SCÈNE XVIII
Les MÊMES, ALICE GUENOSA.
ALICE, paraissant au fond de l'escalier. — Pardon, messieurs.
CORBINEL. — Mademoiselle Alice.
CORBINEL. — Même la jupe que j'-^ivais indiquée?
Viveurs
ALICE, à Corhinel. — Bonjour, vous, (/l Lacroix.) Mon cher monsieur Lacroix, M™® Blandin m'envoie vous dire qu'elle est désolée de vous avoir fait venir pour rien.
CORDINEL, à Lacî-oix. — Ça vous arrivera souvent, ça!
ALICE, à Lacroix. — Et elle vous rend votre liberté, parce que nous en avons encore pour un bon bout de temps.
CORBINEL. — Ah !
ALICE. — Oui, on se bat à propos de mon costume que M"*^ Blandin trouve trop léger.
C0RJ3INEL. — Même la jupe que j'avais indiquée ?
ALICE. — Même. Moi qui étais si contente ! Pour une fois que je me décolletais de l'autre côté! (A CorhineL) Montezvous ?
LACROi.x. — Je m'y oppose.
ALICE. — Il a le droit comme peintre.
CORBINEL. — Pour moi il n'y a pas de femmes; rien que des modèles. Eh bien, pourtant, non, du moment qu'on se chamaille, je n'en suis pas. (.4 Alice.) Vous allez porter mes croquis à Cassel, et Lacroix et moi, nous filons.
ALICE. — Ovi ça?
CORBINEL. — Du côté du bois oîi nous dînerons en plein air.
ALICE. — Et après?
CORBINEL. — Nous rentrerons chez nous faire dodo.
ALICE. — ■ Allons donc ! Vous irez le soir prendre des glaces avec des cocottes.
CORBINEL. — Quelle supposition !
D'abord aujourd'hui les cocottes se couchent comme les poules.
ALICE. — Emmenez-moi.
LACROIX. — Je ne demanderais pas mieux. Mais votre père? Qu'est-ce qu'il dirait?
ALICE. — Papa! Il s'en moque bien.
Il viendrait avec nous et il ferait comme au whist, il ferait le quatrième !
Elle s'en va.