‹ L'esprit françaisChapitre 137 sur 315 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

sans se rendre utile... Voulez-vous que je l'envoie chercher sur les bords de la Seine ?

LE DOCTEUR. — Bah! Je n'ai pas besoin de lui pour faire l'examen de la plaie. Mais pas dehors, pas à l'air, pas à la poussière. {Montrant Nohan.) Comment est-il parvenu ici ?

LiGUEiL. — Appuyé sur mon ordonnance, qui est un gars solide.

LE DOCTEUR. — Bon ! Faites-le maintenant ramener dans la maison.

LIGUEIL, appelant. — Bernard! (Celuici accourt. Nohan, qui s'est soulevé péniblement, se dirige lentement vers la maison avec l'aide de l'homme.) Pauvre ami ! lui si fort, si jeune, il n'y a pas encore trois jours !

LE DOCTEUR, regardant Nohan marcher et disparaître. — Mesurez bien vos forces... Allez doucement... (.4 Ligueil.) Il marche tout de même avec plus de fermeté que je ne l'aurais cru, après une pareille perte de sang.

Les Mêmes, LE DOCTEUR.

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