CHAP. III. B. POUVOIR ET LIBERTE DANS LE DROIT PUBL
conférées ( 4ts ). Dans les deux derniers cas la justification formelle d'une pareille mesure était plus que douteuse.
Je ne veux pas multiplier les exemples, d'autant plus que mes explications précédentes m'ont déjà donné occasion de relever l'importance de l'élément personnel pour la magistrature dans deux points importants : la tradition et le rapport^ du magistrat avec le Sénat. Nous avons ainsi atteint notre but et démontré que Vidée du pouvoir et de la liberté est, aussi bien dans le droit public que dans le droit privé, ^expression légitime et nécessaire du sentiment de la personnalité. Si j'ai fatigué le lecteur par les détours où j'ai dû le conduire, j'ai une double excuse à lui présenter. D'abord, l'idée dont il s'agit constitue l'essence intime du sentiment juridique romain; elle commande l'attention plus qu'aucune autre, lorsqu'on examine la constitution de la famille ou celle de l'État; le reste n'existe même que pour elle, pour la réaliser et la protéger. D'autre part, il entrait dans mes vues de présenter à une époque qui comme la nôtre a souvent complètement méconnu, dans la science et dans la vie, le droit et le pouvoir de la personnalité, un miroir dans lequel elle pût reconnaître ce qu'elle est véritablement et ce qui lui manque. Je ne prétends nullement que le système romain antique puisse et doive être copié par nous; je sais trop combien ce système était, par son caractère propre, lié à la Rome antique, à ses hommes, à ses circonstances. — Les considérations finales du paragraphe suivant me fourniront, d'ailleurs, une meilleure occasion de le démontrer.
(*•*) àur. Vict. de Vir. ill., c. 72.
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