‹ L'esprit françaisChapitre 47 sur 315 · PE.R · texte numérisé non relu

PE.R

ru

Ce livre où pleure ma souffrance.

Où chante aussi l'espoir dont mon cœur bat. Je le dédie au cher petit Solda"^, Qui, le premier, dans le premier combat, Aura versé son sang pour notre France.

6 Novembre 1888.

ha Drapeau !

Au Drapeau ! Que ce cri soit le cri de la France 1 La Prusse en fête acclame un futur conquérant; Nous, les anciens vaincus, acclamons l'Espérance ; Ce que la guerre a pris, la yuerre le reprend.

Au Drape, II] I ("est l'emblème!

Au Drapeau ! C'est te sjuii C'est lui que, du rempart devenu leur prisoil, Des milliers d'exilés guettent d'un œil avid-e, Lui (|ue leur cœur fidèle évoque à l'Horizon.

Au DiTifieau 1 Houle à ipii iît^.erte notre cause! Honte à ((tii la serv.mt, ne la sert qu à demi ! Pour moi, —

(pi'iMi seul Fran(,ais me démenfe s'il l'usé» — Je n'ai jamais visé qu'un seul but: l'Cnnemi.

Je n'ai jamais fornu'-Viu'un seul voeu : Leur déroule, Les voir chassés du sol ipi'ils nous ont arraché j Car, en changeant parfois et de ^uide et de route, C'est vers Metz et Strasbourg

que [ai toujours marche.

]''l puisque nous touchons à Llieure décisive Oii le devoir sacré peut surgir brusquement.

Comme un dcrKiier apj)el,

comme un dernier ipu-viVc, Sonne au r)r;ipea\. Clairon ! C'est lui, le r;illiement !

QUAND MÈMEÎ

Depuis dix-sept ans ie veille et je guette : Qui rapatriera ce peuple exilé?

Quand secouerons-nous la lourde conquête? Quand vengerons-nous le droit violé?

Depuis dix-sept ans ie veille et i'e guette, Et je n'ai rien vu qui m'ait consolé.

Depuis dix-sept ans je ])arle et je crie :

Où donc est ta force? Où donc ta vertu?

Ce sont tes enfants, 6 mère Patrie,

Tu leur dois ton cœur, ton sang leur est dû.

Depuis, dix-sept ans je parle et je crie,

Et je n'entends rien qui m'ait répondu.

Depuis dix-sept ans je lutte sans cesse. Attaquant toujours nos chefs sans fierté, Pour qui la frayeur est une sagesse.

Quand le vrai péril c'est la lâcheté. Depuis dix-sept ans je lutte sans cesse. Et je n'obtiens rien ayant tout tenté.

Depuis dix-sept ans j'espère quand même. Qu'ils soient ce qu'ils sont les gens au pouvoir! Moi, c'est avant tout mon peuple que j'aime, Et lui, qui peut tout, saura tout vouloir. Depuis dix-sej)t ans j'espère quand même, Eort de mon amour, sûr de mon espoir.

SOriHET

Ta vie est un jardin, ma vie est un désert. Oh ! non ! ne mêle pas ta pensée à la mienne ! Les grâces, les rayons dont ta jeune âme est pleine, Ton jjrintemps les perdrait sans fleurir mon hiver.

Tu doutes, chère enfant, et ton grand regard clair S'efforce à deviner quelle est ma sombre peine;

Oui, bien sombre en effet,

mais ta recherche est vaine, Car nul ne la comprend qui n'en a pas souiîert.

Crois-moi, ne tente pas le pouvoir de tes charmes, Il n'est plus de bonheur pour mon cœur soucieux; Et nous aurions le droit de nous plaindre tous deu.x,

Toi de voir ton sourire impuissant sur mes larmes,

Et moi de ne pas voir mes larmes dans tes yeux

Laiasc-moi rcvci seul et triste au bruit des armes.

^.Sj.-?,t,-ï^ Sv<— --:j^-i>^

.-nA^

Jacques Bonhomme

Il veut bien semer, faucher, battre et moudre, L'humble paysan (|ui n'a que son chamj). Mais voici l'impôt, la grêle, la foudre : L'homme n'est pas bon, le ciel est méchant. Or, lui, que le sort s'obstine à poursuivre, Sans perdre courage et sans réclamer.

Pourvu qu'on lui laisse un peu de quoi vivre. Il veut bien semer.

Il veut bien marcher sans plaindre sa peine, Le simple soldat qui n'a que' son prêt, Car il sait combien l'heure est incertaine Et tout ce c|u'on risque à n'être pas prêt. Mais il ne faut pas qu'aucun le malmène. — La flèche est mauvaise au mauvais archer Lui, pourvu qu'il ait un bon capitaine, Il veut bien marcher.

II veut bien mourir, quoi<|u'aimant la vie. Le jietit troupier <[ui n'a que sa peau. La gloire iiourtant lui fait peu d'envie, Au |)lus s'il connaît l'honneur du drapeau. Mais pourvu qu'il ait la ferme assurance Que c'est son pays tju'il va secourir.

Qu'il se fait tuer pour sauver la France, Il veut bien mourir.

Hon!

— Ah ! chiens d'Alsace et de Lorraine ! Vous refusez d'être Allemands!...

C'est assez nous montrer cléments :

Forgeons leurs fers, rivons leur chaîne. Mettons un triple sceau d'airain Sur leur bouche cadenassée !

■ — Forgeron, tu forges en vain, On n'enchaîne pas la Pensée.

— Alors, fju'une prison s'élève.

Porte bien close et murs bien hauts!

Verrouillez-moi dans leurs cachots Tous ces fous qui n'ont qu'un seul rêve. C'est la Prusse qu'il faut aimer,

La Prusse et la loi |irnssienne !

— Geôlier, ta geôle a beau fermer, On n'em]irisonne pas la Haine.

• — Mais la mort vient, race revêrhe.

Vois-les tomber tous tes aïeux.

Le temps a fermé bien des }-eux.

Allons, fossoyeur, prends ta bêche :

Knterre vite, enterre bien

Tiius ers vieux f)artisans de France I

Lfl BALLADE DU CHARBOHHIER

Au beau milieu de la forêt sonore.

Ayant campé sa hutte au bon endroit,

Près d'une eau vive où les fleurs vont éclore,

Sur un sol ferme où la bruvère croit,

Avec sa femme et ses fils qu'il adore,

Laborieux autant qu'il est adroit,

Le charbonnier est le maitre chez soi.

Un jour, — voilà lonj^ftcmps de cette liistuire, —

Passe un seigneur sur son fier palefroi.

Notre homme, lui, ne pensant qu'à bien boire,

Chante l'amour, et le bon vin qu'il boit ;

Ses veux bleus rient dans sa figure noire,

Il a fini SI journée, et, ma foi!

I^e charbonnier est le maître chez soi !

Il est assis devant sa maisonnette.

Le cavalier ])ique vers lui tout droit :

« Holà ! manant ! Viens çà tenir ma bête !

« Je veux m'aller reposer sous ton toit.

— « Mon biin monsieur, vous êtes bien honnête,

« Mais ce n'est pas le jour où je reçoi :

a Le charbonnier est le maitre chez soi.

— « Sais-tu, maraud, (jue rc di.scours me fât

— « Je l'ignorais, mais je m'en aper^oi.

— « Sais-tu que si je prenais ma cravache,

« je t'apprendrais le respect qu'on me doit?

— « Et savez-vous que quand je prends ma bac « je fends en deux des troncs plus gros que moi « Le charbonnier est le maitre chez soi !

— « Par la mort-Dieu! le meilleur est d'en ri

— « Par la mort-Dieu! C'est le meilleur, je ci

— « Mais si pourtant (juelqu'un venait te diri « Que c'est le roi que tu vois devant toi ?

« Que dirais-tu? — Mais je vous dirais: Sire « (Je parle au cas où vous seriez le roi), « J>e charbonnier est le maître chez soi. » —

C'était le roi! dit l'histoire ou le runtc; Roi de bon sens, ([ui sut se tenir coi. « Allons, dit-il, j'en tiens et j'ai mon compte « Rentrons chez nous au galop, car je voi « (}ue lorsqu'il ose affronter f|ui l'affronte, « lout grand qu'on est et si petit qu'il soit, « Le charbonnier est le maître chez soi. » [

Or bonnes gens du bon pavs de France,

C'est à vous tous que je fais cet envoi.

Il n'est péril que votre tolérance.

Tel vous aiïronte et vous dicte sa loi.

Qui tomberait de sa prépondérance

Et baisserait la tête avec effroi.

Si vous disiez avec ferme assurance.

Sûrs de vos cœurs et forts de votre droit

Le charbonnier est le maître chez soi !

« Holà ! manant ! viens çà tenir ma bête !

« Je veux m'aller reposer sous ton toit,

— « Mon bon monsieur, vous êtes bien honnête

« Mais ce n'est pas le jour oii je reçoi :

« Le charbonnier est le maître chez soi, »

V*.«Jlér^''î .,

H nrunelte suis, j.unnis ne serai blanche. » .Vinsi s'en va chantant le chant d'amour, 1- leurs aux cheveux et panier sur la hanche l.,i belle fille avec son jupon court.

Et moi tout le Ion"- du jt)ur

Je rêve revanche, Et moi tout le lonsr du jour

Je bats du tambour.

Villanelle

« Vive le lis, la rose et la pervenche ! » .Sa fraîche voix fait sonner le bois sourd; Ee rossignol lui répond de sa branche; Ee pinson boit dans le ruisseau qui court.

P^t moi tout le lonp du jnur

je rêve revanche, Et moi tout le Ion" du jour, Te bats du tambour.

« Qui m'aimera, l'aimerai d'amour franche! Son œil de feu semble éclairer le jour Pour la mieux voir le grand chêne se penche, Ea ileur lui rit, le soleil danse autour...

Et moi tout le lou'T du jour

Je rêve revanche, Et moi tout le Ion" du jour,

Je bats du tambour.

La Peap

Bouche sans voix, œil sans regard.

Le teint livide et l'air hagard, Changeant en brute rpii lui cède, Ea peur est laide !

Eût-elle un frère à secourir, Qu'un asile vienne à s'offrir Elle y rampe, elle s'y faufile...

La peur est vile !

Elle crie à la trahison.

Sans voir qu'à ce cri sans raison. Le courage d'autrui s'envoie; Ea ])eur est folle !

Et sur le chemin cju'elle a pris, Voulant fuir la mort à tout prix, C'est la mort même qui l'arrête.

La peur est bête !

Ooi:xte tyl&iJL

Dans un cher pays que rien ne console,

Qu'on détient en vain, mais qu'on ne tient ]ias,

Sa gourde au côté, son panier au bras,

Le petit gardon se rend à l'école.

Mais sans chansonnette et sans cabriole ;

Ji marcherait même à tmil petits pas.

« Ah ! les écoliers, s'il faut qu'il le dise, i( Au jour d'aujourd'hui sont bien mal lotis. « Ça fait deux, l'école et le paradis ! » Et mieu.x il en voit la toiture grise, Tlus ses j)etits jias dexiennent petits. (,,a n'est pas du tout par faii\éantise.

Quelque peu bavard, tant soit peu rieur.

Le petit garçon est très travailleur.

Il sait bien (|u'on n'a cjue ce qu'on amasse.

« Mais depuis un temps rien n'est à sa place :

« TTn maître nouveau dirige la classe,

K Et le maître ancien était si meilleur !

« Ah ! le maître ancien, c'était le vrai maître !

« Avec son bon rire et sa bonne voix !

« Quelque gros délit f|u'on eût pu commettre,

« A peine il ta]iait sur le bout des doigts;

« Et puis pour savant, dame! il devait l'être:

« Il ])arlait français, il jiarlait patois!

< Mais l'autre... Ah! Jésus! Quelle différence! j Barbu comme un bouc, hai^neux comme un loup, a II est d'un méchant!... et d'une ignorance!... « Croiriez-vous jamais qu'en tout et pour tout, « Il n'est qu'un pays qui soit à son goût, a Et que ce pays, ce n'est pas la Erance !

« La France!... » A ce mot, cessant d'avancer.

Le petit garçon s'arrête et soupire;

Je ne. sais pas bien ce riu'il peut se dire,

Mais ce qu'il se dit semble lui sourire.

Et l'on voit très bien que, sans se presser,

Le petit garçon s'écoute penser.

vn

Il est justement à l'ombre d'un chêne.

Dans un bel endroit sablé tout exprès.

Où dans le bon temps venaient rire au frais

("eux qui ne rient plus dans ces temps de peine.

Tout au pied de l'arbre est une fontaine, ,

Qui coule à flots clairs sur son Vit de grès.

Le [)etit garçon s'est assis sur l'herbe.

Toujours méditant, se taisant toujours.

— Cher petit roseau, tes chagrins sont lourds ' —

Enfin, retroussant d'un geste superbe

Sa barbe à venir sur sa lèvre imberbe.

Le petit'garçon se tient ce discours:

« D'abord, ce n'est pas si loin la frontière ;

« On voit le poteau du haut du moulin.

« Il a du bon pain dans sa panetière,

« De l'eau dans sa gourde et du cœur tout plein..

« Puis sa liberté n'est que trop entière :

(; Le petit garçon est un or[ilielin.

« C'est dit ! Il déloge et coûte que coûte... « Il en peut coûter un très grand danger : « Car si le méchant gendarme s'en douie, « C'est au cachot noir qu'il ira loger. « Mais si le bon Dieu veut le protéger, « Quel gendarme peut l'arrêter en route? »

Là-dessus, faisant un signe de croix.

Il se sent rempli d'un courage extrême.

Et ])0ur s'en aller au ]javs qu'il aime

Il cherche des veux le chemin des bois.

Quand en haut de l'arbre, et tout en haut même

Le petit garçon entend cette voix :

« Tout oiseau qu'on soit, on a sa souffrance ;

« Aussi moi, je sens mes cieux envahis ;

« Tous ces étrangers, pleins d'irrévérence,

« C'hantent des chansons contre mon ])a\s.

« Toi (|ui sais jusqu'où c'est encor la Erance,

K Laisse-moi te suivre aux lieux où tu fuis. »

Conte bleu

XIH

e petit grue, on ne perd pas la tête,

ieii qu'au fond le cœur lui battît un jieu ;

a poliment levé sa casquette t dit à l'oiseau d'une voix bien nette, n fixant sur lui son grand œil bien bleu : - « (/omme tu voudras, oiseau du bon Dieu ! »

e petit oiseau descend du grand chêne,

oie vers l'enfant et, sans s'excuser,

roit sur son épaule il vient se poser.

e petit oiseau se posait à peine

ue, du pied de l'arbre et dans la fontaine,

ne douce voix se met à jaser.

Tout poisson qu'on soit, on a ses chimères, Et j'ai fait un rêve en ces temps mauvp.is : Nos ruisseaux sont gros des larmes des mères. Leurs iiots sont troublés, leurs eaux sont amères, J'ai soif d'une eau pure en pays français. Tu serais bien bon si tu m'exauçais. ■ —

Un petit poisson n'est pas chose lourde ; Le mal du pays est un mal sacré.

C'est dit : si tu veux entrer dans ma gourile, Poisson du bon Dieu, je t'emmènerai.

peine ce mot est-il proféré je du bas du sol monte une voix sourde :

Tout caillou qu'on soit, on a son souci ! Quand jadis sur moi courait la jeunesse, Sous ses pieds dansants, je dansais aussi. Mais ils sont venus les jours de tristesse ! Des talons ferrés m'écrasent sans cesse ; Ne me laisse pas sous ces talons-ci. »

■ (pie répondit l'enfant, on s'en doute; 1 <pii n'en sait rien n'en doit rien savoir, ifin, quand l'escorte est en ordre toute, : petit garçon brandit son mouchoir, , drapeau flottant, on se met en route, us les bois profonds, verts comme l'espoir.

s bois sont franchis; on est dans la plaine. ' beaux pommiers blancs poussent au milieu; : loin, très au loin, comme un ruban bleu,

rivière fuit, profonde et sereine.

'S quatre pet'its sont sous l'œil de Dieu.... lis ils .sont aussi sous l'œil de la haine.

méchant gendarme, au haut du chemin, iyu tout à coup la bannière blanche :

I )ù peut bien aller ce méchant gamin ? pn n'a pas congé, ce n'est pas dimamhe... »

dégringolant comme une avalanche, court ai)rès lui, le sabre à la main.

rt heureusement pour le camarade,

le a fait grand bruit la dégringolade, petit garçon l'entend le premier, liuirne, voit l'homme et, d'une escalade,

';st (lans le haut du phis haut pommier.

^is il laisse en bas Sun petit panier.

C'était une énorme, énorme im[)rudence !

Ce petit panier, c'était son arrêt;

Mais c'est vraiment là que la ProvidenGe

Va faire éclater son ordre secret.

Et que ce récit prouve à l'évidence

Ce <{ue l'union des faibles pourrait.

Le petit garçon ne peut plus descendre;

Déjà l'ennemi grim|)e dans son fort.

Il atteint déjà la branche où le prendre.

« Perdu ! dit l'enfant, je n'ai qu'à me rendre.

Le petit oiseau lui dit: « Pas encor !

« Prends-moi par la patte et tiens-toi bien fort.

Le petit oiseau vole, vole, vole ;

La rivière est )iroche, il arrive au bord ;

Mais là, le pauvret tombe à bout d'eiïort.

« Perdu ! » dit l'enfant que ce couj) désole.

Le petit poisson lui dit : « Pas encor !

« Prends-moi par la queue et tiens-toi bien fort

Le petit poisson nage, nage, nage ;

ICt (juand le gendarme arrive acharné.

Tout bleu de surprise et tout chaud de rage.

Les petits amis sont sur le rivage.

D'où l'enfant lui fait un beau pied de né.

(Ce n'est pas gentil, mais c'est de son âge.)

Les voilà contents, ils se croient au port. Lorsque tout à coup le méchant gendarme J'rend son pistolet, qu'il charge et (ju'il arm^. « Perdu ! dit l'enfant. C'est fait ! je suis mort. Le petit caillou lui dit: « Pas encor! Prends-moi dans ta main, et jette bien foii. »

J>e petit caillou file, file, file,

Et soit que le jet fût vraiment habile.

Soit que le gendarme, en se ccnirrouçant

A ce coup de pierre eût un coup de sang,

Tout du long dans l'herbe il tombe immobile...

Il )■ doit même être encore à présent.

I>a fin la meilleure étant la jilus promjjte. J'aurais très bien pu finir là mon conte, Car nos voyageurs n'ont plus qu'à marcher. Mais le bon caillou pourrait se fâcher. Si le bon oiseau, sur lecpiel il comj)te Ne repassait l'eau pour l'aller chercher.

S'ils furent heureux, vous pouvez le croire!

S'ils s'aimèrent bien, je le garantis:

Des bienfaits reçus, des maux ressentis.

Jamais aucun d'eux ne jierdit mé'inoire.

El l'on jicut vrainient nommer cette histoire:

« La grande union des quatre petits ! »

Page 1