UN PÉLERIN
C’est peut-être son testament moral que erre Loti vient de nous donner avec là con-
raie M démons Que disent-elles, en résumé, ces pages Si Iles? Un jour, après avoir vu Angkor et ruines, Pierre Loti rentra dans une
li | donnait un si prénd désir. de partir, de Courir au loin, de voir l’éblouissement passager des routes et des mers. Les feuillets j ae i
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vaises duaire (ons représentant les tours d’ Angkor.… Il éprouve encore, à distance, ses vagues rêves d'enfant. Voici que déjà, comme par la maligne influence d’une mauvaise fée, tous ses souhaits se sont changés en souvenirs ! Quoi, est-ce fini. Et le cœur étreint par l'angoisse, 1l s’écrie lamentablement :
«Alors, vraiment, ce n’était que ça, le monde? Ce n’était que ça, la vie? » Il mesure ses voyages, 1l évoque ses heures disparues.
Qu’a-t- il vu, sinon pleurer, sinon souffrir, sinon prier? Et il suppose qr'il y a là-haut une Pitié supérieure, une immense et généreuse Pitié, une Pitié dont, dans toute son âme suppliciée, il a le plus grand besoin. « Il faut qu’elle soit là, écrit-il, capable d’entendre, au moment des séparations de la mort, notre clameur d’infinie détresse... » Ce qui importe, dit-il encore, « c’est qu’un tel ensemble de supplications, de larmes brülantes, implique la confiance presque universelle que ce Dieu ne saurait être qu’un Dieu de pitié... » C’est sur cet espoir que le Pèlerin d’Angkor se termine; mais cet espoir, qu’il est donc faible et LAN c'est un souhait du cœur, ce n’est pas la foi !
Elle a été magnifique, la vie de Loti; il possède la plus belle gloire, 1l a eu une sorte d'existence de prince de légende, des amours intenses et douloureuses que rendait torturantes l’appréhension du départ toujours