‹ L'esprit françaisChapitre 49 sur 315 · TUÉS A L'ENNEMI · texte numérisé non relu

TUÉS A L'ENNEMI

Mi\ que la mort du brave est belle!

OiTelle est belle [.a mort du combattant i|ui meurt sans avoir fui ! Vainqueur, la gloire vient l'emporter sur son aile, Kt, si c'est la dt' faite absurde ou criminelle, [.a honte des vaincus ne s'abat pas sur lui !

Il repose avant fait son devoir pour la France, Innocent du désastre, ignorant des affronts; Sa tombe est un berceau d'honneur et d'espérance, ¥.t pour nous réveiller aux jours d'indifférence iC'est son souffle vengeur qui passe en nos clairons.

C'est lui qui, nous léguant son calme et sa furie. Sert d'exemple et de guiiJe à son peunle indom])té' ; C'est lui, soldat ou chef, ()ui se dresse et nous crie : « Nul ne tombe inutile en servant la Patrie, Ce sont nos morts ciui font son immortalité. »

Aussi, ma pic-té vous ])leure et vous envie. Fiers serviteurs couchés dans la i)ourpre du sang ! Vos douleurs ont cessé pour vous avec la vie, Vous n'avez pas connu la Patrie asservie. Ni sur le sol français l'étranger tout-puissant.

Mais ce peujjle n'a pas renii' son histoire,

Il n'abandonne pas les siens à l'ennemi,

La France tient toujours à son vieux territoire.

Et nous avons l'Armée, et nous aurons la Cloire,

La Gloire qui sauvaic la Patrie à Valmy !

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