VEDETTES
Rêvant de conquête ou de délivrance,
Hulan d'Allemagne et cliasseur de France
Suivent tous les deux chacun son espoir.
En vain les jours tuient, en vain le temps passe,
Rien n'a pu lasser cet espoir tenace
Ni du chasseur bleu, ni du hulan noir.
Tout droits sur leur selle et dressant la tête. Ils sont là tous deux, tous deux en vedette, Mouà'jueton au points, lance à l'étrier. L'un dit : a J'ai fjoûté la "loire et je l'aime ! » Et l'autre: « J'ai, moi, fidèle à moi-même, c L.1 coin de Patrie à rapatrier! »
Ainsi s'observant, se guettant sans cesse, Consumant sans fruit leur fleur de jeunesse, Les deux lavaiier-^ s'attendent encor; Lt, pour n'avoir pas vide leurs querelles, Les deux nations font peser sur elles Une lourde paix pire que la mort.
O le peuple heureux ! O les jours prospères, Où les fils, vengeurs des hontes des pères. Fixent d'un œil calme un ciel éclairci ! Où tout est en joie, où rien n'est en peine, Oîi l'indépendance ignore la haine...
C'est là !e bonheur ! et l'honneur aussi.
A quand le combat? Pour qui la victoire?
Eclair de malheur ou ravon de gloire,
Qui te tirera, premier coup de feu?...
L' Europe en vain cherche à i)ercer ces ombres.
Et ses regards vont, anxieux et sombres,
Ue ce hulan noir à ce chasseur btta.
R JLF F KIv
o Français arrachés tout vivants à la France, Nos armes, nos drapeaux, les voyez-vous là-bas? Savez-vous vers quel but marche notre espérance Et vous souvenez-vous que nous n'oublions pas?
EUCjti •
Tout droits sur leur selle et dressant la tête, Ils sont là tous deux, tous deux en vedette, Mousqueton au poing, lance à l'étrier.