‹ L'esprit et le corps considérés au point de vue de leurs relationsChapitre 32 sur 137 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

l’intelligence.

Nous touchons maintenant à la partie la plus difficile du sujet de la base physique de l’esprit, c’est-à-dire à celle qui regarde l’intelligence. Il existe un rapport intime entre les sensations et leurs manifestations physiques; c’est là un fait patent et incontestable. Mais la pensée est parfois si calme, si éloignée de toute démonstration physique, que nous pourrions supposer qu’elle s'exerce dans une région purement spirituelle, et qu’elle ne fait que communiquer ses conclusions par l’intermédiaire de la matière. Malheureusement pour cette hypothèse, il est maintenant généralement admis que la pensée épuise la substance nerveuse aussi infailliblement que la marche épuise les muscles. Notre organisme a une alliance aussi intime avec la pensée qu’avec la sensation ; et c’est les conditions de cette alliance qu’il s’agit de définir, si cela est possible.

Les principes que nous avons déjà posés au sujet des

Page 1