TAPEUR
C'est le titre.
Alexandre. — Parfaitement.
Cercleux. Il continue de dicter. — « IvC gros La Poussah, gentilhomme sans fortune et des plus dépensiers, avait coutume chaque matin de prendre une voiture de cercle et dans cet observatoire roulant, il cherchait le miche qui lui donnerait les cinq ou cinquante louis nécessaires à sa vie d'une journée. »
Alexandre. — Comment dit-on miche en anglais? ce n'est pas dans le dictionnaire.
Cercleux. — Vous mettrez Prince of Wales. Je continue : « Dans une de ces
promenades, et comme sa voiture s'arrêtait devant le cercle de la Rotonde, il vit stationner devant la porte cochère un de ses amis, ancien bookmaker, auquel il devait cinq mille francs et qui évidemment l'attendait. Eviter le fâcheux n'était pas chose facile. La Poussah descend de voiture et entre résolument dans la maison, immédiatement suivi du bookmaker. Arrivé devant l'ascenseur (le cercle était au troisième étage) il s'efface avec la plus exquise courtoisie et dit à son créancier : «Après vous, monsieur.» L'autre obéit, pensant qu'on va s'expliquer, mais à peine est-il entré dans l'ascenseur que La Poussah en referme vivement la porte, et froidement, d'un coup de levier, il l'envoie au troisième étage. Puis il remonta dans sa voiture et évita ainsi le fâcheux. » Voilà. Vous me remettrez ce thème-là la prochaine fois que je vous verrai, c'est-à-dire après-demain. Au revoir, monseigneur, il me reste à vous remercier de votre bienveillante attention.
Alexandre. — Mais comment donc, c'est moi au contraire qui...
Saints. Poignées de mains. Reconduite à la porte.
Cercleux. — Alors c'est entendu...
après-demain.
Alexandre, certain que le professeur est parti. — Eh bien, vrai ! il est rien long, le thème qti'il m'a donné, c't' animal-là !
ue
Aux Grandes-Poses, une plage tout récemment lancée : deux cents mètres de galets où piétine un singulier mélange de bourgeois, d'artistes, d'israélites et de sud-américains.
Il est onze heures, et par une de ces dernières plutôt chaudes matinées du mois d'août, dans la mer verte et calme et transparente s'ébattent les baigneurs pour la plus grande joie de la galerie. Et si grand est le nombre des jolies nageuses avec, sur la tête, des foulards roses, bleus, jaunes, mauves, rouges, coquettement disposés, que la mer verte semble ime prairie émaillée de ces têtesfleurs.
Assis au bord des flots : Alexandre de Styrie; suit de flanelle blanche, chapeau de paille très plat à bord très larges, avec autour, au lieu de l'ordinaire ruban, une cravate noire à pois roses négligemment nouée.
René Cercleux; culotte courte en velours à grosses côtes, dites côtes de la Manche (dernier cri) ; casquette de yachtman très plate, visière exagérée.
Raymonde Percy, la première maîtresse du prince; brune avec des yeux bleus admirables et des dents éblouissantes, fausse maigre, pas bête du tout, l'âme d'une grisette qui coûterait horriblement cher : jupe cloche de drap gros bleu avec trois rangs de lacets en V,
' corsage et ombrelle rose Liberty, chapeau Greenaway ridicule et charmant, rose également, avec un ruban de velours noir.
Cercleux. — Il est vraiment très animé le bain aux Grandes-Poses.
Raymonde. — Trop, beaucoup trop !
ça n'a rien de drôle de voir tous ces idiots se tremper dans l'eau. (Riant.) Ah. ! ah ! regardez donc ce grand garçon qui fait la mouillette comme une vieille dame.
Cercleux. — Pourquoi ne vous bai-
gnez-vous pas? Vous n'aimez pas ça?
Raymonde. — J'adore, au contraire.
Cercleux. — Alors vous êtes mal faite.
Raymonde. — Vous savez bien que non. Seulement ça m'ennuie de me baigner devant ce tas d'imbéciles.
Alexandre, ironique. — Tu as peur de montrer tes jambes. . .
Raymonde. — Non, mon coco, je n'ai pas peur de montrer mes jambes... mais comme je les déploie toute l'année, ainsi que mes bras et ma gorge, enfin tout ce qu'on peut montrer au théâtre...
Cercleux. — Et le reste à la ville,
Raymonde. — Faut bien vivre... pendant les vacances, je me repose, je n'exhibe plus... je me garde tout entière pour mon fol amant. C'est comme si vous croyez que ça m'amuse de passer mes deux mois de congé à être tramée de plage en plage, de Snob-les-Bains à Vlan-sur-Mer et aux Grandes-Poses !
Dire qu'en Bretagne, mes enfants, il y a des plages qui ont uneHeue de long et pas un chat, et où je me suis baignée toute nue dans une eau si claire qu'on voyait les crabes courir au fond.
Cercleux. — Ils ne devaient pas s'ennuyer, les crabes !...
Raymonde. — Ah ! oui, ça, c'était des bains... on sentait l'eau qui vous caressait partout, partout; c'était comme des lèvres fraîches qui vous auraient frôlée sur tout le corps, tandis qu'ici...
ESTHÉTIQUE
CerCLEux. — Ah ! ci, il faut un costume, il n'y a pas, il en faut un.
Raymondë. — Un costume et des gants, et des bas... il y a même des femmes qui mettent un corset... c'est absurde... ce n'est pas un bain, ça... on n'est pas même mouillé... Tenez, c'est comme si on faisait l'amour avec une... vous savez ce que je veux dire.
CërclEux. — Parfaitement.
Raymondë. — Enfin, qu'est-ce que nous faisons là?
Cercleux. — Nous regardons... Sacha prend une leçon d'esthétique, il faut qu'il se fasse une idée de ce que doit être ime femme.
Alexandre. — Mais il me semble que...
Cercleux. — Non, vous ne pouvez pas en avoir la moindre idée... ce n'est qu'à force d'en avoir vu, d'avoir comparé que vous pourrez vous faire une opinion personnelle.
Raymondë. — Sacha sait très bien ce qu'il lui faut, et je lui suffis... pas, mon trésor ?
Alexandre, faiblement. — Mais oui, ma chérie.
Raymondë. — Ne te force pas... je sais très bien que je ne suis pas la dernière ; mais,en tout cas, j e suis la première. . c'est moi qui t'ai fait connaître l'amour. D'ailleurs ce que tu vas me plaquer à la rentrée, ce n'est rien que de le dire... Oh ! je le sais bien, va, Cercleux m'a prévenue, lorsqu'il m'a dit : «Ma chère Ray • monde, je vous présente le prince Alexandre de Styrie: nous allons faire le littoral, et nous cherchons tme femme d'été.)) Ce qui veut dire : à la chute des feuilles, on se borde. Sois tranquille, je ne ferai pas de tableaux. Ainsi, va, ne te gêne pas...
je te permets de regarder les femmes et de choisir celle qui me succédera... je t'aiderai même de mes conseils.
Alexandre. — Tiens, voilà M^e Painchaud qui entre dans l'eau... elle est jo- He, cette fille-là.
Cercleux. — Oui, mais mal faite.
Alexandre. — Je ne vous dis pas, mais la tête est ravissante... moi, pourvu que la tête me plaise. . .
Cercleux. — C'est la jeunesse... vous ne direz pas toujours ça; vous verrez qu'une johe tête ne suftit pas, et que le reste a une rude importance.
Raymondë, modestement.
— Parbleu... alors ça ne serait pas la peine d'avoir un corps de statue.
Cercleux. — Et encore ça dépend de quelle statue.
Raymondë. — Naturellement, pas la statue de la République.
Cercleux. — Non, j'ai chez moi la Vénus de Milo et la Diane de Falguière...
Raymondë. — Ce n'est pas banal.
Cercleux. — Si, c'est banal, mais ça ne fait rien... j'ai toujours rêvé un dialogue entre ces deux bonnes femmes-là, chacune vantant sa beauté particuHère...
vous comprenez, une sorte de discussion...
Alexandre. — Elles n'en viendraient toujours pas aux mains.
Raymondë, jouant la bêtise. — Ah !
j'ai compris... tu dis ça, chéri, parce qu'il y en a une qui n'a plus de bras... c'est joliment drôle.
Alexandre. — On fait ce qu'on peut.
Cercleux. — Eh bien ! moi, je crois
ESTHÉTIQUE
que la Vénus de Milo, à Paris, en 191 1, n'aurait pas le moindre succès... comme femme. Elle ne ferait pas un sou. D'abord on ne pourrait pas l'emmener dans tous les théâtres; à l'Opéra, au Trocadéro, je ne dis pas; mais voyez- vous cette gaillarde-là entrant à la Bodinière !
Raymonde. — Elle prendrait tout l'air... on étoufferait,
Cercleux. — Elle n'aurait pas son emploi,.
Raymonde.
— Si, dans une revue, elle pourrait faire l'Oseille ou l'Alliance russe.
D'ailleurs les femmes qui ont inspiré de grandes passions n'ont jamais été de ces créatures splendides; tandis que de petites personnes troublantes et perverses, maigrichonnes ou rondelettes, des petits fils de fer ou des petits tapons ont fait tourner toutes les têtes et semé des désastres autour d'elles.
CerclEitx. — Pourtant il y a des femmes très allurales et très sculpturales qui ont été adorées, je vous prie de le croire. Très souvent les belles femmes ont l'air bête ; elles sont froides, indolentes, passives, difficiles à remuer...
elles haïssent le mouvement qui déplace les lignes. Il y a la série des marbres et
des belles « Madame Fromage », je vous l'accorde ; mais à côté de ça, il y a les déesses, les héroïnes, celles qui passent dans la vie avec des airs d'impératrices ou de princesses lointaines, celles qui sont des poèmes de chair ou de grandes fauves avec des têtes de lionnes, et celles-là, quand elles s'y mettent, elles cassent tout.
Alexandre. — Vous ne me paraissez pas très ' fixés ni l'un ni l'autre.
■ Raymonde.
— C'est comme les grasses et les maigres. Moi j'ai connu des femmes trop minces avec la figure en lame de couteau, des yeux enfoncés et cerclés, une taille d e roseau et une démarche onduleuse... vous voyez ça d'ici...
Il y a des hommes qui se sont tués pour des femmes comme ça.
Cercleux. — Da passion s'accroche aux angles et l'électricité sort par les pointes.
Mais j'ai connu des petites femmes rondes qui ont été rudement aimées, qui ont provoqué des drames tout comme les maigres, et pour lesquelles on s'est tué.
Alexandre. — Vous voyez bien que vous ne serez jamais d'accord.
ESTHÉTIQUE
CercIvEux. — Évidemment, on ne peut pas établir de règles générales...
sans ça, ce serait trop commode.
Raymonde. — Ce n'est pas une question d'esthétique, c'est une question de peau.
CerclEux. — Voilà.
Raymonde. — Et l'important pour une femme, ce n'est pas d'être belle, c'est d'être aimée et, pour ça, il faut qu'elle fasse naître la volupté, tout est là.
Cercleux. — Et encore, elle peut la faire naître chez mon voisin et ne rien m'inspirer à moi.
Raymonde. — Pourtant l'idée qu'elle la fait naître chez votre voisin vous est déjà un stimulant.
CercIvEux. — Cela excite ma curiosité tout au plus. J'ai connu des femmes follement aimées... J'ai voulu savoir pourquoi...
AIvExandre. — Eh bien ?
CERCI.EUX. — La plupart du temps, j'ai eu toutes les peines du monde à être poli.
Raymonde. — Parbleu ! si vous êtes fatigué... s'il vous faut des choses extraordinaires.
Cercleux. — Même sans être fatigué..
D'ailleurs, Raymonde, je vous défends de me parler ainsi.
Alexandre. — Mais y a-t-il des signes extérieurs auxquels on puisse reconnaître qu'une femme vous plaira physiquement ?
Cercleux. — Sans doute., il faut d'abord savoir à peu près ce que vous
voulez et, pour cela, avoir fait un assez grand nombre d'expériences. Pour moi, j'estime qu'un homme qui a vécu, qui a observé, qui a été commencé à votre âge, c'est-à-dire pas trop jeime, et, j'ajouterai admirablement commencé...
H se tourne vers Raymonde.
Raymonde. — Merci mille fois.
Cercleux. — J'estime qu'un tel homme, quand il arrive à trente ans, peut choisir la femme définitive, la femme qu'il épousera, sans trop risquer d'avoir des déceptions physiques.
Raymonde. — C'est pour cela que le mariage est ime chose monstrueuse pour nous autres femmes qui ne pouvons pas nous faire une expérience.
Cercleux. — Mais, comme vous n'êtes pas expérimentées, vous êtes moins difficiles, et tout va ou à peu près...
c'est pour cela que vous voyez d'exquises jeunes filles épouser le plus naturellement du monde de vieux messieurs lourdauds et podagres. . .
Raymonde. — Et les tromper au bout de six mois.
Cependant il se fait un grand mouvement sur la plage. Tout le monde se retourne, car, en haut, près des cabines, drapée dans im peignoir de grosse laine mauve, coiffée d'un foulard mauve, semé d'œillets jonquille, apparaît la sensationnelle M^« Aupoint. Les petits jeunes gens se bousculent aux bords des flots et mouillent même leurs souliers jaunes pour être plus près, toujours plus près; quelques marchands tirent leurs lorgnettes.
ESTHÉTIQUE
Alexandre. — Voilà la belle madame Aupoint. Celle-là trouve-t-elle grâce devant vous ?
Cercleux. — Penh !
Raymonde. — Vous êtes difficile.
En tout cas, je crois que vous lui plaisez beaucoup... elle a une façon de vous regarder... à votre place, moi, je prendrais le contact.
Cercleux. — Vraiment, vous croyez qu'elle marcherait?
Raymonde. — Comme uiie pomme !
Cercleux. — Entre nous, je ne la crois pas très ferme.
Alexandre. — Comment le savezvous?
Cercleux. — Regardez-la descendre sur les planches... vous voyez comme ses joues remuent.
Alexandre. — C'est vrai, elles tremblent un peu.
Raymonde. — Qu'est-ce que ça prouve ?
Cercleux. — Ça prouve que la pente est assez raide, qu'il y a, par conséquent, une réaction au contact du pied sur la planche, d'autant plus forte que le poids de la personne est plus grand, réaction dont tout le corps est ébranlé.... Or les joues ne résistent pas, elles remuent et si les joues remuent. . .
Raymonde. — C'est comme quand le bâtiment va, tout va.
Cercleux. — C'est ime expérience que je vous recommande. Ainsi, Sacha, quand vous vous marierez, faites descendre à votre fiancée la rue des Martyrs. Si les joues remuent, n'épousez pas, parce qu'alors, s'il y a des enfants plus tard, c'est la déformation, l'écroulement. . .
Raymonde. — Le dégoût et la mort.
Cercleux. — Oui, mon cher Sacha, à trente ans, si vous n'êtes pas usé ni blasé, si vous êtes un homme bien équi-
Ubré, vous trouverez votre compagne normale et je la connais.
Alexandre. — Comment qu'elle est, dites, ma normale?
Cercleux. — Mon cher ami, c'est bien simple. Il faut d'abord admettre qu'en amour les amants doivent former à eux deux tme couleur ou mie musique parfaite. Je m'expUque...
Raymonde. — J'allais vous le demander.
Cercleux. — Prenons tm exemple :
si l'amant est jaime...
Raymonde. — C'est un Chinois.
Cercleux. — Et si la femme est verte...
Raymonde. — C'est une noyée.
Cercleux. — Je vous en prie, Raymonde, je parle très sérieusement, je vous assure.
Raymonde. — Je crois bien, vous piontifiez.
Alex.\ndre. — Voyons, Cocotte, laisse parler monsieur.
Cercleux. — Si l'homme est jaune et la femme verte (je parle au figuré, bien entendu, je dis ça, pour Raymonde), ils seront complémentaires l'un de l'autre, comme deux couleurs, et leur amour, lui aussi, d'une couleur bien déterminée.
Alexandre. — Il sera bleu.
Cercleux. — Précisément. Au point de vue musique, si l'homme est un do...
Raymonde. — Ça arrive.
Cerclel^x. — Si l'homme représente la note do, la femme devra représenter la note 7ni, par exemple, pour que l'ensemble ne soit pas dissonant.
Raymonde. — Puis do et mi étant mariés, arrive l'amant qui représente la note sol; do, mi, sol, accord parfait, ménage à trois.
Cercleux. — Vous blaguez, Raymonde, ^'^ous avez tort... c'est beaucoup plus vrai que vous ne le crojî-ez, tout cela.
ESTHETIQUE
Raymonde. — Oui, il est allé se reposer à Paris des fatigues de la mer !
Cercleux. — Regardez-la... Voyezvous, les femmes qui ont le cheveu abondant et un peu tourmenté, ce qu'on appelle le cheveu rétu, et puis qui ont les mâchoires larges, des mâchoires de petites brutes, je vous assure que celleslà... Pas de tempérament, M^^^ Daran !
c'est la femme idéale, au contraire, sentimentale et passionnée.
Raymonde. — Oh ! oui, ça c'est le rêve, une brute douce, un taureau rêveur ! Quand je suis allée à Maubeuge...
Alexandre. — C'est une anecdote?
Raymonde. — Oui, c'est ime anecdote... On m'a menée voir des forges...
les forges du bon Dieu, je crois.
Cercleux. — C'est peut-être les forges de la Providence, que vous voulez dire.
Raymonde. — Oui, c'est ça, les forges de la Providence... Eh bien ! j'ai vu là une grosse machine, ça s'appelle un marteaupilon, et après avoii martelé des masses de fer de cent kilos, l'ouvrier a écrasé une noisette avec... C'est comme ça que je comprends un amant. Je veux le sentir assez fort pour me broyer et assez doux pour jamais ne me faire du mal.
Alexandre. — Tu as connu des hommes comme ça ?
Raymonde. rêveuse. -— J'en ai connu un.
Cercleux. — C'était un poète?
Raymonde. — Non,., c'était un homme-canon ! . ' ^
Cependant la baignade continue. Le vent soufflant de terre apporte les douze coups de midi cueillis un par un à. la vieille église des Grandes-Poses. Peu à peu les nageuses scfont plus rares, comme dans VEnéide, et bientôt la plage .se vide comme une salle de spectacle.
Cercleux, philosophiquement, après avoir examiné avec Alexandre quelques échantillons de l'espèce féminine. — Et puis, voyez- vous, la meilleure manière de savoir si une femme vous plaira, c'est de commencer par la prendre. Toutei les expériences ne valent pas celle-là... Avec toute son habitude, toute son observation et toute sa science, le plus malin peut se tromper. C'est comme la chiromancie et la graphologie... Ce ne sont pas des sciences inutiles, je ne dis pas ça. . . mais pour bien connaître un homme, je n'ai pas besoin de pâhr sur les Hgnes de sa main ou de son écriture. Je n'ai qu'à lui demander cinquante louis et à le laisser tout seul quelques heures avec ma maîtresse... et selon la façon dont il se sera comporté dans ces deux sérieuses épreuves, je saurai à quoi m'en tenir sur son compte. Et sur ce, allons déjeuner.
Ils se lèvent et partent les derniers. Midi et demi. Plage déserte.
f^'^JdiU-