‹ L'esprit du droit romain dans les diverses phases de son développement: dansChapitre 65 sur 87 · TOUS 1. IS · texte numérisé non relu

TOUS 1. IS

274 MV. I. — TTP. I. — CHAP. m. — PfiINCIPB BEUGIEUX

avec attention tous les signes, tous les prodiges qui peuvent in3iquer leur volonté , et si malgré ce soin leur courroux s^allume, c^est-à-dire, si Kome éprouve du malheur^ les prêtres et les augures s^épuisent à en rechercher la cause; le peuple, le Sénat et les autorités multiplient les vœux , les décisions et les œuvres agréables aux dieux, pour rentrer dans leur faveur. A chaque entreprise importante on s*assure d'abord du consentement de la divinité, en consultant les auspices; des sacrifices et des prières ouvrent les délibérations , et d'après leur nature , le fas détermine les jours où elles peuvent avoir lieu. Les questions religieuses les plus insignifiantes ont toujours le pas, dans Tordre du jour, sur les questions temporelles les plus importantes (***). On se rassemble dans les lieux sacrés même pour traiter les affaires profanes ; c'est un temple qui sert de lieu de réunion aux curies et au Sénat , et les fonctionnaires ont coutume de tenir leurs conciones dans un temple (*").

Le fas ne contient pas seulement des prescriptions au sujet de la forme extérieure des affaires , mais aussi une foule de principes politiques (***). Nous avons déjà mentionné que la constitution antique avait reçu une consécration religieuse ; les rapports entre la religion et le droit public se maintiennent même sods la république. Ainsi , par exemple , il était coutraire au flxs que le dictateur restât plus de six mois en fonctions. Ainsi encore , les î^es sacratae, et les tribuns qu'elles avaient accordés au peuple, étaient placés par le serment du peuple tout entier sous la protection de la religion , et quiconque les lésait était déclaré sacer. La religion rendait dans cette dr-

(***) GsLL., XIV, c. 1 : de reimsque divinis prius quam hunumis ad senatum référendum eese,

(«') RuBnro, l. c, p. 211.

(•M) C'est pour cela que oeloi qui avait à &ire une proposition de loi y igoatait la clause antique : si quid fas non Ht roçari, eju* rei tutc Uge nihil rogatur, Y. sor cette clause, TV, 219, ss. et 230.

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