I. A. PROCÉDURE
possible non plus de soumettre la demande à la forme de Vact. negatoria ou confessoria, et de rejeter comme inutile Vact. aq^. plm. arc. Si la première ne convenait pas, parce que le défendeur n'avait pas commis un empiétement sur la propriété du demandeur, la seconde ne convenait pas davantage : il s'agissait non d'une servitude, mais d'une prescription légale; or, il fallait avoir recours à une act. in personam pour obliger le défendeur à faire.
La nécessité d'une actio aquae plmiae arcendae spéciale, du chef des ouvrages nouveaux, exécutés pendant le cours du procès, s'explique d elle-même. En effet, si l'ouvrage qui fait l'objet du litige a été illégalement construit, il n'en résulte pas que l'ouvrage nouveau soit entaché du même vice. Si l'on avait pu introduire cette question toute nouvelle au milieu d'un procès en cours, rien n'eût empêché de soulever un débat sur un contrat de vente nouveau, sur un nouveau vol, au cours d'une actio emti ou furti. — En ce qui concerne enfin la quatrième action que nous avons mentionnée {cautio damni infecti), il n'y a qu'à faire observer que le pouvoir du juge s'épuisant avec le jugement, une action nouvelle est nécessaire pour tout ce qui se passe après le jugement.
Il résulte suffisamment de ce qui précède que Vactio negatoria ou confessoria devait être intentée séparément de l'action en dommages-intérêts (note 14). L'une est dirigée contre tout possesseur quelconque, l'autre ne peut être dirigée que contre l'auteur du dommage.
La distinction de l'action ad exliihendum et de la revendication présente un intérêt doctrinal plutôt que pratique. Toutes deux sont dirigées contre le détenteur comme tel, toutes deux ont le même fondement; mais la dernière exigeait comme condition l'existence indépendante de la chose revendiquée. C'est le seul motif que je puisse assigner à la séparation de ces deux actions. Cette condition était une nécessité de la procédure et résultait de la disposition qui obligeait à apporter et