où Catherine de Médicis, la grande chasseresse, réalisant l'idéal de la fable, à la chasteté près, qu'elle n'exigeait pas de ses compagnes, parcourait les forêts, les montagnes et les plaines, suivie de son escadron volant de nymphes de vingt ans. ,
Tous les jolis oiseaux ont au cœur une passion malheureuse pour la femme ; tous désirent ardemment être appelés à orner et à habiter sa demeure. L'exemple de l'apprivoisement des ramiers des Tuileries en dit plus sur ce point que les plus longs discours.
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Les ramiers, à l'élat naturel, sont les oiseaux des l)ois les plus défiants, les plus farouches, les plus inabordables ; cependant leur humeur sauvage a fondu comme neige à la douce chaleur du foyer d'attraction qui s'appelle, dans toutes les langues européennes, la femme de Paris. Je suis peut-être le premier historien qui n'ait pas craint de révéler aux jeunes beautés de ma patrie cetie preuve merveilleuse de la toute-puissance de leurs charmes.
Les ramiers sont les oiseaux chéris de la Yénus aphrodite, de nobles et élégantes créatures qui admettent, avec les socialistes de la meilleure école, que le bonheur est la destinée des êtres et que le bonheur est d'aimer. Un beau jour de printemps, il y a de cela un siècle ou deux, le hasard en amena quelques-uns sous les ombrages du château royal des Tuileries; ils virent et entendirent, et se fixèrent pour toujours dans ces lieux sympathiques à leurs secrètes attractions.
L'influence magique qui retint ce jour-là, sous les marronniers des Tuileries, les oiseaux de Yénus, et qui les y fixa depuis, ne fut pas seulement le charme personnel des hôtesses de céans, mais encore et surtout Fécho des paroles d'amour qui se croisaient sous ces voûtes mystérieuses, et le parfum de jeunesse et de bonheur qui s'exhalait de ce milieu de jolies femmes et de jolis enfants qui viennent là pour aimer, sautiller et jouir. Si l'oiseau voyageur, qui avait le droit de choisir entre vingt capitales, a choisi pour sa résidence de prédilection le jardin de Paris, c'est parce que la beauté qui l honoi^e par ses pas était douée d'un attrait de séduction suprême; c'est parce que la grande allée des Tuileries a été de tout temps la véritable cour d'amour du monde européen. Il y a très -longtemps que tous les hommes de goût de la France et d'ailleurs ont
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accepté la suzerainelé de la beauté parisienne; mais il manquait à celte opinion unanime de l'homme la sanction de ropinion du ramier, juge souverain en matière d'amour.
Aujourd'hui, ces ramiers farouches circulent familièrement au milieu des promeneurs. Ils s'humanisent jusqu'à recevoir et à se disputer, comme de simples moineauxfrancs, les miettes de pain qu'on leur jette, voire à les venir prendre dans la main et jusque dans la bouche. C'est le spectacle de cette familiarité qui m'a le plus vivement frappé la première fois que j'ai mis le pied dans le jardin de Le Nôtre ; c'est encore celui qui m'y attache le plus. TIélas! pourquoi le gouvernement français, qui protège les amours des ramiers dans un jardin gardé et privilégié de sa capitale, n'a-t-il jamais songé à étendre à tous les autres oiseaux et à toutes les autres localités de la France les bénéfices de sa tutelle? L'entreprise est si facile, le succès est si sûr, après la conquête du ramier !
J'aurais le droit de répondre à l'économiste moral et politique qui hausse les épaules de pitié en lisant ce passage, que je n'écris pas pour lui; mais j'aime mieux lui apprendre que l'apprivoisement du ramier, effectué aujourd'hui à Paris, demandait cent fois plus d'efforts, d'intelligence et de temps, que la solution du fameux problème de Malthus, qui l'intrigue depuis vingt-cinq ans, et que j'ai toujours réussi à faire comprendre en moins de deux minutes au plus sourd, à l'aide de la rose double, de la carpe et du lapin.
Le problème de Malthus, hélas ! se résoudra bien tout seul, mes pauvres économistes, et vous pouvez prendre note dès aujourd'hui du résultat que je vous annonce ; à savoir que la population de la France aura décru de deux millions d'individus dans dix ans.
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II est bien certain que si l'homme est parvenu, à force de persévérance et d'égards soutenus, à dompter la sauvage humeur des ramiers et à les faire manger dans la main, il réussira sans peine à rallier à son service tous les autres oiseaux, qui ne demandent peut-être qu'à lui voir faire le premier pas pour faire le second. Mais que Thomme n'oublie pas que l'initiative de tout ralliement de ce genre appartient exclusivement à la femme.
Cela est si vrai que, s'il plaisait à quelque stupide pacha de police d'interdire le jardin des Tuileries aux jolis enfants et aux jolies femmes de Paris, pour en faire un champ de manœuvres ou une succursale de la Bourse, tous les ramiers auraient déserté avant six mois leur Paradis perdu. Les ramiers ont quitté le Luxembourg pendant toute la durée de l'époque néfaste où la noble promenade, consacrée aux amours et aux études de la jeunesse, a vu s'élever dans son enceinte d'ignoliles baraques de campement, où le pantalon rouge a envahi les allées solitaires, et le commandement : Joue, feu ! remplacé les éclats de la joie enfantine. A dater de l'invasion, tout ce qui restait de ramiers au Luxembourg prit son essor vers la forêt lointaine , et depuis qu'on leur a fait place nette, ils ont eu mille peines à se décider au retour.
Ainsi, les ramiers affectionnent les Tuileries, parce que les cœurs aimants, dont la colombe est l'emblème, y sont en majorité, et parce qu'il s'exhale de cet ardent milieu un parfum d'amoureux bonheur qui correspond à leurs intimes sympathies, les attache et les charme ; et ils abandonneraient les ombrages du grand bassin, si ces allées privilégiées cessaient d'être le rendez-vous habituel d'une société élégante et choisie et s'occupant exclusivement d'aimer.
Je préviens loyalement mes lecteurs que l'histoire des oiseaux, comme celle des abeilles, des fourmis et des