UNION DE L'ESPRIT ET DU CORPS. — SES LOIS GÉNÉRALES
Nous allons maintenant exposer les lois les plus générales de l’union de l’esprit et du corps. Le sujet est difficile, et bien loin d’être arrivé à maturité ; cependant on en sait assez déjà pour satisfaire la curiosité et donner d’utiles enseignements.
Nous avons déjà vu certaines raisons de croire que, chaque fois que l’esprit reçoit un choc, perçoit une sensation ou passe d’un état à un autre, ce mouvement doit être accompagné d’un choc nerveux; et que l’intensité plus ou moins grande de l’un détermine également celle de l’autre. Voilà ce que nous savons de plus général au sujet de l’union de l’esprit etdu corps. C’est déjà un point fort important à établir, mais cependant c’e3t encore trop vague pour nous satisfaire.
Il est maintenant généralement admis que l’esprit a
. L’ESPRIT ET LE COUPS trois aspects distincts, trois fonctions différentes : le sentiment, qui comprend l’émotion; la volonté ou volition, et la Pensée ou intelligence. Il y a là trinité dans l’unité. Ces fonctions se manifestent d’une manière toute caractéristique, et cependant elles ont entre elles une telle dépendance qu’aucune d’elles ne pourrait subsister seule ; supprimez le sentiment, et il n’y a plus ni volonté ni intelligence; au contraire, quand le sentiment se manifeste dans toute sa plénitude, il porte avec lui les germes des deux autres. Aussi, quoique en exposant les rapports du corps et de l’esprit, nous considérions les trois facultés séparées, nous devons nous attendre à les voir toutes trois obéir à certaines lois générales.