ULRIC GUTTINGUER
J'aurais voulu parler déjà de l'excellente collection qui, sous le nom de Bibliothèque romantique, paraît sous la direction de M. Henri Girard. Elle a publié des œuvres curieuses dont la plupart étaient introuvables : le Cahier vert, de Théodore Jouffroy, la Préface aux Études françaises et étrangères, d’Émile Deschamps, des lettres du marquis de Custine, un roman oublié de Sénancour, et surtout l’Album d'un pessimiste, d'Al, phonse Rabbe, qui est une œuvre tout à fait importante et caractéristique et sur laquelle ail faudra bien que je revienne. Les grands romantiques nous cachent les autres, et c’est légitime, car aucun de ceux-c1 n’a l’envergure, la signification, n1 surtout la perfection verbale des triomphateurs de 1830. Mais cela ne veut pas dire que les romantiques mineurs n’eussent point de talent. Beaucoup ont écrit des livres qui méritent de durer. De plus, pour l’historien littéraire, les traits typiques
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se retrouvent parfois plus aisément he les.
petits écrivains que chez les grands, surtout
s’il s agit d’une époque comme celle-c1, une de
celles qui paraissent nor ee à leurs
successeurs immédiats, parce qu'ils ne voient plus que leurs conséquences et qu’ils oublient leurs causes. Rien ne semblait plus impos-
sible aux environs de 1910 qu’un retour au
romantisme, rien ne semblait plus naturel alors que le maintien de la tradition du dixhuitième siècle (en ce temps-là incarnée par Anatole France) ; rien ne nous semble aujour-
d'hui plus proche qu'une résurrection du
romantisme parce que la vie a changé brusquement, parce que la guerre a secoué l'Europe et que les menaces qui se dressent de toutes parts, en bouleversant la vie sociale, poussent les êtres à se réfugier en eux-mêmes — seul refuge qui ne leur soit pas contesté et origine de toute littérature lyrique.
M. l'abbé Bremond présente aujourd'hui aux lecteurs de la Bibliothèque romantique :
Arthur, d'Ulric Guttinguer. Ulric Guttinguer,
que nous connalssions Jusqu 1C1 surtout par
ses amitiés avec les grands romantiques, était
quelque peu leur aîné. Il était né en 1786 ; il
avait donc vingt-quatre ans de plus que Musset qui lui a dédié des vers célèbres, et dix-huit de plus que Sainte-Beuve, qui est resté, jusqu’à sa mort, son plus fidèle ami.
Il est donc tout naturel qu’à ces jeunes
ULRIC GUITINGUER 33 hommes qui ne rêvaient qu'aventures romanesques, Ulric Guttinguer, qui en avait eu beaucoup, ait paru, comme le dit Pabbé Bremond : « le romantisme fait homme, une créature ravagée et fatale, notre Byron ». Ulric Guttinguer eut en effet vers cinquante ans
une grande passion dont il fut violemment
secoué et dont ses amis affirmèrent qu'il aillit mourir. Sans doute, en réalité, ne faillit Sans doute, lité, allit-1l pas mourir du tout, mais la secousse fallit-1l pas m du tout, Ï 0 qu’il éprouva n’en fut pas moins si violente qu'al se détacha à peu près de la vie qu'il avait menée jusqu'alors, qu’il s’enferma dans
la solitude et qu’il se convertit. C’est l'histoire
de cet amour et de cette conversion qui forme le sujet d'Arthur.
M. l'abbé Bremond, dans une introduction,
nous rapporte l’article que Sainte-Beuve
écrivit sur Arthur en 1886, et cet article devrait être considéré par tous les critiques comme une grande lecon de modestie, car Sainte-Beuve y dit froidement : « Arthur est écrit comme on n’écrit plus depuis l’abbé Prévost et, osons le dire, depuis Laclos », et, plus
loin : « Les lettres de Mme d’Eméry sont de
dignes sœurs de la marquise de Merteil », — et rien de tout cela n’est juste. Quand on est critique, 1l faut s’avouer en toute sim- plicité que l’on se trompe autant par indulgence que par sévérité et qu'il est fort duffi-
d, cile d'établir une échelle des valeurs de
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Hoi DE PASCAL A BARRES |
l’époque à laquelle on tient. Atiure ne dar penser ni à Laclos, ni à l'abbé Prévost. Il est même le plus souvent assez mal écrit, dans une langue tantôt pauvre et tantôt this
cotée où 1l y a des impropriétés de termes
et des images absurdes. Aussi n'est-ce point pour son style que nous avons aujourd'hui lu ce livre, et avec un si vif plaisir ; mais c’est que ce roman est une autobiographie, et à peine romancée. Îl contient un témoignage humain intéressant à toutes les pages, et pathétique à plusieurs, sans compter que, quelle que soit, je le répète, la médiocrité générale du récit, 1l n’enferme pas moins,
de-c1 de-là, quelques très beaux morceaux,
que nous admirerions encore plus si nous n’étions pas gênés par le souvenir de lPen-
thousiasme de Sainte-Beuve. Il est vrai aussi
que Sainte-Beuve avait une profonde amitié pour Ulric Guttinguer qui représentait à ses veux l’homme qu’il aurait voulu être et qu'il
n'avait pas été, et nous n’avons peut-être
pas le droit de reprocher à un critique les jugements erronés qui viennent de son cœur.
Dans Arthur, Ulric Guttinguer nous fait un récit rapide de cet amour qui devait Pemporter à renoncer au monde et dont nous .
reparlerons plus loin. Mais nous avons eu depuis tant de livres profonds et substantiels sur ce sentiment, de Stendhal à Proust et de Benjamin Constant à Octave Mirbeau, que
UN UPRICIOUTTINQUER || 0 ss l'analyse d’Ulric Guttinguer nous paraît aujourd'hui bien pâle. Aussi bien n’est-ce point là ce qui fait l'intérêt d'Arthur, mais sa découverte de la vie religieuse, et entre temps un beau récit de voyage, qui est comme l’histoire de sa séparation d'avec le monde et de ses premiers pas dans la solitude. Cette confession rehgieuse d’Ulric Guttinguer contient des morceaux psychologiques d’une dialectique sûre et pénétrante. Et si, de-c1 de-là, il se noie dans une dévotion un peu outrée et conventionnelle, on n’en fait pas moins dés découvertes qui ont leur prix. Je voudrais citer, entre autres, une admirable méditation (pages 151-153) où l’auteur, étonné après ses péchés de trouver une telle paix, un tel. bonheur en se rapprochant de Dieu, se demande s’il s’en rapproche vraiment ou si, bien au contraire, 1l ne s’en éloigne pas en croyant l’atteindre : « Mon Dieu, s’écrie-t-il, cette sécurité, est-elle un piège de votre immortel ennemi, de celui des hommes, ou un signe de votre clémence et de votre prédilection? » Et plus loin : « Quelle est cette confiance, Ô mon Dieu, ou cet endurcissement? Est-ce une suite de votre courroux ou un commencement de récompense? » Ces pages sont coupées par des citations, par des fragments lyriques, c’est vraiment un journal intime que nous avons là et qui nous prouve par sa mesure, par sa sagesse (si l’on veut
bien atténuer en le lisant certaines expressions exagérées),que nous avons affaire 101 à un homme véritable, sincère, faible et douloureux, et non à ce comédien que l’on nous présente trop souvent comme étant le type même du romantique. La sincérité que nous voyons à Ulric Guttinguer dans sa conversion et dans ce mouvement pour atteindre un état d'esprit mystique, qu'il a d’ailleurs approché sans le connaître, nous prouve bien que les sentiments qu'il eut à la fin de sa maturité avaient un caractère authentique et que l’homme qu’admirait tant Musset, qui rêvait d’être un Don Juan et qu la presque été, et Sainte-Beuve qui rêvait de.
s1 loin de le devenir, n’a pas été un cabotin amoureux, mais un pauvre diable sincèrement épris, si sincèrement sans doute qu'il est devenu vite insupportable à la femme qu'il
aimait.
Nous avons vu Arthur; voyons maintenant ce que l’abbé M. Bremond nous dit de la conversion d’'Ulric Guttinguer dans son charmant livre : livre d'histoire et de critique, écrit dans cette langue fine, nuancée, pleine. d’intonations et de subtilités, d’ironie et de sravité, d’exaltation cachée et de défiance à l’égard de cette exaltation, qui est celle de M. Bremond, À vrai dire, le Roman et l'His-
WW
ULRIG GUTTINGUER 87 toire d’une Conversion est un appendice à cette Histoire littéraire du sentiment religieux en France, qui est louvrage capital du savant abbé, et peut-être la plus belle œuvre de critique que l’on ait écrite en France depuis le célèbre Port-Royal de Sainte-Beuve. M. l'abbé Bremond a déjà établi à plusieurs reprises qu’au fond du romantisme français 1l y avait eu un mouvement religieux profond et sincère, surtout à son origine, et que, si l’un des bras du fleuve immense s’est perdu, si l’on
peut dire, dans les sables d’un esprit révolu-
tionnaire obscur et d’un individualisme social (je dis social pour souligner que cet individualisme n’a jamais consisté à mettre en jeu les ressorts profonds de l'être, mais à dresser l'individu contre la collectivité), l’autre devait alimenter les prairies où se retrouvent les âmes religieuses. Aussi, aux yeux de M. l'abbé Bremond, Arthur est-elle une œuvre d’une grande importance psychologique, et la conversion d’Ulric Guttinguer, un des événements décisifs des années 1830. M. Bremond admet d’abord et généreusement, au début de cette étude, la sincérité des sentiments romantiques que l’on tient souvent aujourd'hui, comme je le disais plus haut, pour affectés. Il souligne que les âmes de cette époque se sont formées au lendemain de l'ancien régime et du Directoire, c’est-à-dire après une période de lhibertinage complet, où
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les émotions du cœur avaient été en quelque
sorte confisquées au profit d’un plaisir immé-
diat et sans lendemain (1). On avait donc
besoin d'amour comme on eut besoin de la
nature à la fin du dix-huitième siècle, au milieu d’une société trop civilisée. Emerson a dit le mot peut-être le plus vrai que l’on ait écrit sur l’homme : c’est le mot compensation.
L'homme cherche le contraire de ce qu'il est pour rétablir une harmonie tout le temps menacée. | Ülrice Guttinguer, écrivain de troisième ordre, mais non sans valeur, se signala au premier cénacle romantique par une grande passion dans un moment où chacun avait besoin d’une grande passion, non par mode,
ni par affectation, mais parce que cela était
nécessaire aux besoins profonds de son être,
{1} Nous traversons aujourd’hui une période analogue par réaction contre une outrance sentimentale, qui a signalé la fin du dix-neuvième siècle et vraisemblablement, la sécheresse <ctuelle des romans et l’acharnement de leurs auteurs à détruire tout sentiment profond sous prétexte de sincérité produira, un jour ou l’autre, une nouvelle exaltation sentimentale. Il me semble qu’en ce moment on se fasse une idée tout à fait artificielle de la sincérité. On voit de la sincérité dans toute analyse qui a un caractère destructeur, comme s’il était entendu à l’avance que tout
être qui a des sentiments n’est pas sincère. On a la sincérité
que l’on peut, et on utilise les sentiments que l’on à. Notre
erreur à tous est de croire étudier l’humanité quand nous
étudions des cas particuliers. C'est la postérité qui fait les
chefs-d'œuvre, en prouvant par son choix que certains cas
particuliers comportaient une généralité.
| ULRIC GUTTINGUER 39 sacrifiés par l’éducation à laquelle j'ai fait allusion plus haut. Guttinguer, qui avait été marié et qui avait perdu sa femme, était devenu amoureux d’une Normande de la bonne société de Rouen et avait eu pour elle un de ces amours exaltées, amères et tremblantes, que M. Paul Bourget a étudiées dans le Démon de midi. Que s’est-il passé exactement entre Ulric Guttinguer et Mme de F...?
Arthur le raconte à demi, et M. l'abbé Bremond ajoute à ce récit les détails et les nuances qui nous permettent de le mieux comprendre. Il est vraisemblable qu’à un moment donné Mme de F... se fatigua de cet amoureux quinquagénaire, pour les raisons que nous supposions. Elle se retira quelque temps dans un couvent, parce que la vie lui était impossible à Rouen, ou pour avoir une retraite, ou pour se ménager une rupture. Ulric Guttinguer essaya de l'y revoir et fut bouleversé par sa froideur. Il semble que la rupture se soit faite dans ces conditions-là, et 1l en garda un désespoir qui devait l’amener à se convertir, une rancune qui dura pendant bien des années, et un souvenir à peu près indestructible, puisque, le 16 octobre 1864, c’est-à-dire trente-cinq ans après la rupture avec Mme de F... et à la veille de mourir, 1l écrit à Sainte-Beuve les mots suivants : &« Au milieu de tout cela, j'écris quelques lignes, je lis, je me récite les Larmes
VU
de Racine, Je verse l’urne, mais il n’en soit plus rien : j'ai tout dois à la sœur Rosalie : de Picpus. Vous en souvient-1l? »
Il devait mourir deux ans après, le 21 septembre 1866. L’homme qui se souvient avec cette intensité d’une femme, trente-cinq ans après, peut-on croire que son amour ait été une attitude et son ivresse, une affectation? Brouillé avec Mme de F..., n’attendant plus grand chose de la vie, mais gardant ce désir éperdu de l’absolu qui est la trame secrète de tant de vies humaines, Ulric Guttinguer se débat. Et d’abord 1l part en voyage. Il va en Provence. La rencontre inattendue d’un vieillard, qu’il fait en chaise de poste, est le premier avertissement de la destinée.
Ce vieillard a une magnifique sérénité, et, comme 1l voit Guttinguer affolé, agité, il lui dit : « Voilà vingt ans, sur ce même chemin, je vous ressemblais et je rencontrai un vieil: lard pareil à ce que je suis aujourd’hui. Je n'étais ni moins troublé, n1 moins brûlant, ni moins coupable — pardonnez-moi, monsieur — que vous ne l’êtes. Espérez. donc; dans peu d'années vous ferez sur quelque jeune âme brisée le même effet que Je produis sur vous.» Et 1l lui dit le mot de sa guérison et de son espérance. Ce vieillard devait revenir souvent à travers les rêves et les méditations de Guttinguer, et ce fut lui, sans doute, qui lui ouvrit la porte qui l’amena à retrouver
ULRIC GUTTINGUER 41 dans la religion une aide d’ailleurs relative. * Car M. l'abbé Bremond ne nous cache pas que cette conversion n’a rien d’éclatant, rien d’exalté, et qu’elle garda jusqu’à la fin un caractère précaire et tristement humain.
[ll est vrai qu'Ulric Guttinguer valait plus par ses aspirations que par ses réussites, et qu’en somme, écrivain non réalisé, poète médiocre, amant malheureux, bien qu'ayant eu de grands succès, 1l ne devait pas faire non plus une âme religieuse très réussie.
« Fantoche et âme immortelle, nous dit M. Bremond, invinciblement frivole, mais enfin le cœur en morceaux, 1l nous faut le prendre et l’aimer tel qu’il est, tel que Dieu l'attend, et déjà, je veux dire dès ce départ un peu mélodramatique, sur la pente des idées sérieuses. »
Tous ces renseignements sur la vie intime de Guttinguer, M. Henri Bremond les a trouvés dans sa correspondance avec Sainte- Beuve, et Sainte-Beuve, qui devait être l’auteur des Consolations et de Volupté, n'avait pas encore rompu avec la foi de son enfance.
Et sans doute aida-t-il plus d’une fois Ulric Guttinguer dans son inquiète recherche. Le portrait que M. l'abbé Bremond fait de Sainte- Beuve est délicieux et ajoute quelques traits nouveaux à cette remarquable étude parue dans Pour le romantisme et dont nous parlons plus loin. Ce n’est pas que M. Bremond soit
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dupe de lui. Il le connaît bien et mieux que ses ennemis, mais il sait aussi ses qualités, et comme critique et peut-être aussi comme prêtre; 1l entend lui faire crédit.
Faire crédit aux êtres, c’est réserver toujours à leur existence et à leur caractère cette sorte de marge où ils peuvent acquérir quelque grandeur s'ils sont vivants et où on peut apprendre un jour qu'ils l’ont eue s’ils sont morts sans l’avoir très visiblement
manifestée. Ame tendre et sensible, Sainte-
Beuve ne s’est vraisemblablement aigri que parce qu’il était tendre et sensible sans avoir la force de caractère et de détachement qu'il faut à ces âmes-là pour ne pas être empoisonnées par la vie et par les hommes. En tout cas, Marceline Desbordes-Valmore, qui s’y connaissait en sensibilité, lui écrivait : « Il y a en vous une bienveillance pour tous les hommes, une pitié pour toutes les tristesses que je n'ai rencontrées qu'en vous. » Quels que soient les torts qu’ait pu avoir dans bien des circonstances Sainte-Beuve, ce jugement de Marceline Desbordes-Valmore fera tou- Jours pencher la balance en sa faveur. Mais, je le répète, M. l'abbé Bremond ne s’illusionne guère sur les défauts de l’auteur de Volupté et il dit de lui, quelques pages plus loin :
« Il se Héctart à remuer le goupillon dans la plaie d’un ami. » Encore un coup, quel est l’homme qui est tout d’une pièce et que l’on
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puisse résumer dans une formule? Les formules ne sont jamais trouvées que par les.
paresseux. Toute cette aventure spirituelle d'Ulric Guttinguer est mêlée au drame de l'amour de Sainte-Beuve pour Mme Victor Hugo, trop connu pour que nous y insistions aujourd'hui et dont, d’ailleurs, M. l’abbé Bremond ne parle lui-même que dans les cas où cette aventure est nécessaire pour expliquer les rapports de Sainte-Beuve et d’Ulric. Ainsi, ce livre nous apporte, en même temps que le récit d’une évolution morale du plus haut intérêt, deux tragédies humaines poignantes, et nous découvrons le retentissement de ces tragédies sur les idées. Quand on lit un livre comme le Roman et l’Histoire d’une Conversion, on voit combien la destinée humaine est riche en possibilités de toute espèce et à quel point les écrivains qui veulent restreindre le roman, en l’établissant sur un plan en quelque sorte unique, s’éloignent de la vie même et de sa multiphicité. Je conseille la lecture de ce livre à tous les romanciers ; c’est dans les ouvrages de cet ordre que l’on apprend à observer et à réfléchir, beaucoup plus en réalité qu’en étudiant autrui, ear on le connaît peu, n1 soi-même, car on se connaît mal.