‹ L'esprit et le corps considérés au point de vue de leurs relations: suivis d'études sur lesChapitre 93 sur 157 · UESPRIT ET LE CORPS · texte numérisé non relu

UESPRIT ET LE CORPS

porelles de Vesprit, c'est-à-dire que nous ne savons pas si elles sont essentiellement différentes de l'esprit luimême, si elles ne peuvent pas se ramener à l'esprit, et si l'esprit ne peut se ramener à ces conditions. Dans lin autre sens, cependant, nous en savons beaucoup sur ces conditions matérielles, et peut-être saurons-nous un jour tout ce qui peut se savoir là-dessus. Et, en réalité, on en sait quelque chose depuis que l'homme a commencé à observer.

Il est bien vrai, comme le dit Hamilton, que localiser l'esprit c'est tomber dans la contradiction et Tabsurdité. Mais nous pouvons éviter cet écueil, si nous avons soin de choisir des expressions qui soient en rapport avec la nature particulière du sujet ; quand il s'agit de l'esprit, il ne faut pas parler d'étendue ou de lieu.

Mansel {Prolegomena Logica^ p. 438) s'exprime ainsi : — a Jusqu'ici nous ignorons comment la matière et l'esprit agissent l'un sur l'autre. Nous ne savons pas comment les réfractions matérielles de l'œil se rattachent à la partie spirituelle de la vision, ni comment la détermination de la volonté agit pour produire le mouvement des muscles. » Nous voilà donc en présence de l'opinion erronée que la puissance ou Vefficience appartient à l'esprit considéré séparément. Admettons au contraire l'alliance de l'esprit et de la matière, et la recherche de l'explication de leur action mutuelle ne semble plus sans espoir. Cette aUiance elle-même est un fait inexplicable, parce que c'est un fait ultime ; la seule exphcation qi]^ puisse s'y appliquer est la généralisation la plus grande possible. " Mansel dit encore : c Nous pouvons étudier séparément

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