‹ L'esprit françaisChapitre 106 sur 315 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

LE VALET DE CHAMBRE, LA SOU- BRETTE, à droite et à gauche de la scène. Chacun d'eux replace en ordre des sièges que les péripéties de la conversation ont fait déplacer, la veille au soir.

LE VALET DE CHAMBRE. — Je me demande qiii, le premier, s'est permis de décider la façon dont il convenait de disposer les m^enbles d'un salon?

La souBPiETTE. — ■ Cela devait être vm domestique, puisque les maîtres passent leur temps à les ranger autrement.

LE valet de chambre. — En sorte que si nous ne nous entêtions , pas à remettre les sièges dans leur place de bon ton...

LA SOUBRETTE. — Les domestiques n'auraient rien à faire.

LE VALET DE CHAMBRE. - — Et les maîtres non plus.

DAMON, entrant par la porte du jardin.

Les domestiques se retirent.

DAMON, seul. — J'ai peut-être eu tort d'être si matinal ; car je serais fort embarrassé d'imaginer un sujet d'entretien, si je tombais sur un tête-à-tête ave.c le châtelain... Tout bien réfléchi, allons flâner parmi les plates-bandes et humer ce que le parfum des roses, en ce pays, doit avoir aussi emprunté à Cythère. {Il va pour ressortir, mais aussitôt recule.) Ah çà ! je n'en puis croire mes yeux!... Quoi! voici le marquis? Ce serait lui-même? .. C est bien lui !

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