CHEZ PALMYRE
^me Valréal. — Et puis il y aura les ,rdan, la belle M^^ Pinson...
^me i^AGNY. — Qui chantera après le er.
^me Valréai.. — Naturellement; un ne homme qui arrive de Jérusalem...
Vinie i^AGNY. — Et qui racontera ses yrages, en disant que la Ville Sainte semble à Asnières.
^me Valréax. — - Naturellement, il y :a le président Renaud...
\JL^^ I^AGNY. — Qui dira des saletés.
yjme Valréal. — Naturellement... en- , nous devons être vingt- quatre !
VL^ie i^AGNY. — Ça sera charmant. Je ; sauve; tu ne viens pas avec moi, )n loup?
j^me Valréal. — Oh ! non, mon chou, aut absolument que j'essaye.
Pai^myre. — A la bonne heure.
Exit M""*^ Lagny.
^me Vai^réai,. — - Elle est un peu toée cette Germaine.
Palmyre. — Par quoi commençonsus? Par le collet ou par le boléro ?
l\|me VaIvRÉai.. — Ma pauvre Palmyre, n'ai absolument pas le temps d'essayer oi que ce soit aujourd'hui.
Palmyre. — Mais... vous venez de re...
M^»*^ Valréal. — Demain, sans faute, deux heures... toute la journée si vous lulez. Ne pleurez pas. Avez-vous quel-
que chose pour M°^^ Bastide? Elle n'a pu venir aujourd'hui, elle m'a chargée de rapporter ses lettres, s'il y en avait.
PaIvMYRE. — Il n'y a rien du tout.
]V[me VaxréaIv. — Surtout, ne parlez pas de tout ça à Germaine.
Palmyre. — Oh ! je ne dis jamais rien.
Mme Valréal. — Ce n'est pas que M^^ Bastide se méfie d'elle; c'est son amie... mais elles peuvent se fâcher, et Germaine est si rosse ! Au revoir, Palmyre... Ah ! j'oubliais : il me faut mon corsage rose pour après-demain..., j'en ai absolument besoin pour ce dîner.
Palmyre. — Et celui de M.^^ lyagny !... vous avez entendu, tout à l'heure ?
Mme Valréal. — Ne vous faites pas de bile... je sais qu'elle doit mettre sa robe noire dans laquelle elle a l'air d'être en chemise... tandis que moi, c'est sérieux, je n'ai absolument que ça à me mettre. C'est entendu, n'est-ce pas? Ah! autre chose : ma mère doit venir me prendre ici, dans une heure et demie, à sept heures. Vous lui direz que je viens de m'en aller, et vous vous étonnerez qu'elle ne m'ait pas rencontrée dans l'escalier, vous comprenez ?
Palmyre. — Oui, enfin, comme l'autre fois ?
Mme Valréal. — C'est ça, Palmyre, c'est ça. Au revoir, n'oubliez pas mon corsage !
M. DONNA Y
JUILI
Vois-tu la longue ribambelle
Des gens bras dessus, bras dessous?
Certes, la fête sera belle :
Tous les faubourgs sont déjà saouls.
A Bazih.
Vois-tu ce monsieur qui frétille Là-haut ? C'est ce bon Gorgihitt Ne pouvant prendre la Bastille, Il en prend du moins l'omnibns.
Vois-tu cette foule accourue Autour des géants d'autrefois Dressés au coin de chaque rue?
C'est Petrolskof, c'est Pipe en bois.
Ou quelque autre grande figure Choisie avec un tel bon sens Que deux bronzes qu'on inaugure Ne peuvent se regarder sans
Rire. Le peuple-roi s'amuse En de tricolores fracas; Ce bruit mariannesque, ô Muse] Froisserait tes sens délicats.
Pour t' envoler à quelques lieues, N'entre-t-il pas dans ton concept De prendre devers les banlieues Un train de neuf heures dix-sept?
Vers les grands parcs peuplés de marbres Dressant leur blanche nudité.
Et vers les forêts où les arbres Ne sont pas de la liberté!
Loin du tumultueux asphalte Où Paris hurlant se hâtait, Loin, très loin, nous avons fait halte, Et sous les bois calmes c'était
Comme une ivresse reposée, Comme un rêve à peine conçu; Pour ne pas mouiller de rosée.
Toi, ta robe de fin tissu,