‹ l'esprit des OrientauxChapitre 186 sur 214 · SUPERSTITION · texte numérisé non relu

SUPERSTITION

Dieu ne pardonnera point le crime de Tidolàtrie. {Coran, iv, 51)

Un homme va dans la forêt. Il y coupe un arbre qu'il a choisi le plus droit possible, il en ôte artistement

aOâ LA MUIIALE EN ORIENT

1 ecorcc, il s'en fait adroitement un vase utile pour les choses de la vie; avec les autres morceaux, il prépare ses aliments, et, parmi les restes de ce i-este, dans ce qui ne peut servir à rien, il prend, par désœuvrement, un éclat tout tortu, tout noueux; il en fabri(|ue une figure, quelque chose dà peu près semblable à une image d'homme ou à une autre créature vivante ; il peint cela de rouge, il le vermillonne, il recouvre de peinture toutes les taches du bois ; il pratique une niche appioprice à cette effigie, qu'il loge dans le mur et consolide avec des clous, de peur qu'elle ne se casse en tombant; il prend des précautions, siichant bien quelle ne saurait s'aider elle-même : elle n'est qu'une image, elle ne se garantiniit pas toute seule. Pourtant, il lui ollVe de ce qu'il a; il linvoque pour ses (ils, pour son ménage ; il ne rougit pas de parler à. ce bois sans àme ; il invoque pour la s mté cette chose sans force, pour la vie ce corps mort, pour l'assistance ce rebut, pour la route cette souche immobile ; pour l'acquisition, l'action, le succès detoute chose, il implore ce débris inerte. {La Sagesse, XIII. 11-19)

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