ORIGINAIRES INDIQUÉS
1. Caractère essentiel de l'esprit romain, sa prédestination pour la culttiro
du droit
Tu regtre impcrio populo* Homane mimtnlo.
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24. On a fait la remarque que les peuples issus d'un mélange d'éléments nationaux différents, se distinguent par une énergie durable. Cette observation est éminemment vraie pour le peuple romain, et elle est vraie aussi pour le peuple anglais qui, parmi les modernes, lui ressemble plus qu'aucun autre. La raison en est-elle que la naissance de ces peuples fut extrêmement dou- Wreuse, qu'ils n'ont pu acquérir la nationalité, ce bien qui, pour d'autres nations, n'est que le simple résultat d'une longue existence, qu'au prix d'efforts gigantesques, et après avoir dû triompher des antithèses de coutume, de droit, etc., nées de la diversité de leurs races? Le déploiement de force qui accompagne la naissance d'un peuple exerce-t-il, peut-être, une influence durable sur son caractère? Le motif est tout autre. L'opération de la fusion des nationalités, non-seulement ébranle celles-ci et les dissout dans leur essence intime, mais ne laisse subsister d'elles que les parties solides et substantielles. Le
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feu qui n'entame point les métaux, oonsume et anéantit le bois. Toutes les particularités des diverses nationalités qui ne peuvent résister à cette épreuve du feu, périssent; ce qui s'est conservé dans la nationalité nouvelle a fait preuve d'une force de résistance invincible. CTest ainsi que le caractère d'un peuple, formé de ces éléments , gagne en énergie, en sérieux, en vigueur , en fermeté, en prudence, ce qu'il perd de simplicité, de naïveté, de bonne humeur, et de toutes les autres qualités qui supposent une certaine candeur dans les idées sur la vie, et une iélicité extérieure sans nuages. Un caractère pareil est fitit pour dominer le monde , non pour le charmer. Les peuples ainsi formés , doivent emprunter aux autres les productions de l'imagination ; en échange, ils leur donnent leurs institutions et leurs lois, car leur esprit prosaïque et leur nature antipathique à la précipitation et à la versatilité, les vouent, de préférence à tous les autres, à la culture du droit
L'histoire des origines du peuple romain est donc d'une haute importance pour le droit. La première scène de l'histoiro du droit romain s'ouvre par la comparaison , et par conséquent par la critique des institutions et des idées juridiques que chacune des trois souches, latine, sabine et étrusque, avait apportées avec elle; elle se termine par le choix que fait le peuple romain qui venait de naître. L'histoire, il est vrai, ne nous a point peimis de jeter un coup d'œil derrière le voile qui couvre le passé (p. 304), elle ne le soulève que lorsque le droit romain est tout formé. Mais ne pouvons-nous point nous figurer d'une autre manière cette époque préhistorique? Lorsque trois peuples, d'institutions, de mœurs et d'idées juridiques différentes, se réunissent pour former un seul État , et qu'il finit par ne rester qu'un seul droit dans lequel on ne peut reconnaître aucun vestige d'antithèse nationale, il faut forcément admettre que l'on a aplani les points d'opposition par le sacrifice de l'un ou de l'autre des éléments contradictoires. Cette opération d'épurement, dans laquelle on a séparé les scories, pour ne conserver que les parties éminentes, n'exigeait pas l'emploi de moyens