LES SENTIMENTS
Nous connaissons tous le plaisir et la douleur, et nous sommes habitués à des états d’excitation qui sont neutres ou indifférents. Quand nous opposonsle sentiment à la volonté et à la pensée, la meilleure manière de le caractériser est de le représenter par le plaisir et la douleur; ceux-ci ne sont jamais confondus avec la pensée, et, quoiqu’ils mettent la volonté en jeu, ils ne constituent pas la volonté. Mais il y a bien des occasions dans lesquelles nous sommes excités ou réveillés , dans lesquelles nous sentons quelque chose qui n’est ni un plaisir, ni une douleur, et dans lesquelles il ne s’agit, à proprement parler, ni de volonté m de pensée. Tel est le choc de la surprise; telles sont aussi les émotions qui accompagnent souvent la cessation de l’état de plaisir et de douleur proprement dits. Quand