‹ L'esprit françaisChapitre 78 sur 315 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

ïlENE, puis FERGAN. Après avoir regardé partir Michel, elle revient se laisser tomber sur un fauteuil, dans u?ie attitude pensive. Fergan rentre par la parte de son appartement, à gauche.

Il est resté en tenue de soirée, sauf pour le veston de chambre qu'il a revêtît. Il arrive sans avoir été entendu d'Irène, jusqu'à poser les mains sur le dossier du fauteuil où elle est assise.

FERGAN. — Vous dormiez ?

IRÈNE, sursautant. — Vous m'avez fait sur!

FERGAN, aimablement. — Ce n'était pas on intention. Je ne comptais pas vous

retrouver au salon à cette heure. Il n'y a plus de feu ici. (// lui prend les doigts.) Vos mains sont toutes froides...

IRÈNE, se dégageant. — Laissez-moi.

FERGAN. — Qu'est-ce qui vous prend?

IRÈNE. — Je ne m'attendais pas à ne plus être seule.

FERGAN. — Vous avez vos nerfs ?

IRÈNE. — Oui.

FERGAN, très galant. — Cela vous va très bien. Vous n'en êtes que plus jolie encore...

IRÈNE. — Je vous en prie, laissez-moi !

FERGAN. — Etes-vous méchante !... Mais je suis décidé à ne pas me fâcher... (Il h prend par la taille.)

IRÈNE, se réfugiant vers son appartenuent. — Vous marchez sur ma robe !

FERGAN, lui parlant à l'oreille. — Je veux te conduire dans ta chambre...

IRÈNE. — Non !

FERGAN. Ecoutez...

IRÈNE. — Adieu ! {Elle a franchi le seuil de la porte et la referme vivement.)

FERGAN. — Irène!... {Il veut ouvrir.

Un verrou résiste. Il crie furieusement, à travers la porte.) Vous me paierez ça!...

li.ENE. — Non.

RCTE DEUXIÈME

Le théâtre re'présente le même décor gji'au ■premier o mai" à la lumière du jour. Les stores sont abaissés su j)orte vitrée du fond.

(Michel disparaît dans le jardin d'hiver.)

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