‹ L'esprit françaisChapitre 131 sur 315 · SCENE lY · texte numérisé non relu

SCENE lY

Les Mêmes, LA COMTESSE DE LIGUEIL.

LA COMTESSE, entrant (V un air impornt. — Régine, mon mari vous prie de scendre lui parler. (A Nohan, froide- ?nt.) Je ne vous savais pas ici...

NOHAN. — En arrivant, on m'a dit que jgueil était dans l'atelier, et je suis monté lut droit.

LA COMTESSE, NOHAN, puis UN DOMESTIQUE.

LA COMTESSE. — Cette bonne petite!

Ah ! je suis contente ! Elle méritait bien un peu de chance, quoiqu'on ne pût guèro prévoir ce qui lui échoit! Mais c'était son tour, à la fin ! Il y a comme cela des destinées dont on se dit : « Cela ne finira donc pas que tout leur tourne mal ? » Seulement, cette fois, le coup de veine est beau.

NOHAN. — Ne m'expliquerez-voug pas ?...

Les Paroles restent

LA COMTESSE. — Le comte de Neuchamps, estimant qu'il nest jamais trop tard pour faire amende honorable, a légué à Régine un peu plus de deux millions.

NOHAN, atterré. — Ah! j'étais revenu trop tôt vers 1 espérance. Et devant moi, à nouveau, toujours l'irréparable !

LA COMTESSE. — Que signifie ce langage ?

NOHAN. — J'allais, dans un instant, solliciter de M.^^ de Vesles qu'elle m'accordât sa main... {Un temps.) Vous comprenez ?

LA COMTESSE. — Oui, Cet héritage imprévu met Yotre...( Avec intention.) délicsutesse dans une situation plus que difficile...

UN DOMESTIQUE, entrant. ■ — • M. le baron Missen attend madame la comtesse au salon. (Il sort.)

LA COMTESSE. — Réfléchissez, consultez mon mari... Mais prenez bien garde que le monde ne trouve votre demande en mariage un peu tardive... ou trop pressée... {Elle sort.)

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