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sait, la divinité se fractionnait à son tour en autant de divinités particalières désormais complètement étrangères les unes aox autres. La pérégrinité politique et religieuse suivait la marche de Talliance politique et religieuse. Le non-citoyen ne pouvait honorer les dieux de Rome ; leur culte était obligatoire pour le citoyen. Celui-ci aurait violé ses devoirs de citoyen en priant des dieux étrangers.
Celui qui représente l'État ou une unité politique quelconque, les représente aussi vis-à-vis des dieux ; les fonctionnaires sont des prêtres nés; les fonctions religieuses constituent toujours une partie nécessaire de leur office. Ils peuvent bien être instruits dans la connaissance des rites par des personnes appartenant à rétat religieux , mais Tacte religieux en lui-même émane d'eux ; la capacité nécessaire leur est conférée en même temps que leur charge elle-même. Le roi , et plus tard le consul , font les sacrifices et consultent les auspices à Rome comme au camp.
Le premier soin de l'État étant de se conserver la faveur des dieux (»*»), il veille à leur service avec sollicitude. Les sacrifices, les fêtes et les jeux se succèdent. Tout méfait, toute faute qui pourrait irriter les dieux , entraine une expiation. On observe
Rome ; la divinité nationale devint romaine, gabine, etc., et dès lors aussi la religio gabina devint peregrina pour les Romains. En nn mot, l'nnité nationale originaire du culte fut détruite par la séparation politique du peuple, à tel point que si les membres de la nation Tenaient ensuite à se rencontrer de nouveau dans le cours de|leur développement politique, ils devaient commencer par rétablir la communauté de leurs dieux au moyen d'un traité international. Ce rapport de pérégrinité était naturellement réciproque. Le romain, avant la dernière paix avec les Latins, était considéré à Lavinium comme un étranger par rapport aux sticra Lanuvina, de même que le citoyen de Lavinium était étranger à Rome quant aux sacra publiea du peuple romain.
(***) Tm-Livx, XXXVni, 48 : civittu qucte omnUna rébus incipiendis gerendisque deos adhibet» Cio., de nat. deor., Il, 2 : eivitas, qucte nunquam profedo sine summa placatione deorum immortalium tanta esse potuisset,