‹ L'esprit du droit romain dans les diverses phases de son développement (volume 2)Chapitre 33 sur 106 · La vengeance et la naUscmce de la peine privée · texte numérisé non relu

La vengeance et la naUscmce de la peine privée

12. Parmi les espèces de la justice privée dans le sens large , la vengeance est celle qui disparaît la première de lliistoire. La justice privée dans le sens étroit, porte sa mesure et son but en elle-même : elle ne tend qu'à la simple réalisation du droit Béglée dans ses conditions et dans ses formes, elle peut, comme renseigne l'histoire du droit antique de Rome et des autres droits, se concilier pendant longtemps avec l'existence d'une procédure organisée. La vengeance, au contraire, ne connaît d'autre mesure que le degré (purement accidentel et arbitraire) de surexcitation de l'individu lésé. Au lieu de briser la force de l'ixgustice, elle ne fait que la doubler, en ajoutant à l'injustice existante, une injustice nouvelle. Il est aisé de comprendre qu'elle doit bientôt céder devant la loi de l'ordre : aussi n'en rencontrons-nous plus que des traces isolées dans l'ancien droit romain, tandis que le système de la justice privée est encore en pleine flondson dans les temps historiques. Ces traces sont les suivantes (**) :

Si le mari qui surprend sur le fait le complice de l'adultère, le tue dans sa légitime colère, le droit postérieur lui-même lui assure l'impunité. La législation des XII tables permet aussi de tuer le voleur, lorsqu'il vole pendant la nuit, et même pendant le jour, lorsqu'il se met en défense. Dans tous les cas, le voleur pris en flagrant délit (fUr mani/èsttis), est adjugé par l'autorité au volé (**). Pour certaines lésions corporelles {memhrum ruptum)^ la loi prononce la peine du talion.

(*^ Rsnr, Kriminalrecht der Borner, p. 36, et s. a noté avec soin les antenn à consulter snr ce point.

(M) On ne sait an jaste si c'était à titre d'esclave ou comme aâjvMeatue, aAn78in»§189.

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