PLAN DB L^OUY&AOE
le génie inteUecti^ le plus parfait. Sur les fondements solides et indestructibles qullui étaient transmis , ce génie bâtit un chefd'œuyre d^art juridique, sans égal au monde, un édifice d'une perfection et d'une stabilité telles , que dix siècles environ plus tard, des peuples étrangers en rouvrirent les portes pour j asseoir leurs écoles et leurs tribunaux.
Les matériaux qui peuvent servir à caractériser ce troisième système sont si nombreux qu'il est impossible d'en résumer la partie essentielle en quelques lignes. En dire plus long serait parfaitement intempestif, maintenant qu'il ne s'agit point d'anticiper sur nos condasions , mais seulement de faire connaître notre plan ; en dire moins serait plutôt préjudiciable qu'utile , en donnant une idée fausse de la matière. Contentons-nous donc de désigner ce système comme le système transnational ou le plus libre, et rèservons-nous d'indiquer ultérieurement les points dans lesquels il s'écarte des idées spécifiques romaines, et ceux où se montre sa plus grande liberté intellectuelle.
Qu'il me soit encore permis de faire observer en terminant, que bien que nous n'ayons à nous occuper que des traits généraux du caractère du droit romain , il sera indispensable , pour justifier nos opinions, de nous baser continuellement sur les matériaux concrets que nous fournit l'histoire du droit. Convaincu que les points de vue abstraits ne trouvent pas l'ac^^ueil qu'ils méritent lorsqu'on ne les munit pas d'un certain lest matériel, j'ai cru sous ce rapport devoir faire plutôt trop que trop peu.